28. nov., 2018

Le Sud-Coréen Kim Jong-yang élu président d’Interpol, Moscou dénonce des « pressions »

Le Sud-Coréen Kim Jong-yang a été élu mercredi président d'Interpol pour un mandat de deux ans face à un général russe, Moscou dénonçant de « fortes pressions » sur le scrutin.

M. Kim, dont la candidature était « fermement » soutenue par les États-Unis et plusieurs pays occidentaux, était déjà président par intérim d'Interpol depuis la « démission » subite de son ancien patron, Meng Hongwei, accusé de corruption en Chine et qui a mystérieusement disparu début octobre au cours d'un voyage dans son pays.

Réunis depuis dimanche à Dubaï, les délégués d'Interpol ont élu le Sud-Coréen lors d'une assemblée générale. La candidature du général de police russe, Alexandre Prokoptchouk, avait suscité une levée de boucliers dans plusieurs pays et des menaces de l'Ukraine et de la Lituanie de quitter l'organisation mondiale de police.

Bien que le poste de président soit plus honorifique qu'opérationnel, les critiques de Moscou craignaient que l'organisation internationale ne devienne un outil du Kremlin pour lutter contre ses opposants politiques en cas d'élection de M. Prokoptchouk.

« C'est dommage, bien sûr, que notre candidat ne l'ait pas emporté. Mais d'un autre côté, si on regarde de manière impartiale les déclarations d'une série de pays la veille du vote, il est évident qu'il y a eu de fortes pressions », a déclaré à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Les États-Unis, par la voix de leur secrétaire d'État Mike Pompeo, avaient indiqué mardi,  à la veille du vote, qu'ils « soutenaient fermement » le Sud-Coréen.

« Excellente nouvelle »

« Nous encourageons toutes les nations et organisations faisant partie d'Interpol et respectant l'État de droit à choisir un chef intègre. Nous pensons que ce sera le cas de M. Kim », avait déclaré le chef de la diplomatie américaine.

Après l'élection du Sud-Coréen, la Grande-Bretagne s'est réjouie « d'une excellente nouvelle [...] pour l'État de droit » dans le monde, selon les mots du chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

Le nouveau président d'Interpol a estimé après son élection que le « monde fait aujourd'hui face à des changements sans précédents qui représentent d'énormes défis à la sécurité et sûreté publiques ».

L'Argentin Néstor R. Roncaglia a été élu vice-président pour les Amériques pour un mandat de trois ans, a par ailleurs fait savoir Interpol.

Quatre sénateurs américains avaient appelé, dans une lettre ouverte rendue publique lundi, les délégués des 192 pays membres d'Interpol à rejeter la candidature de M. Prokoptchouk.

« Tentacules criminelles »

« Les événements récents ont montré que le gouvernement russe abusait des procédures d'Interpol pour harceler ses opposants politiques », avait appuyé mardi sur Twitter le porte-parole du Conseil national de sécurité américain Garrett Marquis.

Selon sa biographie sur le site internet du ministère russe de l'Intérieur, qu'il a rejoint dans les années 1990, Alexandre Prokoptchouk a obtenu en 2003 le grade de général de police et commencé à travailler avec Interpol en 2006, d'abord en tant que responsable adjoint du bureau russe de l'organisation.

Ce polyglotte a également été chargé de la coopération avec Europol, l'agence européenne de police criminelle, puis nommé au comité exécutif d'Interpol en 2014, avant d'en être élu vice-président en novembre 2016.

Il continuera à exercer cette fonction, a indiqué une porte-parole du ministère russe de l'Intérieur, Irina Volk, à des agences de presse russes.

« Comme avant, son travail se concentrera sur le renforcement des positions d'Interpol dans la communauté de police internationale et de l'efficacité du travail de l'organisation », a-t-elle dit.

La Russie va « étendre ses tentacules criminelles à chaque coin de la planète » si M. Prokoptchouk est élu président, avait dénoncé sur Twitter le financier britannique William Browder, l'ex-patron du juriste Sergueï Magnitski, mort dans une prison russe en 2009.

Il avait brièvement été arrêté cette année en Espagne à cause d'un mandat d'arrêt émis par Interpol, et Moscou tente d'obtenir son extradition depuis des années. Avec l'ex-oligarque russe en exil Mikhaïl Khodorkovski, M. Browder a annoncé mardi son intention d'entamer une procédure pour faire « suspendre » la Russie d'Interpol.

De son côté, l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a affirmé sur Twitter que son équipe avait « souffert d'abus d'Interpol à cause de persécutions politiques par la Russie ».

Et l'Ukraine et la Lituanie avaient même menacé de se retirer d'Interpol en cas d'élection du général russe.

« Cette bataille a été gagnée », s'est félicité sur Twitter le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov, après le vote.

Avec son élection à la tête d'Interpol, M. Kim devra désormais terminer le mandat de quatre ans que M. Meng devait achever en 2020, mais le véritable patron de l'organisation est dans les faits son secrétaire général, l'Allemand Jürgen Stock.

