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27. janv., 2014

Investiture : Le samedi 25 janvier à Mahamasina

 

Hery Rajaonarimampianina entrera en fonction le 25 janvier 2014.

Avant son entrée en fonction, le nouveau Président de la République prêtera serment en audience solennelle de la HCC. Et ce, devant la Nation et en présence du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Cour Suprême. La nouvelle Assemblée nationale et le prochain Sénat n’étant pas encore en place, les deux Chambres seront sans doute représentées par le Congrès et le Conseil Supérieur de la Transition.

Passation. Hery Rajaonarimampianina prêtera serment en malgache et dont la traduction littérale est la suivante : « Devant le Dieu créateur et la Nation ainsi que le peuple, je jure d’accomplir pleinement et entièrement mais aussi d’une manière juste, mes hautes responsabilités de Président de la Nation malagasy. Je jure d’utiliser les pouvoirs à moi conférés et de consacrer toutes mes forces pour défendre et raffermir l’unité nationale et les droits de l’Homme. Je jure de respecter et d’y veiller comme à la prunelle de mes yeux, la Constitution et les lois de l’Etat, d’œuvrer sans relâche au bien-être du peuple malagasy sans exception ». La cérémonie d’investiture aura lieu au stade de Mahamasina le samedi 25 janvier 2014, point de départ du quinquennat. La passation officielle du pouvoir se fera entre Andry Rajoelina et Hery Martial Rajaonarimampianina Rakotoarimanana. En attendant, ce dernier a rendu grâce à Dieu à travers un culte qui s’est tenu hier après-midi, au Q.G de Hery Vaovao à Antanimena où il a reçu un message de félicitations de la part du numéro Un namibien et président en exercice de la SADC, Hifikepunye Pohamba.

 

R. O, Midi Madagascar, 18/01/2014

27. janv., 2014
 DIPLOMATIE: le monde valide le verdict de la CES

18.01.2014 | 

Une forte délégation de diplomates a été présente hier, lors de la proclamation des résultats.


Plus qu’une simple formalité. La présence massive du corps diplomatique au siège de la Cour électorale spéciale (CES) à Ambohidahy, hier, a été l’un des faits marquants de l’audience solennelle de proclamation des résultats définitifs de la présidentielle. Un événement que les représentants de la communauté internationale qui se sont exprimés ont qualifié d’« historique ».


« La présence massive de la communauté internationale doit montrer à tous que le chemin s’ouvre pour un nouveau départ de Madagascar, et nous, les alliés de Madagascar, serons à ses côtés pour ce nouveau départ », a déclaré François Goldblatt, ambassadeur de la France. Le diplomate français qui a affirmé que le corps diplomatique, par sa présence, a « honoré la décision de la CES selon la tradition républicaine ».


Léonidas Tezapsidis, ambassadeur de l’Union européenne (UE), pour sa part s’est réjoui du fait qu’« aujourd’hui Madagascar a franchi une étape très importante dans le processus électoral, et l’on ne peut que l’en féliciter », congratulant au passage Hery Rajaonari­mampianina pour son élection. En face des réjouissances immédiates des uns, d’autres diplomates ont préféré se garder de toute réaction à chaud. Eric Wong, chargé d’Affaires des États-Unis, a préféré ne faire aucune déclaration, indiquant juste que « Washington fera un communiqué officiel ».


L’Exécutif japonais, pour sa part, n’a pas tardé à manifester sa satisfaction. « Le gouvernement japonais salue monsieur Hery Rajaonari­mampianina, nouveau Président de la République de Madagascar (…) », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du pays du soleil levant dans un communiqué publié hier. Au-delà de la réserve diplomatique affichée par une partie des diplomates présents à Ambohi­dahy, le fait qu’ils ont félicité le désormais président Rajaonari­mampianina pourrait ne pas être que de la politesse.


Pas tout de suite
Devant la presse, François Goldblatt n’a pas hésité à affirmer que le premier acte de reconnaissance de la France sera d’être représenté « à un niveau ministériel » à la cérémonie d’investiture du nouveau Chef d’Etat. Lors d’un point de presse, le 16 janvier, Jean Claude de l’Estrac, secrétaire général de la Com­mission de l’Océan Indien (COI), a devancé la décision de la CES en assurant que « la COI sera présente à l’investiture du Président (…), suite à la proclamation officielle des résultats définitifs », en affirmant que les élections « ont été jugés crédibles par l’ensemble de la communauté internationale ».
Fraîchement proclamé Président, Rajaonarimam­pianina fait visiblement
l’unanimité auprès de la com­munauté internationale. La reprise normale de la coopération internationale pourrait néanmoins ne pas être pour tout de suite. L’article 29 in fine de la Feuille de route prévoit que « la Transition s’achèvera le jour de l’investiture du nouveau Président de la Répu­blique ». Léonidas Tezapsidis a toutefois souligné que, du moins pour l’Union européenne, « il faut d’abord la mise en place de toutes les institutions démocratiques d’une manière correcte et légitime, avant que l’on puisse considérer la reprise normale de la coopération ».

