27. août, 2019

Le Huffpost

ES BLOGS

20/08/2019

6 conseils de maîtresse pour aider votre enfant à préparer la rentrée scolaire

Les chronobiologistes recommandent de reprendre le rythme quelques semaines avant de retourner à l'école. Autant dire qu’on ne leur obéit pas forcément.

  • Carla Schiappa Professeure des écoles, à la tête d’une famille nombreuse recomposée, créatrice de "Le blog de Carla"

MoMo Productions via Getty Images

Tic Tac Tic Tac plus que 16 dodos! Vous êtes en vacances depuis assez longtemps pour songer à transformer vos enfants en pâté et passer quelques années de paix et de silence en prison. Heureusement, ils vous tirent rapidement de vos turpitudes par A) un jet de sable sur votre serviette B) un cri strident venu des limbes C) un fluide corporel non identifié? Courage, c’est bientôt la rentrée, vous vous retrouverez plus vite que vous ne pensez devant le portail vert de l’école avec vos chères têtes blondes à la main. Vous pourrez les y jeter manu militari sans remords puisque vous les aurez préparés à leur rentrée grâce à ses 6 conseils:

1. Acheter les fournitures ensemble

Si vous avez la chance d’avoir reçu la liste des fournitures scolaires avant les grandes vacances, vous pourrez aller faire vos emplettes tranquillement. Sinon, pas de panique, il y 99% de chances que votre enfant ait besoin d’un cartable, d’un agenda, d’une trousse ou de stylos. On change de cartable en général une année sur 2. Les enfants choisissent leur trousse, leur stylo-plume, leur agenda, la pochette. J’aime bien ce moment, on le fait tranquillement durant les vacances, ça aide à se projeter un peu –et on se rend compte qu’ils ont grandi quand on voit les articles vers lesquels ils se tournent… Pour le reste, je prends les petites fournitures basiques selon le rapport qualité/prix (en tant que maîtresse je vous garantis que la colle UHU y a pas mieux!). Seul veto les cartables à roulettes: on va à l’école, pas à la gare, bordel! (et en plus, ça fait croire que ça fait moins mal au dos alors que c’est faux!).

2. Préparer le planning

Les enfants ont besoin de rituels et un planning fluide et régulier contribuent à les sécuriser. Sans que tout soit millimétré, essayez d’avoir des jours de cantine ou de nounou fixes. Vous pouvez créer avec lui un petit semainier (il y en a des très sympas dans le commerce avec des étiquettes à scratcher pour les activités extra-scolaires) dans lequel faire figurer son programme. Pour les plus petits, un simple tableau (il y en a plein des tout prêts à imprimer sur le net) sous forme de “poutre du temps” au-dessus du lit permet de visualiser les docs qui restent. Si vous êtes motivés, vous pouvez coller une gommette ou barrer les jours qui passent. S’il est plus grand (à partir de 8-9 ans), vous pouvez le laisser compléter son agenda au fur et à mesure des infos. Les enfants aiment en général bien les calendriers à afficher, j’achète chaque début d’année un calendrier mural pour chacun des enfants en fonction de ses goûts, ils ont à cœur de les compléter les jours où ils sont chez leur père ou leur mère.

3. Rassurer sur les nouveautés 

Votre enfant change d’école, rentre au collège, va aller à la garderie alors qu’il n’y allait jamais? Cette rentrée sera d’autant plus difficile pour lui! Pour les plus petits, 2 mois c’est extrêmement long, vous pouvez lui reparler de sa future maîtresse, son ATSEM, ses camarades de classe (repérer quelques prénoms sur la liste si besoin). Profitez que le tourbillon de la rentrée ne soit pas encore là pour dialoguer tranquillement et aborder ses craintes tout en douceur. Peut-être qu’une simple petite chose le bloque (les toilettes, le goûter à la garderie, le cartable...) ou des questions plus existentielles sur les relations entre les élèves, la maîtresse, les résultats scolaires…Vous pouvez lui parler de votre propre expérience, lui donner des clés, des personnes ressources vers qui se tourner en cas de besoin. Attention à ne pas virer dans l’excès inverse et lui soumettre des catastrophes qu’il n’aurait même pas imaginées lui-même… S’il n’a pas encore de téléphone portable, faites-lui apprendre le votre par cœur (ou notez le sur son agenda) pour être joint facilement en cas de problème. J’ai lu récemment que les meilleurs endroits pour avoir un dialogue avec son ado étaient en faisant la vaisselle et en voiture: pas de frontal donc on peut éviter de se regarder, pas d’écrans possibles, la durée est limitée mais on doit aller au bout. À tester!