L'élection de M. Kim s'est déroulée de manière « démocratique, transparente, libre et claire », a assuré M. Stock lors d'une conférence de presse à Dubaï, qualifiant Interpol d'agence « neutre et indépendante ».

Midi Madagascar

Le 22/11/18

25. avr., 2018

CAF

Nathalie Rabe : « Autant de félicitations, ça faisait chaud au cœur »

8. mars, 2018

Andriamihaja Eric Robson : futur ambassadeur de Madagascar à Washington

Une importante nomination sera adoptée lors du Conseil des Ministres d’aujourd’hui, dans le cadre de nos relations bilatérales. Il s’agit de celle d’Andriamihaja Eric Robson qui va être nommé nouvel ambassadeur de Madagascar à Washington, Etats-Unis. Le futur ambassadeur n’est autre que l’actuel directeur général de l’EDBM (Economic Developpment Board of Madagascar). Jusqu’ici, trois ambassadeurs ont été nommés par le régime de Rajaonarimampianina : Pr Alain Tehindrazanarivelo à Addis-Abeba (Ethiopie), Mireille Rakotomalala à Tokyo (Japon) et Arisoa Razafitrimo à New York (Nations-Unies). Andriamihaja Eric Robson sera donc le quatrième. Nos ambassades à Paris (France), à Genève (Suisse), à Bruxelles (Union Européenne), à Berlin (Allemagne) et dans d’autres pays du monde avec lesquels la Grande île entretient des relations diplomatiques restent jusqu’à présent sans titulaires. Seront-ils nommés avant ou après l’élection présidentielle de novembre 2018 ?

Midi Madagascar

Le 28/02/18

R. Eugène

30. mai, 2017

France: le premier gouvernement du quinquennat Macron dévoilé

Par RFI Publié le 17-05-2017 Modifié le 18-05-2017 à 19:44

Alexis Kohler, secrétaire général du Palais présidentiel de l'Elysée, annonce la composition du gouvernement français le 17 mai 2017 à Paris, deux jours après la nomination du Premier ministre Edouard Philippe. AFP/ Stéphane de Sakutin

La liste du gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilée ce mercredi 17 mai, à 15 h. Des nominations retardées de 24 heures, le temps de vérifier la situation fiscale et l’absence de conflits d’intérêts de chacun. L’équipe de vingt-deux ministres est donc a priori « irréprochable », selon la formule de l'Elysée.

En phase avec le renouvellement politique promis avant les élections législatives cruciales de juin, Emmanuel Macron a présenté vingt-deux ministres, des responsables de droite, de gauche, du centre et de la société civile, ce mercredi 17 mai, à 15 h. Voici la liste :

Ministre d'Etat, de l’Intérieur : Gérard Collomb
Ministre d'Etat, de la Justice et garde des Sceaux : François Bayrou
Ministre d'Etat, de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot
Ministre des Armées : Sylvie Goulard
Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian
Ministre des Affaires européennes : Marielle de Sarnez
Ministre de l'Economie : Bruno Le Maire
Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation : Jacques Mézard
Ministre du Travail : Muriel Penicaud
Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation : Frédérique Vidal
Ministre de l'Education nationale : Jean-Michel Blanquer
Ministre de la Culture : Françoise Nyssen
Ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn
Ministre des Sports : Laura Flessel
Ministre de la Cohésion des territoires : Richard Ferrand
Ministre des Outre-mer : Annick Girardin
Ministre des Transports : Elisabeth Borne
Ministre de l'Action et des Comptes publics : Gérald Darmanin

Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les hommes et les femmes : Marlène Schiappa
Secrétaire d'Etat chargé du Numérique : Mounir Mahjoubi
Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement : Christophe Castaner
Secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées : Sophie Cluzel

(Ré) écoutez l'annonce du gouvernement suivie de notre édition spéciale 17/05/2017 - par RFI Écouter

La présentation du cabinet avait été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt, alors qu'Emmanuel Macron a fait de la « moralisation » de la vie politique une priorité dans un pays devenu défiant vis-à-vis de ses élus. Les nouveaux ministres « s'engageront à exercer leur fonction gouvernementale de manière irréprochable », selon l'Elysée, alors que 75 % des Français pensent qu'élus et dirigeants politiques sont plutôt corrompus, d’après un récent sondage.

Le contrôle de la situation fiscale des ministres a été réalisé par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) créée après le scandale Jérôme Cahuzac, ce ministre du Budget de l'ex-président socialiste François Hollande (2012-2017) poussé à la démission après avoir avoué détenir un compte caché à l'étranger.

Lundi 15 mai, Emmanuel Macron a désigné un Premier ministre issu du parti de droite Les Républicains, Edouard Philippe, 46 ans, quasi inconnu du grand public. Le chef du gouvernement a pour mission d'obtenir lors des législatives des 11 et 18 juin 2017 une large majorité présidentielle.

25. juil., 2013

La page nomination est repartie par thèmes dans les sous-pages dont vous trouverez la liste dans la colonne à gauche de ce blog. Il vous suffit de cliquer sur le thème choisi. Actuellement, vous est proposé: CNAC et MAEE