17. mars, 2020

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27. févr., 2020

Marianne

Des aides de la Banque mondiale pour les pays pauvres seraient détournées vers… des paradis fiscaux

Par Anaïs Grand

Publié le 21/02/2020

 Les aides de la Banque mondiale aux pays les plus pauvres profiteraient finalement aux plus riches. Dans une étude publiée ce mardi 18 février, la Banque mondiale estime un "taux de fuite moyen" vers des comptes off-shore à hauteur de 7,5%.

C'est une des raisons pour lesquelles Pinelopi "Penny" Koujianou Golberg, économiste en chef de la Banque mondiale, a démissionné le 5 février dernier. Dans une étude publiée ce mardi 18 février, l'institution estime qu'une partie des aides données aux pays pauvres partiraient vers des paradis fiscaux. L'étude intitulée "L'aide financière accaparée par les élites" suggère également que 5% des financements se retrouveraient dans des comptes offshore. Le taux attendrait même 15% pour 7 pays les plus dépendants des aides de la Banque mondiale, comme le Burundi, la Guinée-Bissau ou encore la Sierra Leone.

"L'aide financière accaparée par les élites"

L'institution s'est penchée sur 22 des pays qui ont le plus besoin de contributions. Pour une subvention égale à 1% du PIB, les dépôts dans les paradis fiscaux augmentent de 3,4%, tout en étant égal à zéro dans les pays qui n'en sont pas. L'étude diffusée montre que "les versements d'aides coïncident avec une augmentation importante de transferts vers des centres financiers offshore connus pour leur opacité fiscale comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïman et Singapour". "Si d’autres interprétations sont possibles, relèvent ses auteurs, cela suggère une évasion sur des comptes bancaires privés dans ces paradis fiscaux."

Dix-neuf de ces pays sont en Afrique, avec des dépôts annuels représentant dans certains Etats des sommes très importantes : 103 millions de dollars pour le Burundi, 145 pour la Tanzanie, ou encore 193 millions de dollars pour Madagascar. Les auteurs estiment également que le détournement de fonds par les "élites" des pays est l'explication la plus plausible, même s'il en existe d'autres. "L'aide détournée par les politiques au pouvoir, les bureaucrates et leurs acolytes est cohérente avec la totalité des schémas observés". Le rapport précise également que les effets sont plus importants pour les pays "les plus corrompus".

Les auteurs estiment également que le détournement de fonds par les "élites" des pays est l'explication la plus plausible, même s'il en existe d'autres.

Dans tous les cas, les économistes de l'étude insistent sur l'importance des sommes captées : "Ces taux représentent une estimation à minima car l'étude ne prend en compte que les transferts vers des comptes offshore, sans intégrer les possibles dépenses en immobilier ou en biens de luxe".

 

30. janv., 2020

Marianne

En 2020, l'Europe sera championne du monde de la distribution... de dividendes

Par Magazine Marianne

Publié le 17/01/2020

 Selon les prévisions annuelles d’Allianz Global Investors, les sociétés européennes pourraient distribuer 359 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2020. Plus qu'en Asie ou qu'aux Etats-Unis.

The place to be… Selon les prévisions annuelles d’Allianz Global Investors, rapportées par Les Echos ce vendredi 17 janvier, les sociétés européennes pourraient distribuer 359 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2020, soit plus que leurs rivales américaines et asiatiques.

Avec 12 milliards d'euros de dividendes de plus que l'année dernière (+3,6 %), les entreprises du Vieux continent établiraient ainsi un nouveau record. Pour se donner un ordre de grandeur, 359 milliards d’euros, c’est huit milliards de plus que le PIB du Danemark, ou encore l’équivalent du prix "sur catalogue" d'une flottille de 1.200 Airbus A-330. C'est 306.575.576 smics mensuels net – mais seulement 3,58 Bernard Arnault.

Lire aussiBernard Arnault VS Lucy : la doyenne de l'humanité aurait dû travailler 10 millions d'années au Smic pour être aussi riche que le milliardaire

une valeur sûre

Si les dividendes sont si prisées, c'est notamment parce 60% des obligations d'Etat de la zone euro ont aujourd'hui un rendement nominal négatif. En comparaison, 95 % des entreprises du STOXX Europe 600 – l’indice financier regroupant les 600 principales valeurs boursières européennes - versent des dividendes. Par ailleurs, la volatilité – le risque qu'un actif perde de sa valeur – des dividendes est faible, autour de 3 % sur les dix dernières années. Autrement dit, les actions européennes sont une valeur sûre, et qui rapporte.