4. Faire le trajet de l’école

Ça peut paraître bête, mais pour se remettre en jambes, il faudra sûrement refaire le trajet de la maison vers l’école avant le jour J. N’y allez pas tous les jours, hein, mais une fois fin août pour voir les listes de classe, la cour de récréation, ça peut être sympa. Pour les plus jeunes, cela les aidera à se rendre compte que ça va bientôt recommencer. Pour les plus grands, cette étape me paraît indispensable si votre enfant va à l’école seul à pied ou en transport en commun.

5. Reprendre le rythme (ou pas)

Les chronobiologistes recommandent de reprendre le rythme quelques semaines avant la rentrée. Ils recommandent aussi de ne pas manger 3 heures avant de se coucher, de ne pas faire d’écran plus d’une heure par jour et de ne pas faire de sieste de plus de 20 minutes. Autant dire qu’on ne leur obéit pas forcément au doigt et à l’œil. Perso, je suis plutôt partisane du “pas reprendre le rythme”. Sans enchaîner les nuits blanches, les enfants peuvent se coucher plus tard pendant les grandes vacances, qu’on profite un peu de moments en famille. Et puis, on sera fatigués de toute façon à la reprise, alors si le 29 août on veut faire un barbecue jusqu’à 23h, bah pourquoi pas… Les vacances, tant que c’est pas fini c’est encore les vacances nan?

6. La veille, no stress

Le dernier week-end, comme on dit, c’est plus les vacances, c’est le week-end! On fait une sortie en famille, on se détend, on fait une soirée télé, un bon repas, un petit bain moussant… Bref, ce qui vous plaît pour vous chouchouter en famille et penser à autre chose! Préparez une jolie tenue avec votre enfant, laissez le lire ou jouer un peu avant de se coucher -il ne dormira pas de toute façon. Vous n’aurez plus qu’à mettre votre réveil un petit peu plus tôt pour aller chercher des pains au chocolat!

BONUS : voici quelques lectures sur le thème de la rentrée

2-4 ans : P’tit Loup rentre à l’école

4-6 ans : P’tit Léon à l’école, Rebecca Blabla

6-8 ans : Moi j’adore la maîtresse déteste, la nuit de la rentrée

8-11 ans : le Petit Nicolas, La sixième

 

12. août, 2019

BAC 2019 : 75,3 % de taux de réussite à La Réunion 

L' academie de la Réunion a communiqué hier matin les taux de réussite pour ce 1er tour du baccalauréat : sur les douze mille cent vingt neuf candidats qui ont passé les épreuves ces deux dernières semaines,neuf mille cent trente six ont été admis au premier tour.Soit un taux de réussite 75,3 %.

Parmi eux, cinq mille trois cent quarante six lauréats ont obtenu une mention. Mille neuf cent quatre vingt six candidats devront passer les épreuves du segond groupe les 9 et 10 juillet prochains.

Les taux de réussite- encore provisoires en attendant les résultats des épreuves du segond groupe-sont stables pour le bac général, mais en légère baisse pour le bac technologique ( -0,7 points) et le bac professionnel (-0,6points).

