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26. avr., 2019

Le Huffpost

21/04/2019

La hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers est officialisée. Très décriée, cette mesure gouvernementale a été officiellement inscrite au Journal officiel et sera appliquée dès la prochaine rentrée universitaire.

  • Le HuffPost avec AFP

 

NurPhoto via Getty ImagesPartout en France, et notamment ici à Lyon, les étudiants français et étrangers n'ont eu de cesse de manifester contre la hausse des frais de scolarité voulue par l'exécutif. 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - La hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants non-européens entrera en vigueur à la rentrée prochaine, selon deux textes publiés dimanche 21 avril au Journal officiel, malgré la fronde contre cette mesure gouvernementale.

À la rentrée prochaine, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master, soit plus de dix fois plus que leurs homologues européens, selon l’arrêté du ministère de l’Enseignement supérieur.

 

 Les non-Européens ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse.

Un décret publié ce dimanche liste par ailleurs une série de cas selon lesquels les étudiants hors-UE pourraient être exonérés de cette hausse, notamment en raison de leur “situation personnelle” ou s’ils répondent “aux orientations stratégiques de l’établissement”.

Une fronde qui dure depuis l’annonce de la mesure

La hausse ne s’appliquera par ailleurs pas aux doctorants étrangers, avait également indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal fin février. La ministre avait en revanche refusé d’augmenter de 10 à 15% le nombre d’étudiants que les universités peuvent décider d’exonérer de frais, comme le permet un décret de 2013.

 Depuis son annonce en novembre, cette annonce de hausse de frais universitaires ne cesse de faire des vagues.

Le gouvernement assure qu’elle permettra de renforcer l’attractivité de la France et d’augmenter le nombre de boursiers mais il n’a pas convaincu les opposants qui accusent cette réforme d’ériger un “mur de l’argent” frappant les étudiants étrangers les moins fortunés.

Plusieurs universités en France ont fait savoir qu’elle n’appliquerait pas cette hausse, en utilisant la possibilité d’exonérer de frais une partie de leurs effectifs. Mi-mars, un rapport parlementaire a conclu que cette mesure faisait courir “un risque réel de décrochage sur le court terme” pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

 

11. déc., 2018

 Français de l’Etranger

Contre le relèvement des frais de scolarité pour les élèves non européens

Publié le 28 novembre 2018

 

L’Union-ALFM (Association des anciens élèves des Lycées Français du Monde) et la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger) unissent leur voix dans  une déclaration commune afin d’exprimer l’impression d’incohérence que donne la récente annonce du Premier ministre  sur le décuplement des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur en France pour les étudiants non-européens et le désir de renforcer l’attractivité des établissements français à l’étranger ou la volonté d’accueillir plus d’étudiants issus des pays émergents.

“Cette décision heurte les familles du réseau qui ont fait le choix de l’enseignement français pour leurs enfants et qui se sentent désormais exclus d’une communauté. Le projet éducatif, sa charge financière portée sur 15 ans de scolarité, l’engagement des proviseurs et enseignants pour favoriser une orientation vers l’enseignement supérieur en France sont battus en brèche. »

 

6. nov., 2013