18. sept., 2020

L' express de Madagascar
Le 22 août septembre 2020

17. sept., 2020

BAD

Si vous voulez visionner l'article intitulé :"Banque africaine de développement : Akinwumi Adesina réélu président"; cliquer ici

17. mars, 2020

Si vous voulez visionner l'article intitulé : "une baisse de 50% des revenus à cause du coronavirus"; cliquer ici

27. févr., 2020

Marianne

Des aides de la Banque mondiale pour les pays pauvres seraient détournées vers… des paradis fiscaux

Par Anaïs Grand

Publié le 21/02/2020

 Les aides de la Banque mondiale aux pays les plus pauvres profiteraient finalement aux plus riches. Dans une étude publiée ce mardi 18 février, la Banque mondiale estime un "taux de fuite moyen" vers des comptes off-shore à hauteur de 7,5%.

C'est une des raisons pour lesquelles Pinelopi "Penny" Koujianou Golberg, économiste en chef de la Banque mondiale, a démissionné le 5 février dernier. Dans une étude publiée ce mardi 18 février, l'institution estime qu'une partie des aides données aux pays pauvres partiraient vers des paradis fiscaux. L'étude intitulée "L'aide financière accaparée par les élites" suggère également que 5% des financements se retrouveraient dans des comptes offshore. Le taux attendrait même 15% pour 7 pays les plus dépendants des aides de la Banque mondiale, comme le Burundi, la Guinée-Bissau ou encore la Sierra Leone.

"L'aide financière accaparée par les élites"

L'institution s'est penchée sur 22 des pays qui ont le plus besoin de contributions. Pour une subvention égale à 1% du PIB, les dépôts dans les paradis fiscaux augmentent de 3,4%, tout en étant égal à zéro dans les pays qui n'en sont pas. L'étude diffusée montre que "les versements d'aides coïncident avec une augmentation importante de transferts vers des centres financiers offshore connus pour leur opacité fiscale comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïman et Singapour". "Si d’autres interprétations sont possibles, relèvent ses auteurs, cela suggère une évasion sur des comptes bancaires privés dans ces paradis fiscaux."

Dix-neuf de ces pays sont en Afrique, avec des dépôts annuels représentant dans certains Etats des sommes très importantes : 103 millions de dollars pour le Burundi, 145 pour la Tanzanie, ou encore 193 millions de dollars pour Madagascar. Les auteurs estiment également que le détournement de fonds par les "élites" des pays est l'explication la plus plausible, même s'il en existe d'autres. "L'aide détournée par les politiques au pouvoir, les bureaucrates et leurs acolytes est cohérente avec la totalité des schémas observés". Le rapport précise également que les effets sont plus importants pour les pays "les plus corrompus".

Les auteurs estiment également que le détournement de fonds par les "élites" des pays est l'explication la plus plausible, même s'il en existe d'autres.

Dans tous les cas, les économistes de l'étude insistent sur l'importance des sommes captées : "Ces taux représentent une estimation à minima car l'étude ne prend en compte que les transferts vers des comptes offshore, sans intégrer les possibles dépenses en immobilier ou en biens de luxe".

 

30. janv., 2020

Marianne

En 2020, l'Europe sera championne du monde de la distribution... de dividendes

Par Magazine Marianne

Publié le 17/01/2020

 Selon les prévisions annuelles d’Allianz Global Investors, les sociétés européennes pourraient distribuer 359 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2020. Plus qu'en Asie ou qu'aux Etats-Unis.

The place to be… Selon les prévisions annuelles d’Allianz Global Investors, rapportées par Les Echos ce vendredi 17 janvier, les sociétés européennes pourraient distribuer 359 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2020, soit plus que leurs rivales américaines et asiatiques.

Avec 12 milliards d'euros de dividendes de plus que l'année dernière (+3,6 %), les entreprises du Vieux continent établiraient ainsi un nouveau record. Pour se donner un ordre de grandeur, 359 milliards d’euros, c’est huit milliards de plus que le PIB du Danemark, ou encore l’équivalent du prix "sur catalogue" d'une flottille de 1.200 Airbus A-330. C'est 306.575.576 smics mensuels net – mais seulement 3,58 Bernard Arnault.

Lire aussiBernard Arnault VS Lucy : la doyenne de l'humanité aurait dû travailler 10 millions d'années au Smic pour être aussi riche que le milliardaire

une valeur sûre

Si les dividendes sont si prisées, c'est notamment parce 60% des obligations d'Etat de la zone euro ont aujourd'hui un rendement nominal négatif. En comparaison, 95 % des entreprises du STOXX Europe 600 – l’indice financier regroupant les 600 principales valeurs boursières européennes - versent des dividendes. Par ailleurs, la volatilité – le risque qu'un actif perde de sa valeur – des dividendes est faible, autour de 3 % sur les dix dernières années. Autrement dit, les actions européennes sont une valeur sûre, et qui rapporte.

En effet, les rémunérations des actions des entreprises européennes sont les plus intéressantes du marché : fin 2019, leur rendement – la part de dividendes par rapport à la capitalisation totale d’un titre – était de 3,7 % en Europe - et jusqu’à 4,6 % au Royaume-Uni -, contre 1,9 % aux Etats-Unis, 2 % en Chine et 2,3 % au Japon.

En France, 2019 a d’ailleurs été un millésime exceptionnel, puisque le montant du Jackpot restitué aux actionnaires du CAC 40 a bondi de 12 % par rapport à 2018. Les détenteurs d'actions de la cote parisienne ont perçu 60 milliards d'euros de dividendes, selon la dernière étude annuelle réalisée par la lettre Vernimmen.net.