7. févr., 2020

Marianne

Une pétition et une proposition de loi pour en finir avec le démarchage téléphonique

Par Magazine Marianne

Publié le 23/01/2020

 Après le dispositif Blocel jugé "inefficace" selon les pétitionnaires, l'Assemblée nationale va discuter, en deuxième lecture le jeudi 30 janvier prochain, d'une proposition de loi visant à durcir les réglementations déjà en place.

Qui n'a jamais été réveillé ou embêté par des appels téléphoniques de démarcheurs ? Vous avez beau affirmer ne pas être intéressé, les commerciaux continuent, jour après jour, de vous proposer des services divers et variés. Un calvaire pour certains, qui a motivé plusieurs associations de défense des consommateurs à lancer une pétition, appelant dès ce lundi 20 janvier les pouvoirs publics à interdire une pratique considérée comme "intrusive", et "non désirée". En moins d'un jour, elles ont récolté plus de 175.000 signatures, alors qu'elles en ambitionnaient seulement 50.000. "La recrudescence du démarchage téléphonique (…) exige une action ferme des pouvoirs publics pour couper court aux pratiques toxiques", écrivent l'ADEIC, l'AFOC, l'ALLDC, la CSF, le Cnafal, la CLCV, Familles rurales, l'UNAf et l'UFC-Que Choisir.L'initiative intervient pile au moment où l'Assemblée nationale se prépare à discuter en deuxième lecture dans une semaine, soit le jeudi 30 janvier prochain, d'une proposition de loi à ce sujet. Le texte "cautionne la logique du droit à l'opposition (opt-out) de Bloctel, dont l'inefficacité est notoirement constatée par les consommateurs", détaillent les associations.

Dispositif inefficace

Le gouvernement a déjà tenté de limiter les appels intempestifs. En 2016, l’État met en place le dispositif Bloctel, permettant de ne plus être dérangé par les appels non souhaités. Deux ans après, 3,5 millions de consommateurs et 700 entreprises y souscrivent. Les sociétés qui appellent des numéros enregistrés dans le service s'exposent à une amende maximale de 75.000 euros. Mais il s'est avéré inefficace en raison de "dérogations bien trop extensives, et de sanctions insuffisamment dissuasives", estiment les pétitionnaires.

"Quatre ans après la mise en place (du Bloctel), le dispositif s'avère inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives", ont poursuivi les associations dans leur pétition. Après avoir sondé les Français, 92%, soit plus de 9 sur 10 consommateurs, jugeaient les démarchages téléphoniques "agaçants" et "trop fréquents". Parmi eux, 88% se prononçaient favorables à la demande d'un consentement en amont. Mais la mesure a été retirée par la Commission des Affaires économiques, au moment de la création du Bloctel. Pourtant, l'interdiction s'étend en Europe. "L'Allemagne et le Royaume-Uni ont basculé sur ce dispositif", informent les associations. En France, si le consommateur ne dit pas "non" explicitement, le "oui" l'emporte toujours par omission.

31. janv., 2020

Le Huffpost

19/01/2020

La manifestation anti-PMA à Paris peine à mobiliser autant qu'en octobre

De son côté, la Manif pour tous refuse de communiquer son comptage pour ne pas "contribuer à une énième bataille des chiffres".

PMA - Une mobilisation qui fait flop. Quelque 26.000 opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ont défilé ce dimanche 19 janvier à Paris à l’avant-veille de l’examen au Sénat du projet de loi bioéthique, selon un comptage du cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l’AFP, la préfecture de police de Paris en comptabilisant 41.000.

C’est presque trois fois moins que lors du précédent rassemblement, le 6 octobre, qui avait réuni 74.500 personnes dans les rues de la capitale avant le vote du texte par l’Assemblée nationale, selon le comptage de ce cabinet indépendant. La préfecture de police de Paris a annoncé en fin de journée avoir comptabilisé 41.000 manifestants, soit presque autant que le 6 octobre où elle chiffrait la participation à 42.000 personnes.

Dans un communiqué, La Manif pour tous a indiqué ne pas vouloir communiquer son propre comptage. “Compte tenu des enjeux, les organisateurs ne souhaitent pas contribuer à une énième bataille des chiffres face aux estimations fantaisistes de la préfecture de police et d’un cabinet privé, qui a su trouver une niche pour faire parler de lui gratuitement à chaque manifestation”, s’indigne l’association, qualifiant la manifestation de ce jour de “démonstration de force”.  

 

28. janv., 2020

Midi Madagascar
Le 24 janvier 2020

20. janv., 2020

Midi Madagascar
Le 7 janvier 2020

14. janv., 2020

Midi Madagascar
Le 4 décembre 2019