 

Résultats defintifs du second tour de la présidentielle

Nombre des électeurs inscrits…….……………………………. = 7.971.790

Nombre des votants…………….………….………………………= 4.043.246

Nombre des bulletins blancs et nuls………….…………………= 191.786

Nombre des suffrages exprimés………..……………………….= 3.851.460

Taux de participation……..……………………………………….= 50,72 %

Rajaonarimampianina Rakotoarimanana Hery Martial.: 2.060.124 soit 53,49 %

Jean Louis Robinson Richard………………………….: 1.791.336 soit 46,51%.

27. janv., 2014
Portrait – Un économiste et expert comptable à la tête du pays

18.01.2014 

Hery Rajaonarimam­pianina est né à Antsofi­nondry Sabotsy Namehana le 6 novembre 1956. Issu d’une famille modeste, il a passé son enfance et son adolescence dans cette localité et consacré une grande partie de sa vie aux études. À 24 ans, il décroche déjà son diplôme de maitrise en Sciences économiques à l’Établissement d’enseignement supérieur de droit, d’économie, de gestion et de sociologie (EESDEGS) de l’Université d’Antananarivo, à Ankatso. Il a ensuite poursuivi ses études au Canada pour y décrocher un DEA en Finances et comptabilité à l’Université de Trois-Rivières, au Québec. De ce pas il se spécialise de ce même pas dans l’expertise comptable et décroche en 1991 son diplôme d’expertise comptable du Certified general accountant’s Association.


Malgré ses diplômes qui auraient pu lui permettre de faire une carrière professionnelle à l’étranger, Hery Rajaonarimampianina décide de rentrer au pays la même année et devient directeur des études à l’Institut national des sciences comptables de l’administration d’entreprises (Inscae). Parallèlement, il exerce comme expert comptable et enseigne à l’Université d’Antananarivo et à l’IAE de Metz, en France.


C’est en 1995 qu’il décide de fonder son propre cabinet d’expertise et de commissariat au compte qui deviendra par la suite un des plus reconnus dans ce domaine à Madagascar, aussi bien dans le milieu des entreprises qu’auprès des bailleurs de fonds.


Hery Rajaonarimam­pianina a commencé sa vie de personnage public en 2003, lorsque ses pairs experts comptables ont décidé de l’élire comme président de l’Ordre des experts comptables et des commissaires aux comptes. Il a également été vice-président du Conseil supérieur de la comptabilité et conseiller du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité, depuis 2004.


C’est en 2009 que le régime de Transition de Andry Rajoelina a décidé de faire appel à lui pour être ministre des Finances et du budget au sein du premier gouvernement de Camille Vital. Un pari extrêmement difficile à l’époque, avec la suspension des aides internationales qui menaçait l’équilibre financier du pays. « Si les aides internationales arrivent, ce sera tant mieux. Mais, s’il n’y en a pas, on fera avec », avait-il alors déclaré juste après la présentation du nouveau gouvernement.

 

9. janv., 2014

EISA – Centre Carter : Pour un cadre

juridique sur le financement de la campagne

électorale


Les missions d’observation électorale du centre Carter et de l’institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA) ont fait des déclarations préliminaires sur les élections jumelées du 20 décembre, hier matin, à l’hôtel Le Louvre.

 

L’Eisa propose ainsi la mise en place d’un cadre juridique portant sur le financement de la campagne électorale en vue d’éviter le déséquilibre dans les moyens entre les différents partis politiques et candidats. Au-delà, il serait souhaitable que le pays engage également une réflexion globale sur la question du financement politique. Sur ce même point, le centre Carter regrette l’absence d’un cadre juridique pour réglementer le financement de la campagne électorale.

 

Au moment opportun. Par ailleurs, le centre Carter encourage vivement la poursuite des efforts pour l’envoi des procès-verbaux par les agents des bureaux de vote et appelle également la CENI-T à publier le plus rapidement possible les résultats provisoires. L’annonce au moment opportun des résultats des élections est un aspect important de la préservation d’un climat postélectoral apaisé et calme. Il serait souhaitable que la publication des résultats soit faite par bureau de vote.

 

Réconciliation nationale. Toujours dans la période postélectorale, l’Eisa de rappeler que « Madagascar a une histoire de conflits postélectoraux résultant des accusations mutuelles de fraude et de remise en cause des résultats. Cette situation a conduit à plusieurs fois à des crises politiques. Madagascar aborde une étape très critique. La crise que le pays a vécue a ouvert des plaies béantes. Il faut que les protagonistes, vainqueurs comme vaincus, apprennent à être beaux joueurs et à respecter les adversaires d’hier dans un grand élan de réconciliation nationale ». La mission recommande ainsi qu’un processus de réconciliation nationale soit engagé par les Malgaches et que leurs efforts bénéficient de l’appui et de la solidarité de la communauté internationale.  En outre, la mission recommande que des mécanismes spécifiques soient mis en place pour accroître le nombre de femmes élues en vue d’assurer la parité des sexes aux postes de prise de décision.

 

Dominique R.

Midi Madagascar, lundi 23 novembre 2013