11. févr., 2019

Cour pénale internationale : Laurent Gbagbo libéré sous conditions

Acquitté le 15 janvier dernier, Laurent Gbagbo a finalement été libéré, hier. La CPI en a décidé ainsi, en attendant un éventuel procés en appel.

La Cour pénale internationale (CPI) a libéré sous conditions vendredi l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, après son retentissant acquittement il y a deux semaines de crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 lors de violences post-électorales en Côte d’Ivoire.

« La Chambre d’appel a décidé à l’unanimité l’ajout d’un ensemble de conditions qui assortissent la mise en liberté » de Laurent Gbagbo, dont l’obligation de résider dans un État membre de la CPI en attendant un éventuel procès en appel, a déclaré le juge président de la CPI, Chile Eboe-Osuji.

Dans leur décision, dernier épisode en date d'un feuilleton judiciaire qui tient en haleine la Côte d'Ivoire, les juges n'ont pas précisé le pays qui accueillerait M. Gbagbo, ni si un retour de l'ancien président dans son pays était envisageable.La Côte d'Ivoire est bien un des Etats membres de la Cour.

Mandat d'arrêt

Toutefois, ce pays a refusé de remettre à la CPI Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président, malgré un mandat d'arrêt délivré en ce sens. La Cour, qui siège à La Haye, pourrait donc refuser le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire dans l'attente d'un éventuel procès en appel(....)

Hier matin, l'accusation avait déclaré être prête à accepter la mise en liberté de l'ancien président ivoirien et de M.Blé Goudé à condition qu'il leur soit interdit de rentrer en Côte d'Ivoire.

Jugés pour des accusations de crimes contre l'humanité commis entre 2010 et 2011 en Côte d'Ivoire, MM Gbagbo et Blé Goudé ont été acquittés le 15 janvier en première instance.

Depuis ce retentissant acquittement, le maintien en détention des deux hommes était au coeur des débats devant la CPI, la défense ayant demandé une mise en liberté immédiate et inconditionnelle dès l'acquittement prononcé.

L'accusation craignait que MM. Gbagbo et Blé Goudé ne se présentent pas devant la Cour dans le cas d'un procès en appel, et souhaitaient que les deux hommes remettent leurs passeports et soient remis à la garde d'un pays proche des Pays-Bas.

L'accusation craignait que les deux hommes ne se présentent pas devant la Cour dans le cas d'un procès en appel, et souhaitait que les deux hommes remettent leurs passeports et soient remis à la garde d'un pays proche des Pays-Bas où siège la CPI.

A ce stade, l'accusation attend toujours que les juges communiquent leur décision écrite pour faire appel de l'acquittement....

L'Express de Madagascar

Le 02/02/19

Textes et photos: AFP