30. août, 2019

Vous pouvez visualiser l'article intitulé : "sur les incendies en Amazonie, pourquoi Bolsonaro n' est pas le seul pointé du doigt", en cliquant ici

28. août, 2019

Français à l’étranger.fr

Selon l’Ifremer, la mer méditerranée est de plus en plus polluée…

Ifremer : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer 

Publié le 20 août 2019 Par Français à l'étranger

Selon une vaste étude de suivi des déchets marins méditerranéens, menée entre 1994 et 2017 par l’Ifremer, les résultats montrent que la mer Méditerranée est la plus polluée d’Europe avec quelque 200 déchets par km2 contre 50 dans la mer du Nord. Une pollution qui ne cesse de s’accroître et qui touche particulièrement la côte marseillaise et le nord de la Corse. 60 % des déchets sont en plastique (sacs et bouteilles plastique, canettes, emballages alimentaires, filets de pêche, etc.).

Il y a quelques semaines, le WWF alertait sur la mauvaise gestion des déchets par les pays du pourtour méditerranéens, Egypte en tête. Le tiers environ des 24 millions de tonnes qu’ils génèrent n’est pas ou mal géré et se retrouvent dans la grande mer quasi fermée. Ainsi, l’ONG estime que jusqu’à 600 000 tonnes de plastiques viennent polluer ces eaux chaque année. La concentration de débris plastiques est particulièrement élevée près de Marseille, de Nice et de la Corse, ce qui s’explique en partie par « le tourisme et les activités de loisirs ».

Pendant une semaine, un drone va photographier les déchets flottants sur une distance de 200 km autour de Bastia et du canal de Corse, où le trafic maritime est important, dans le cadre de deux projets européens. Il devrait prendre quelque 100 000 images pour caractériser cette pollution, une « aubaine », juge l’Ifremer.

 

11. juil., 2019

Le Huffpost

10/07/2019

Ce que la loi anti-gaspillage va changer dans votre quotidien. Brune Poirson présente son texte en conseil des ministres. Application prévue début 2020.

Par Alexandre Boudet

 

Gonzalo Fuentes / ReutersBrune Poirson présente en conseil des ministres sa loi anti-gaspillage.

ÉCOLOGIE - Allier économie, solidarité et environnement. Voilà l’objectif que s’est donné Brune Poirson pour préparer sa loi anti-gaspillage qu’elle présente ce mercredi 10 juillet en conseil des ministres.

La secrétaire d’État a mis du temps pour peaufiner son projet “pour une économie circulaire” qui sera examiné à la rentrée au Parlement et devrait, une fois appliqué, apporter des changements dans la vie de chacun.

L’ambition développée au fil de la quinzaine d’articles est claire: réduire l’impact des déchets sur l’environnement. Mais beaucoup des modalités sont renvoyées à des décrets ou des décisions qui seront prises plus tard par des comités de pilotage.

Réparer

Vous découvrirez bientôt un indice de réparabilité (une note sur 10) sur les équipements électriques et électroniques. Comme les garagistes aujourd’hui, leurs réparateurs devront pouvoir proposer des pièces détachées d’occasion pour diminuer le coût des réparations et donner une seconde vie à du matériel usagé mais en état de marche.

Par ailleurs, les distributeurs en ligne auront l’obligation de reprendre vos produits usagés (électroménager notamment) quand vous achetez un produit neuf. La loi le stipulait jusqu’ici pour les seuls vendeurs physiques.

Recycler

Le texte interdit la destruction des produits non-alimentaires neufs (650 millions d’euros chaque année en France), qui devront être réemployés ou recyclés - mais ne dit pas comment privilégier la première option plutôt que la seconde.

Pour renforcer le principe du pollueur-payeur, un “bonus-malus” viendra inciter à l’incorporation de matières recyclées dans les produits. Il s’agit en fait d’une modulation renforcée des éco-contributions allant jusqu’à 20% du prix des produits.

Consigner

La future loi acte le retour de la consigne. Mais aucun détail n’est connu. On ne sait pas notamment si elle concernera seulement les bouteilles en plastique, les canettes ou le verre. “Le principe est que les consommateurs qui achètent une bouteille d’eau, une canette ou un produit emballé dans du plastique payent au départ une caution qu’ils récupéreront en ramenant l’emballage”, expliquait récemment Brune Poirson au Parisien. On parle ici de quelques centimes par bouteille.

