17. févr., 2017

Grève du 9 février : Solidarité avec les enseignants "résidents" des lycées français à l'étranger

Le Groupe FDM-ES à l'Assemblée des Français de l'Etranger s'inquiète de la situation de nombreux professeurs des écoles en poste à l'étranger, ayant le statut de "résident". Ces enseignants effectuent également un travail remarquable et sont essentiels pour maintenir la qualité de l’enseignement français à l’étranger et pour la diffusion de la langue Française.

Ce jeudi 9 février, de nombreux enseignants de plusieurs lycées français à l'étranger seront en grève.

Ce mouvement fait suite au refus de renouvellement de détachement d'une cinquantaine de ces enseignants détachés d'académies qui sont déficitaires en enseignants et qui pensent ainsi renflouer leurs effectifs en rappelant les personnels qu'elles ont détachés auprès de l'AEFE.

Du point de vue des académies déficitaires, rappeler des enseignants détachés est à la fois injuste et inefficace.

Ce système est injuste car il n’est pas tenu compte de la situation réelle de ces enseignants à l'étranger qui, souvent, vivent hors de France avec leurs familles depuis des années et y sont pleinement installés. Il est à noter que le statut de résident a été conçu précisément pour les distinguer des expatriés, payés davantage mais avec une obligation de mobilité.

Ce système est inefficace car les académies déficitaires qui rappellent leurs enseignants n’en récupéreront en réalité qu’une toute petite partie. La grande majorité, pour lesquels les liens avec leur pays d’accueil sont consolidés depuis des années, voire des dizaines d’années, se mettront en disponibilité, ou démissionneront tandis que leurs postes seront attribués à d’autres enseignants détachés de l’Education Nationale. Ce faisant, pour les établissements à l'étranger, ces refus de détachement déstabilisent sérieusement la préparation de l'année scolaire suivante.

Par ailleurs, dans une même académie, tous les professeurs des écoles devraient être traités de la même manière en matière de mobilité, sans discrimination. Or il est demandé à ces enseignants résidents une mobilité qui n'est pas imposée à leurs homologues restés en France.

Le groupe Fdm-ES dénonce la distorsion existant entre :

- le statut légal des résidents, à savoir sous contrat "renouvelable", et la pratique devenue coutumière et humaine de pérenniser ces situations d'une part

- et le caractère inhumain d'une pratique, récente et en voie de généralisation, visant à rappeler des enseignants dans leur académie d'origine au bout de très nombreuses années, voire même à quelques années de la retraite d'autre part.

Le groupe FDM-es demande que les décisions d'affectation des enseignants sous statut "résident" à l'étranger fassent l'objet de concertations. Tant qu’un poste à l’AEFE existe, que l’enseignant qui l’occupe souhaite la reconduction de son contrat et que l’AEFE ne s’oppose pas à une reconduction du personnel concerné, le détachement doit pouvoir être renouvelé.

Le groupe "Français du monde, Ecologie et Solidarité"

17. févr., 2017

25. mars, 2016
25. mars, 2016
Publiée au Journal Officiel le 17/03/2016

M. Jean-Yves Leconte attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les nouvelles exigences posées par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour obtenir la titularisation de recrutés locaux ayant passé un concours de l’éducation nationale.
 

En effet, il semblerait que le ministère de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche ait décidé de mettre fin à ce traitement et que, dorénavant, aucun détachement ne soit accordé avant deux années de service en France en qualité de titulaire. Si ceci devait être confirmé, cela poserait une réelle difficulté pour les personnels des établissements français à l’étranger souhaitant devenir titulaires de l’éducation nationale en passant les concours. La situation les conduirait, s’ils ont des attaches familiales dans un pays, à vivre trois ans loin de leur famille. Ainsi, c’est la progression de carrière des recrutés locaux qui serait atteinte.

 

Parallèlement, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche se priverait de candidats à la titularisation ayant une bonne expérience de l’enseignement. La condition de stage en France apparaît déjà difficile à réaliser pour certains jeunes enseignants recrutés locaux, loin de leurs enfants et de leur famille pendant leur stage. Ajouter deux années d’exercice avant un retour en famille apparaîtrait comme une mesure destinée à fermer la possibilité de concourir aux recrutés locaux des établissements de l’AEFE.

 

Il lui demande si le ministère de l’éducation nationale lui a confirmé, en tant qu’autorité de tutelle de l’AEFE, son souhait de fermer cette possibilité d’évolution aux recrutés locaux du réseau en leur fermant de fait la possibilité de devenir titulaire par concours en tenant compte de leur situation.

22. août, 2013

La page AEFE est repartie par thèmes dans les sous-pages dont vous trouverez la liste dans la colonne à gauche de ce blog. Il vous suffit de cliquer sur le thème choisi. Actuellement, vous est proposé: formations, volontaires civiques, conventions, parlementaire, Conseillers, éducation, Label France, frais de scolarité, EGD