26. sept., 2018

« Génocide » contre les Rohingyas : l’ONU charge les généraux birmans

L'ONU ne mâche plus ses mots. L'Organisation des Nations unies réclame que le commandant en chef de l'armée birmane, Min Aung Hlaing, ainsi que cinq autres hauts gradés, soient poursuivis pour "génocide" à l'encontre de la minorité musulmane des Rohingyas, notamment dans l'Etat Rakhine. "Ils doivent faire l'objet d'enquêtes et de poursuites, ajoutent les enquêteurs, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans les Etats Rakhine, Kachin et Shan".

Ce week-end, le peuple apatride persécuté dans le pays où il s'était établi en masse, la Birmanie, a marqué d'un "jour noir" le premier anniversaire de son exode sans précédent. En effet, à partir du 25 août 2017, au moins 700 000 hommes, femmes et enfants rohingyas, avaient été jetés sur les routes, réprimés dans une violence meurtrière et chassés par les soldats birmans. Depuis, ils s'entassent dans d'immenses camps de réfugiés au Bangladesh; près d'un million de personnes y seraient rassemblées.

"Les autorités civiles ont contribué (...) aux crimes atroces"

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi n'est pas épargnée par la mission de l'ONU. Les enquêteurs estiment dans leur rapport publié ce lundi qu'elle "n'a pas utilisé sa position de facto de chef du gouvernement, ni son autorité morale, pour contrer ou empêcher le déroulement des événements dans l'Etat Rakhine". "De par leurs actes et leurs omissions, les autorités civiles ont contribué à la commission de crimes atroces", écrivent-ils.

Le Conseil de sécurité a maintes fois exhorté le pouvoir birman à stopper ses opérations militaires contre les Rohingyas et à faire revenir les réfugiés sur son territoire en toute sécurité. Mais la Chine, qui soutient la Birmanie, met des bâtons dans les roues onusiennes. La mission d'enquête recommande désormais de faire appel à la Cour pénale internationale pour juger les accusés.

Les Nouvelles

Le 28/08/18

9. févr., 2018

Jerusalem : l’ONU condamne la décision de Trump

Jérusalem capitale d'Israël, rejetée par l'Assemblée générale de l'ONU. Sur 193 pays membres, 128 ont voté en faveur de cette résolution.

, Les Etats-Unis ont essuyé jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU une large condamnation de leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, après avoir multiplié les menaces financières contre les pays opposés à leur position.

 Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté en faveur d'une résolution condamnant la décision annoncée le 6 décembre par Donald Trump sur Jérusalem, à rebours de la position américaine traditionnelle et du consensus de la communauté internationale qui n'a jamais reconnu l'annexion de la partie orientale de la ville par l'Etat hébreu. 

 De nombreux alliés de Washington ont approuvé la résolution, dont la France et le Royaume-Uni.

Scrutin

Neuf pays, parmi lesquels les Etats-Unis, Israël mais aussi le Guatemala et le Togo ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens. 

Signe que les menaces et pressions de Washington ont pesé? Trente-cinq Etats, dont le Canada, le Mexique, l'Argentine, la Pologne ou la Hongrie, se sont abstenus et 21 n'ont pas pris part au scrutin. Avant le vote, plusieurs ambassadeurs interrogés par l'AFP tablaient pour une adoption plus large, avec un score oscillant entre 165 et 190 votes pour. Le vote n'est pas contraignant et l'administration américaine a fait savoir qu'elle ne changerait pas d'avis.

«Les Etats-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l'Assemblée générale pour le seul fait d'exercer notre droit de pays souverain», a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. «Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution» financière à l'ONU, a-t-elle lancé, menaçant à nouveau de «mieux dépenser» l'argent des Américains à l'avenir.

Donald Trump avait pris les devants mercredi. «Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars et, ensuite, ils votent contre nous», avait tempêté le président américain. «Laissez-les voter contre nous, nous économiserons beaucoup, cela nous est égal.»

L'Express de Madagascar

Le 22/12/17

22. avr., 2016

SG

Succession de Ban Ki-moon à l'ONU. Qui sont les candidats?

Ban Ki-moon ne briguera pas de troisième mandat au poste de secrétaire général des Nations Unies. Pour l'instant, 9 candidats sont officiellement en lice pour lui succéder le 1er janvier 2017.

