5. avr., 2018

Afrique Sahel

Lutte contre le Jihadisme : aide financière de l’UE pour le G5 Sahel

Conférence des donateurs pour la force du G5 Sahel, hier. L'objectif était de mobiliser des fonds pour l'opérationnalisation de la force.

Les Européens ont donné, hier, un coup de pouce financier à la force militaire constituée par cinq pays africains pour lutter contre les groupes jihadistes actifs dans la région du Sahel, mais l'argent tarde à être débloqué, ont regretté les dirigeants africains lors d'une conférence des donateurs du G5 Sahel à Bruxelles.

"Il faut éviter que le Sahel devienne un sanctuaire pour les groupes jihadistes, car le Sahel c'est la porte à côté de l'Europe", a mis en garde le secrétaire général de l'Union africaine (UA) Moussa Faki Mahamat. 

"Le combat que nous menons contre le terrorisme au Sahel, nous le menons aussi pour le reste du monde. Pour cette raison, l'Union européenne et la communauté internationale doivent être solidaires avec le Sahel", a pour sa part insisté le Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel.  

Conférence

L'UE a répondu à l'appel avec le doublement de sa contribution financière à la force militaire conjointe du G5 Sahel, portée de 50 à 100 millions d'euros.

Les Européens ont tout intérêt à aider à stabiliser le Sahel "devenu une terre où se sont développés les trafics d'êtres humains, de drogue, d'armes, qui nourrissent ce terrorisme", a plaidé le président français Emmanuel Macron à l'issue de la réunion organisée au siège de la Commission européenne. 

Trente-deux chefs d'Etat et de gouvernement ont participé à cette conférence et apporté leur soutien politique et financier aux dirigeants du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso engagés dans la constitution de cette force commune . 

"Au total, avec les contributions des autres donateurs, 414 millions d'euros ont été mobilisés vendredi pour la force (du G5 Sahel). Cela va bien au delà des attentes", a annoncé la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui coprésidait cette conférence. 

"Mais à ce jour, seulement 50 millions d'euros, ceux engagés par l'UE en juillet, ont été débloqués", a-t-elle déploré. "Nous souhaitons que les ressources promises soient débloquées le plus rapidement possible", a renchéri le président du Niger.

L'Express de Madagascar

Samedi 24 février 2018

Textes et photo: AFP