Déjà différents acteurs affichent leurs divergences. Les professionnels de la boisson, qui récupéreraient la matière, sont généralement pour, à des fins de recyclage. Les professionnels du recyclage, eux, sont circonspects. Sans parler des craintes des collectivités locales, aujourd’hui chargées de collecter les emballages qui perdraient une source de revenu (via la vente des matières les plus valorisables). L’État a déjà promis un rôle de garant.

 

11. juin, 2019

Le Huffpost

07/06/2019

La France est le plus gros producteur de déchets plastiques en Méditerranée

La France a produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016, soit 66,6 kg par personne.

  • AFP

 

Milos Bicanski via Getty Images

POLLUTION - La France est le pays du pourtour méditerranéen qui produit le plus de déchets plastiques, dont plus de 10.000 tonnes atterrissent dans cette mer semi-fermée, selon un rapport publié vendredi par le WWF.

La France a produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016, soit 66,6 kg par personne, selon ce rapport publié à la veille de la Journée mondiale de l’océan. Si 98% du total (4,4 millions de tonnes) ont été collectées, seulement 22% ont été recyclés.

Les 2% de déchets plastiques restants génèrent “la fuite de 80.000 tonnes de plastique dans la nature”, dont 11.200 tonnes “pénètrent en Méditerranée”, a calculé l’ONG.

“Mauvaise gestion des déchets” et tourisme

Selon le WWF, la pêche, l’aquaculture et le transport maritime sont à l’origine de 9% de cette pollution. “Les casiers à crabes, les filets à moules, les conteneurs sont parmi les débris retrouvés”, précise l’ONG environnementale. Les fleuves charrient 12% des déchets plastiques retrouvés en mer. Les activités côtières représentent le gros de la pollution (79% soit 8.800 tonnes) en Méditerranée en provenance de France, “en raison notamment d’une mauvaise gestion des déchets et de l’impact des activités touristiques et de loisirs”.

La concentration de débris plastiques est particulièrement élevée près de Marseille, de Nice et de la Corse, ce qui s’explique en partie par “le tourisme et les activités de loisirs”. Autre facteur, le système de recyclage des déchets est moins performant dans les départements méditerranéens. “Le taux de mise en décharge est particulièrement élevé dans certaines zones” comme Marseille et la Corse, avec la présence de décharges à ciel ouvert, relève WWF.

Quelles solutions? 

Cette pollution plastique, outre son impact pour la faune et la flore, a un coût important, avertit encore le rapport: l’impact pour la pêche est estimé à 12 millions d’euros (débris plastiques dans les moteurs de bateaux ou les filets), à 21 millions pour le commerce maritime (enchevêtrement dans les pales d’hélice, collisions...) et de 40 millions pour le tourisme. Le coût du nettoyage des côtes est estimé à 3 millions.

Il faut parvenir à “zéro fuite dans la nature” et “promouvoir le réutilisable, en particulier pour les contenants”, indique à l’AFP Isabelle Autissier, présidente de WWF France. Concernant la promesse d’Emmanuel Macron de parvenir à 100% de plastiques recyclés en 2025, “il y a un peu des effets d’annonce”, juge-t-elle.

“Tout le monde parle du recyclage, mais nous ne connaissons pas bien les conditions de la recyclabilité”, explique-t-elle. Un meilleur objectif, selon elle, serait “qu’on dise que la France va diminuer sa consommation de plastique” d’un certain pourcentage.

Il est essentiel de réduire la consommation de plastiques, mais aussi que “les industriels proposent autre chose” et qu’“on collecte les déchets à la source, sur terre, dans les rivières”. La navigatrice ne croit pas en revanche aux solutions promettant de ramasser les plastiques dans les océans où ils atterrissent: “On ne va pas peigner la mer.”

 

2. nov., 2018

Marianne

Hausse du prix des carburants : Ségolène Royal dézingue le "matraquage fiscal" du gouvernement sur le dos de l'écologie

Par Magazine Marianne

Publié le 22/10/2018

 

L'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal dénonce sur RTL ce 22 octobre la hausse à venir du prix du diesel et de l'essence, conséquence de l'augmentation des taxes décidée par le gouvernement. Elle déplore également les "reculs" répétés sur les questions touchant à l'écologie.

