20. mars, 2018

Afrique du Sud : Ramaphosa promet « un nouveau départ

Premier discours du nouveau président devant la Parlement, hier. Il a mis l'accent sur l'économie et la lutte contre la corruption.

Le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis vendredi à son pays un "nouveau départ", des emplois et l'élimination de la corruption, dans son premier grand discours depuis la fin du règne terni par les scandales de son prédécesseur Jacob Zuma.

"Nous devons mettre derrière nous toute la négativité qui a perturbé notre pays parce qu'un nouveau départ nous attend. Un fantastique départ est là", a lancé M. Ramaphosa devant le Parlement au grand complet.

Fidèle à ses promesses, le chef de l'Etat a redit sa détermination à éradiquer la corruption qui a caractérisé l'ère Zuma. "Cette année est celle où nous allons inverser le cours de la corruption dans nos institutions publiques", a-t-il promis dans un tonnerre d'applaudissements(...).

Depuis qu'il avait pris les rênes de l'ANC en décembre, M. Ramaphosa a tenté d'écourter le mandat de Jacob Zuma, qui expirait dans un an, convaincu que son maintien au pouvoir conduirait le parti à une cuisante défaite aux élections générales de 2019 (...).

Priorités

L'arrivée de Cyril Ramaphosa suscite de fortes attentes dans une population dont la majorité vit toujours dans la pauvreté. Hier soir, M. Ramaphosa a promis d'engager le pays sur "un nouveau chemin de croissance, d'emploi et de transformation".

Parmi ses priorités immédiates, il a cité l'emploi des jeunes, dont le taux de chômage frôle les 50 %. "Offrir à un nombre beaucoup plus grand de nos jeunes une place dans l'économie productive est une urgence absolue", a-t-il longuement insisté.

Il s'est également engagé à ramener la confiance des investisseurs et des marchés, qui ont sanctionné la fin du règne de Jacob Zuma par la dégradation de la note financière du pays.

En matière de corruption, le nouveau chef de l'Etat s'est réjoui de l'ouverture "prochaine", a-t-il dit, des travaux de la commission d'enquête judiciaire sur la "capture de l'Etat", qui désigne le pillage systématique des ressources publiques que son prédécesseur est accusé d'avoir couvert voire encouragé...

L'Express de Madagascar

Le 17/02/18

Textes et photo AFP