JIR

22. juil., 2019

Français à l’étranger.fr

25 établissements d’enseignement supérieur reçoivent le label « Bienvenue en France », « Bienvenue en France » un label pour qualifier l’accueil des étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur français

Publié le 11 juillet 2019 Par Français à l'étranger

A l’occasion des Rencontres Campus France de la Recherche et de l’Innovation à la Cité des Sciences et de l’Industrie, Madame Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a annoncé le 8 juillet 2019 les 25 premiers établissements d’enseignement supérieur à recevoir le label « Bienvenue en France ».

La qualité de l’accueil des étudiants internationaux est un enjeu fondamental pour l’internationalisation et l’attractivité de l’enseignement supérieur français. La France, 4e pays d’accueil d’étudiants internationaux, est reconnue, notamment, pour son rayonnement culturel, artistique et la qualité de ses établissements, formations et diplômes selon le baromètre Campus France / Kantar-Sofres « Image et attractivité de la France auprès des étudiants étrangers » (2017). Afin de consolider et de renforcer sa place, la France développe une stratégie « Bienvenue en France » de promotion de l’attractivité de son enseignement supérieur, avec l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants internationaux d‘ici 2027.

Ce label est octroyé par Campus France, sur la base d’une auto-évaluation, en prise directe avec les préoccupations des étudiants internationaux, et d’un dossier de preuves soumis par l’établissement.

Les critères retenus pour labelliser une démarche d’accueil des étudiants internationaux sont :

  • La qualité et l’accessibilité de l’information,
  • Les dispositifs d’accueil,
  • L’offre de formation,
  • Le logement,
  • La vie du campus
  • La qualité du suivi post-diplômant

 

18. sept., 2018

Le Huffpost

14/09/2018 

Un menu végétarien dans les cantines scolaires approuvé par l'Assemblée, contre l'avis du gouvernement

Pendant deux ans, à titre d'essai, toutes les écoles devront "proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien".

SANTÉ - L'Assemblée nationale a donné son feu vert ce vendredi 14 septembre à "l'expérimentation" d'un menu végétarien dans les cantines scolaires "au moins une fois par semaine" et "pour une durée de deux ans", et ce malgré l'avis défavorable du gouvernement.

Un amendement au projet de loi alimentation et agriculture porté par vingt-quatre députés de la majorité, dont Barbara Pompili (LREM), impose aux gestionnaires "publics ou privés" des services de restauration collective scolaire "de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien" qui "pourra être composé de protéines animales (laitages, œufs) ou végétales (céréales, légumineuses)".

L'amendement est passé de justesse, après que la présidente de séance a procédé à un décompte des voix en faisant se lever les votants, procédure rare dans l'hémicycle.

Balayer l'idée qu'il faut "forcément" manger de la viande

L'expérimentation doit faire l'objet d'une évaluation, "notamment de son impact sur le gaspillage alimentaire, sur les taux de fréquentation et sur le coût des repas, dont les résultats sont transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme".

"On a besoin que l'école joue aussi ce rôle de formation de ce que c'est que l'alimentation", a plaidé en séance publique Barbara Pompili, en balayant "une idée répandue" selon laquelle il faudrait "forcément" manger de la viande pour avoir un menu équilibré.

Ce test "ne s'adresse qu'aux collectivités qui proposent déjà deux menus" pour le même repas, a précisé la députée de la Somme. Sans cet amendement, "On passerait à côté d'une volonté très forte de nos concitoyens, qui va dans le bon sens", a-t-elle conclu.

"Sur un débat de société, je défends la liberté de choix. Je ne suis pas ici pour que l'on impose les choses comme cela par la loi", a plaidé en vain le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, rappelant que les collectivités qui le souhaitent ont déjà la possibilité de "mettre en place le service".

Toujours contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée nationale a aussi approuvé vendredi l'interdiction des couverts et de contenants jetables en plastique, au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes. Cet amendement au projet de loi agriculture et alimentation, porté par 14 députés de la majorité, François-Michel Lambert (LREM) en tête, vise à interdire aussi les "couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux repas, pots à glace, saladier, boîtes".