La bienveillance de Ségolène Royal à l'égard d'Emmanuel Macron n'est définitivement plus au goût du jour. Nouvelle saillie ce 22 octobre au sujet de la hausse des prix du carburant qui va découler de la hausse des taxes décidée par le gouvernement. Concrètement, les taxes sur l'essence vont augmenter de 4 centimes et celles sur le diesel de 7 centimes, à partir de 2019, selon le projet de loi de finances. Le but, pour le Premier ministre Édouard Philippe, est de rendre l'essence moins chère que le diesel, jugé plus polluant. Invitée sur RTL, Ségolène Royal a donc dénoncé le fait que ce "matraquage fiscal" vis-à-vis des automobilistes, soit justifié par l'écologie. "Cette taxation sur l'essence et sur le gazole, c'est juste pour faire des impôts supplémentaires, a-t-elle avancé. Le gouvernement remplit les caisses, point."

"Il n'y a pas une semaine sans qu'il y ait un recul sur l'écologie"

L'actuelle ambassadrice de France pour les pôles arctique et antarctique refuse de voir dans ces augmentations une "bonne nouvelle pour l'environnement": "Je suis très choquée de cette façon de faire. Car on fait prendre à l'écologie une responsabilité qu'elle n'a pas. C'est ce qu'on appelle une écologie punitive. Les automobilistes sont pris au piège." D'autant que ces annonces interviennent alors que les prix sont actuellement au plus haut. Dans un contexte de flambée du prix du baril, le diesel et l'essence ont déjà pris entre 15 à 20 centimes d'euros de hausse en un an, selon l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV).

Lire aussi Feu l'écotaxe continue de faire les poches au contribuable

Selon Royal, le gouvernement "ferait mieux de remplir les caisses en luttant contre la fraude fiscale des banques", une référence aux récentes révélations du Mondesur des "montages litigieux" ayant fait perdre 17 milliards d'euros au seul fisc français. L'affaire implique certaines banques françaises comme BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole. D'autant que, selon elle, ces mesures "punitives" ne touchent que les populations qui ont obligatoirement "besoin de leur voiture pour aller travailler". "Plus on habite loin des villes, moins on a de transports en commun... Et plus ces familles vont être pénalisées, parce qu'il faut parfois deux voitures à un couple pour aller travailler", observe-t-elle.

Lors de son passage au ministère de l’Environnement entre 2014 et 2017, Ségolène Royal avait pourtant, elle aussi, augmenté les taxes sur les carburants. Ce qu'elle assume : "La trajectoire fiscale que j'avais mise en place, c'était la baisse de 1 centime sur le prix de l'essence par an. Et de 1 centime sur le prix du diesel par an, et donc sur 5 ans".

"On comprend mieux la démission de Nicolas Hulot, il avait pressenti les dégradations"

La différence, en dehors du montant de l'augmentation, c'est que ces mesures étaient à l'époque "accompagnées de contreparties", rappelle-t-elle. "Le crédit d'impôt de transition énergétique par exemple, les 200 euros pour les vélos électriques, les 10.000 euros sur les véhicules électriques. Et les autres crédits d'impôt, notamment pour l'installation de bornes électriquespour favoriser l'achat de véhicules électriques, les subventions "territoire à énergie positive..."
Autant de mesures qui ont été "supprimées" par le gouvernement actuel, dit-t-elle. "Il n'y a pas une semaine sans qu'il y ait un recul sur l'écologie. On comprend mieux la démission de Nicolas Hulot. Il avait pressenti les dégradations". Une absence de contreparties qui lui fait également dire que cette hausse de la fiscalité est "illégale". "L'article 1er de la loi de transition énergétique prévoit que pour toute hausse de la fiscalité écologique, il est obligé de baisser à niveau équivalent les taxes sur les produits écologiques", avance-t-elle.

"Ils ont cassé tous les leviers de l'écologie positive"

Invitée à réagir aux propos du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a déclaré la semaine dernière à l'Assemblée nationale que "pour aller parler de la banquise qui fond, de la pluie qui tombe trop, du soleil qui chauffe trop, alors là, on trouve le monde. Mais quand il faut le courage d’assumer devant les Français qu’il faut changer notre fiscalité pour qu’elle devienne verte, il n’y a plus que cette majorité", Ségolène Royal ne peut retenir sa colère : "S'il fait une TVA à 0 sur les véhicules électriques, on pourra en reparler. S'il rétablit les 10.000 euros pour les véhicules électriques aussi... Mais ils ont cassé, il a cassé, tous les leviers de l'écologie positive. Et aujourd'hui il cherche à justifier un matraquage fiscal par l'écologie et ce n'est pas honnête.