18. juil., 2013

Le contexte politique à Madagascar

Edito : Madagascar, ce malentendu persistant !

 

Le contexte politique malgache est marqué par la visite d'une délégation de la "communauté internationale" venue rencontrer les responsables politiques malgaches concernant les élections qui doivent avoir lieu prochainement, élection présidentielle et élection législative. Le désaccord entre les deux parties, "responsables politiques malgaches" et "Communauté internationale", porte sur l'acceptation de trois candidats à participer à la première élection, la "Communauté internationale" exprimant un veto complet. Ces trois candidats sont l'actuel Président du régime de transition, Andry Rajeolina, l'épouse du précédent chef de l'état (renversé en 2009 et actuellement en exil en Afrique du Sud), Lalao Ravalomana,  et l'ancien chef de l'état Didier Ratsiraka. Ces trois candidats ne remplissaient pas les conditions imparties par la loi pour se présenter mais la CES, Cour Electorale Spéciale, s'est déclarée "souveraine" pour prendre une décision d'acceptation d'éligibilité. Ce point est une ligne rouge d’achoppement entre d'une part, la majorité de la classe politique malgache et d'autre part, la "Communauté internationale".

 

Une chronique dans un quotidien local titre : « Madagascar, ce malentendu ». L'opinion malgache fait référence à la révolte populaire égyptienne contre un pouvoir, celui du Président Morsi, élu démocratiquement mais à la dérive. Certes, l'Egypte a été suspendue par l'Union Africaine mais "timidement". Alors que Madagascar fait l’objet d’un traitement « très strict » bien que le scénario politique avec le "coup de pouce" de l'armée pour faire basculer un régime impopulaire, soit très semblable.

 

Malentendu, incompréhension, approche différente liée à des situations géostratégiques qui ne relèvent pas de la même échelle d'importance sur l'échiquier mondial, il y a un peu de tout cela dans le blocage actuel. La classe politique malgache a une part essentielle de responsabilité, de part son extrême division proche de la cacophonie et ses tergiversations récurrentes. Je plaide cependant pour que chacun fasse un effort sans s'arcbouter sur des positions qui conduisent le pays au pire. La communauté française résidente y est très sensible.

  

 

Jean-Daniel Chaoui

Président de Français du Monde-ADFE Madagascar

Conseiller élu représentant les Français de Madagascar et de l'Océan Indien