En effet, les rémunérations des actions des entreprises européennes sont les plus intéressantes du marché : fin 2019, leur rendement – la part de dividendes par rapport à la capitalisation totale d’un titre – était de 3,7 % en Europe - et jusqu’à 4,6 % au Royaume-Uni -, contre 1,9 % aux Etats-Unis, 2 % en Chine et 2,3 % au Japon.

En France, 2019 a d’ailleurs été un millésime exceptionnel, puisque le montant du Jackpot restitué aux actionnaires du CAC 40 a bondi de 12 % par rapport à 2018. Les détenteurs d'actions de la cote parisienne ont perçu 60 milliards d'euros de dividendes, selon la dernière étude annuelle réalisée par la lettre Vernimmen.net.

 

17. janv., 2020

Midi Madagascar
Le mardi 7 janvier 2020

18. déc., 2019

Le Huffpost

16/12/2019

Boeing suspend la production de ses 737 MAX, après deux accidents meurtriers

Le 737 MAX a récemment été associé au crash d'un avion d’Ethiopian Airlines en mars et à celui d'un avion de Lion Air en octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts.

TRANSPORTS - Boeing n’a pas obtenu l’aval des autorités aériennes pour faire revoler son 737 MAX. Le constructeur aéronautique s’est donc résolu ce lundi 16 décembre à suspendre, à partir de janvier, la production de son avion vedette, après deux accidents qui ont fait 346 morts en quelques mois.

L’avionneur américain dit avoir évalué “continuellement” ses plans de production en cas d’immobilisation prolongée du MAX. ”À la suite de cette évaluation continue, nous avons décidé de donner la priorité à la livraison des avions stockés et de suspendre temporairement la production du programme 737 à partir du mois prochain”, a-t-il indiqué dans un communiqué.

À ce stade, il ne prévoit pas de suppressions d’emplois mais cette décision risque de perturber grandement ses sous-traitants. “Nous pensons que cette décision perturbe le moins le maintien du système de production à long terme et la santé de la chaîne d’approvisionnement”, a néanmoins commenté Boeing, qui contribue grandement à l’économie américaine.

Un calendrier incertain

Cette décision, prise au cours d’une réunion lundi, est motivée par un certain nombre de facteurs, a de plus expliqué l’avionneur, notamment l’incertitude concernant le calendrier et les conditions de remise en service de l’appareil ainsi que les approbations relatives à la formation des pilotes à l’échelle mondiale.

“Nous continuerons d’évaluer nos progrès en vue de la remise en service (du MAX) et de prendre des décisions quant à la reprise de la production et des livraisons en conséquence”, poursuit Boeing. Il rappelle que sa priorité première reste la sécurité.

Boeing avait indiqué en octobre qu’il réfléchissait à suspendre ou à réduire la production du 737 MAX alors que les exemplaires s’accumulent dans son usine américaine de Renton, près de Seattle. Bien que son avion vedette soit interdit de vol depuis neuf mois à la suite de deux accidents, l’avionneur américain avait poursuivi jusqu’alors sa production.

Après l’immobilisation de toute la flotte, Boeing avait décidé de réduire les cadences de production pour les faire passer de 52 à 42 appareils par mois. “Nous continuons de travailler étroitement avec la FAA (le régulateur américain, ndlr) et les régulateurs du monde entier pour sa remise en service en sécurité”, avait indiqué à l’AFP dimanche soir un porte-parole après des spéculations dans la presse.

“Nous continuerons d’évaluer les décisions relatives à la production en fonction du moment et des conditions de remise en service, lesquels seront fondés sur les approbations réglementaires et pourront varier selon la juridiction”, avait-il ajouté.

Deux tragédies en quelques mois

Aucune date de remise en service n’est pour l’heure avancée. Et le régulateur américain, la FAA, qui a été vertement critiqué dans le processus de certification, martèle qu’il ne donnera pas son assentiment avant d’être assuré que les correctifs apportés à l’appareil assurent une sécurité maximale.

La décision de clouer au sol les 737 MAX avait été prise par les autorités du monde entier après l’accident d’un exemplaire de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts le 10 mars. Cette tragédie était survenue moins de cinq mois après l’accident meurtrier d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air, fin octobre 2018, qui avait tué 189 personnes dans des conditions similaires.

Dans les deux catastrophes, le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause.

L’action de Boeing a perdu 4,3% lundi en séance officielle.