 

5. sept., 2018

Chronique de Vanf: le business de la rentrée scolaire

Chapô : Juste par scrupule, ce caillou qui empêche de bien marcher. Parce que, pas plus qu’on y a guère fait attention, voilà cinq ans, aucune raison que le sujet fasse la Une aujourd’hui. Allez, juste une pensée particulière pour toutes ces mamans (pourquoi ce sont toujours les mères qui s’y collent, d’ailleurs, peut-être parce qu’elles adorent ça) qui étiquettent, scrupuleusement, patiemment, amoureusement : crayons, stylos, équerres, compas, rapporteurs, trousses, cahiers, dictionnaires, livres... Les enfants, un jour, vous saurez vous souvenir que «C’est Maman». 

 Qualität. Made in Germany : «Wir entwicken und produzieren ausschliesslich in Deutschland. Damit garantieren wir höchste Produktquälitat». «Nous développons et produisons nos stylos exclusivement en Allemagne. Cela nous permet de garantir la haute qualité de nos produits et le respect des rigoureux standards écologiques et sociaux exigés en Allemagne». Le «Made in Germany», dont j’ai gardé le souvenir, labelisait des magnétophones, des téléviseurs ou des bougies d’allumage automobile. À l’époque, le souci n’était ni écologique ni social, mais simplement d’efficacité et de solidité. Je n’ai pas compris que la «Deutsche Quälitat» importait autant jusque sur de (simples) stylos Schneider. 

 Corvina (Italie), Reynolds (France), Nataraj (Inde), etc. Pour ma part, j’en étais resté au bon vieux «Bic» : stylo standard, universel, bon marché, interchangeable, jetable, mais capable d’écrire sur 200 kilomètres selon Discovery Channel. 

 Le rituel de la ruée vers les fournitures scolaires est suffisamment décliné à tous les modes des marronniers journalistiques sur chaque chaîne généraliste du bouquet satellitaire, pour que, jusqu’à la périphérie du village planétaire, on se reconnaisse dans cette autre Humanité globale du business autour de l’enfant-roi.

 Le droit de dépenser pour l’interminable liste des fournitures exigées par l’école, vient en dernière cataracte d’une cascade de préalables : droit d’examens, droits d’inscription, écolages. Et, partout où s’affiche le mot magique de la période août-septembre, «Fournitures», des centaines de parents, pris par la fièvre de l’achat obligatoire, obsédés par la date-butoir plusieurs semaines avant la rentrée proprement dite, malades d’anxiété à l’idée de rater les meilleures affaires. Vite, vite, quoi, quoi, où, où, ça, ça, là, là. Ils sont tous en mode oeillères, ne fonctionnant qu’en aller-retour compulsif des yeux entre la sacro-sainte liste et des rayons dont on a peur qu’ils se vident avant de dénicher la bonne couleur de protège-cahier, le bon format de multiples cahiers, la marque la plus convoitée de stylos, de crayons, de gommes.

 C’est étrange qu’un propriétaire d’école n’ait toujours pas eu l’idée de créer sa propre centrale d’achats. Le business de la rentrée scolaire, le business de la scolarité tout court, est une filière parfaitement intégrée : la liste kilométrique de l’école se prolonge naturellement par les kilomètres de rayonnages d’abondance dans les magasins, entre le vraiment utile et le parfois futile. Pour en revenir au stylo Bic : autrefois, il nous suffisait de trois couleurs, bleue, noire et verte, le stylo rouge étant interdit puisque réservé à la correction des profs : alors, à quoi bon les packs actuels de 12, de 16, de 24, stylos de toutes les nuances improbables ?

 Le système est bien rodé. Le besoin intégré. Les parents en victimes consentantes. Les enfants en agents attentifs de la société de consommation. Cette Chronique n’y changera rien, mais il fait du bien de pouvoir pousser un coup de gueule d’amère lucidité. Qu’ils sachent lire et écrire ! Il est quelque part rassurant que les PPN (produits de première nécessité) de la génération console demeurent les outils de l’instruction.