Le bal des prétendants a commencé. Depuis que Ban Ki-moon a annoncé son intention de ne pas briguer un troisième mandat, les candidatures se multiplient. Et les entretiens d'embauche pour remplacer le secrétaire général des Nations unies ont débuté devant l'Assemblée générale. Pour l'instant, 9 candidats sont officiellement en lice. Date de prise de fonction: 1er janvier 2017. 

Cette fois-ci, l'Assemblée a imposé un processus un peu plus transparent, comme pour un cadre supérieur avec lettre de candidature, CV, profession de foi et enfin grand oral. A partir de juillet, les membres du Conseil de sécurité se réuniront pour une série de votes à bulletins secrets, avant de soumettre un nom à l'Assemblée qui devrait entériner leur choix en septembre.

Igor Luksic, le plus jeune des candidats

A 39 ans, le ministre des Affaires étrangères du Monténégro est le plus jeune des candidats. C'est la marque de fabrique de sa carrière politique. En 2004, il devenait déjà le plus jeune ministre de l'histoire du pays à seulement 27 ans, et en 2010, le plus jeune chef de gouvernement du monde à 34 ans. 

Irina Bokova, actuelle directrice générale de l'Unesco

Elle joue sa carte de directrice générale de l'Unesco, un poste qu'elle occupe depuis 2009. Selon elle, il est temps "de donner aux femmes l'opportunité de se développer comme membres égales de la société". Entre 2005 et 2009, elle a été successivement ambassadrice de Bulgarie en France et à Monaco puis auprès de l'Unesco. Elle parle couramment l'anglais, l'espagnol, le français et le russe. 

Antonio Guterres, un plaidoyer pour les migrants

A 66 ans, il vient d'achever son mandat à la tête du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), poste qu'il occupait depuis 2005 et où il a notamment dû faire face à la crise des réfugiés provoquée par le conflit syrien. Chef du gouvernement portugais entre 1995 et 2002, cet ingénieur de formation est un socialiste modéré, catholique et pro-européen, reconnu pour sa capacité de dialogue. Devant l'Assemblée mardi, il s'est lancé dans un plaidoyer en faveur des migrants et a cité comme priorités la prévention des conflits, la lutte contre le chômage des jeunes ou l'égalité homme-femme dans les nominations à l'ONU.

Helen Clark, la femme la plus "gradée" de l'ONU

L'ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande s'est forgée à domicile la réputation d'avoir une détermination sans failles. A 66 ans, elle a dirigé le gouvernement néo-zélandais de centre gauche pendant trois mandats successifs, de 1999 à 2008.Elle fut ensuite nommée directrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), devenant la femme la plus "gradée" de l'organisation internationale. 

Danilo Türk, l'ex-président slovène

Ce professeur de droit international de 63 ans, Président de la Slovénie de 2007 à 2012, a été le représentant permanent de son pays à l'ONU de 1992 à 2000, puis conseiller politique du secrétaire général Kofi Annan jusqu'à 2005.  

Vesna Pusic, la diplomate croate

Femme politique croate, elle a été présidente du Parti populaire croate entre 2000 et 2008. Cette sociologue connue pour ses positions en faveur de l'égalité des sexes et des droits des personnes LGBT, elle a été ministre des Affaires étrangères et européennes entre 2011 et 2016 et est actuellement vice-présidente du Parlement croate. 

Natalia Gherman, ministre des Affaires étrangères bulgare

Âgée de 47 ans, elle est devenue vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères en 2013 en Moldavie. Elle est la fille du premier président moldave, Mircea Snegur. 

Srgjan Kerim, le macédonien

Diplomate, il a été ministre des Affaires étrangères de la Macédoine en 2000 et 2001, puis ambassadeur macédonien auprès de l'ONU de 2001 à 2003.  

Vuk Jeremic, ancien ministre serbe des Affaires étrangères

Il est le dernier candidat a avoir annoncé sa candidature. Il a été ministre des Affaires étrangères de la Serbie entre 2007 et 2012, et a présidé la 67e session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2013.  

D'autres candidats pourraient se déclarer dans les mois à venir, comme la Commissaire européenne Kristalina Georgieva, une Bulgare, ou la ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, ex-chef de cabinet de Ban Ki-moon.

 Midi Madagascar, le 15/04/2016

 

9. sept., 2013

La page ONU est repartie par thèmes dans les sous-pages dont vous trouverez la liste dans la colonne à gauche de ce blog. Il vous suffit de cliquer sur le thème choisi. Actuellement, vous est proposé: ONUDI, FAO