23. mai, 2019

Afrique du Sud

L'ANC remporte les législatives

C'était attendu. L'ANC a remporté les élections de mercredi, mais a cédé des points aux partis des extrêmes, dont l'EFF de Julius Malema.

Le Congrès national africain (ANC) a largement remporté les élections législatives en Afrique du Sud, malgré un résultat en baisse qui va compliquer la tâche du président Cyril Ramaphosa pour relancer l‘économie et lutter contre la corruption.

Sur la foi du dépouillement de plus de 95% des 23.000 bureaux de vote du pays, l’ANC a rallié plus de 9,1 millions d‘électeurs, soit 57,7% des suffrages, et mathématiquement renouvelé sa majorité absolue à l’Assemblée nationale.

En recul de près de cinq points par rapport au scrutin de 2014, ce résultat est le plus mauvais jamais réalisé par le parti historique de Nelson Mandela en vingt-cinq ans de pouvoir.

Assuré de la victoire depuis la publication des premiers résultats partiels, l’ANC s’est gardé de tout triomphalisme.

“Nous avons gagné largement (…), il est clair que nous allons gouverner sans besoin d’une coalition”, a lâché vendredi à l’AFP son porte-parole, Dakota Legoete. “On aurait pu s’attendre à mieux”, a-t-il concédé, “pour nous c’est une piqûre de rappel qui nous impose de faire de notre mieux”.

Victoire

“Une victoire avec 57% prive l’ANC de la marge de sécurité de 62% qu’il détenait depuis 2014”, a noté l’analyste Daniel Silke, “s’il n’améliore pas la gouvernance et sa politique, même le président de la Cyril Ramaphosa aura du mal à tenir ses promesses”.

Derrière la formation du président, l’Alliance démocratique (DA), principal parti d’opposition, pointait en deuxième position avec un score décevant de 20,6% des voix, en nette baisse par rapport à celui de 2014 (22,2%).

“Nous n’avons pas réussi cette fois-ci”, a concédé vendredi son chef Mmusi Maimane. “Mais croyez-moi”, a-t-il ajouté, “que ce soit en 2021 (aux municipales) ou 2024 (aux législatives), nous prouverons à ce pays que nous pouvons réunir tous les Sud-Africains (…) et apporter le changement à cette nation”.

Sur la troisième marche du podium, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) de Julius Malema enregistraient une forte progression, juste au-dessus de la barre des 10% (10,5%). En 2014, ils avaient totalisé 6,35%.

L'Express de Madagascar

Le 11/05/19