7. janv., 2020

Ségolène Royal

Le Huffpost

24/12/2019

Ségolène Royal va devoir s'expliquer sur sa mission d'ambassadrice des Pôles devant l'Assemblée

Des députés de l'UDI et LREM pointent les "absences" de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle "à l’ensemble des réunions officielles au Conseil de l’Arctique."

POLITIQUE - Ségolène Royal, mise en cause pour l’utilisation de ses moyens d’ambassadrice des pôles, va être convoquée pour s’expliquer à l’Assemblée, à l’initiative de deux députés UDI et LREM, a indiqué ce mardi 24 décembre le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, confirmant une information du Figaro.

Le député Christophe Naegelen (UDI), co-responsable de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la problématique des pôles, et son collègue macroniste Éric Girardin vont transmettre la convocation à l’ex-ministre dans les jours à venir.

“Nous demandons qu’elle soit en parallèle auditionnée par la commission des Affaires étrangères”, a précisé Jean-Christophe Lagarde à l’AFP.

Ségolène Royal, nommée il y a deux ans ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles, devrait recevoir la convocation dans les jours à venir.

Ségolène Royal dénonce des “insinuations calomnieuses”

Les députés veulent entendre ses explications sur “son absence à l’ensemble des réunions officielles au Conseil de l’Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination” et “ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale”, selon Christophe Naegelen, cité par Le Figaro.

En novembre, l’hebdomadaire Le Point et franceinfo, avaient publié des enquêtes pointant le comportement de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, la chaîne d’info l’accusant de se servir de sa fonction - pour laquelle elle n’est pas rémunérée - et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles.

Des “insinuations” “calomnieuses”, avait réagi l’ancienne ministre de l’Environnement, qui avait dénoncé des “attaques” lancées “comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l’élection présidentielle” en 2022. Une élection à laquelle elle n’a pas exclu de participer.