17. janv., 2020

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Le mardi 7 janvier 2020

18. déc., 2019

Le Huffpost

16/12/2019

Boeing suspend la production de ses 737 MAX, après deux accidents meurtriers

Le 737 MAX a récemment été associé au crash d'un avion d’Ethiopian Airlines en mars et à celui d'un avion de Lion Air en octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts.

TRANSPORTS - Boeing n’a pas obtenu l’aval des autorités aériennes pour faire revoler son 737 MAX. Le constructeur aéronautique s’est donc résolu ce lundi 16 décembre à suspendre, à partir de janvier, la production de son avion vedette, après deux accidents qui ont fait 346 morts en quelques mois.

L’avionneur américain dit avoir évalué “continuellement” ses plans de production en cas d’immobilisation prolongée du MAX. ”À la suite de cette évaluation continue, nous avons décidé de donner la priorité à la livraison des avions stockés et de suspendre temporairement la production du programme 737 à partir du mois prochain”, a-t-il indiqué dans un communiqué.

À ce stade, il ne prévoit pas de suppressions d’emplois mais cette décision risque de perturber grandement ses sous-traitants. “Nous pensons que cette décision perturbe le moins le maintien du système de production à long terme et la santé de la chaîne d’approvisionnement”, a néanmoins commenté Boeing, qui contribue grandement à l’économie américaine.

Un calendrier incertain

Cette décision, prise au cours d’une réunion lundi, est motivée par un certain nombre de facteurs, a de plus expliqué l’avionneur, notamment l’incertitude concernant le calendrier et les conditions de remise en service de l’appareil ainsi que les approbations relatives à la formation des pilotes à l’échelle mondiale.

“Nous continuerons d’évaluer nos progrès en vue de la remise en service (du MAX) et de prendre des décisions quant à la reprise de la production et des livraisons en conséquence”, poursuit Boeing. Il rappelle que sa priorité première reste la sécurité.

Boeing avait indiqué en octobre qu’il réfléchissait à suspendre ou à réduire la production du 737 MAX alors que les exemplaires s’accumulent dans son usine américaine de Renton, près de Seattle. Bien que son avion vedette soit interdit de vol depuis neuf mois à la suite de deux accidents, l’avionneur américain avait poursuivi jusqu’alors sa production.

Après l’immobilisation de toute la flotte, Boeing avait décidé de réduire les cadences de production pour les faire passer de 52 à 42 appareils par mois. “Nous continuons de travailler étroitement avec la FAA (le régulateur américain, ndlr) et les régulateurs du monde entier pour sa remise en service en sécurité”, avait indiqué à l’AFP dimanche soir un porte-parole après des spéculations dans la presse.

“Nous continuerons d’évaluer les décisions relatives à la production en fonction du moment et des conditions de remise en service, lesquels seront fondés sur les approbations réglementaires et pourront varier selon la juridiction”, avait-il ajouté.

Deux tragédies en quelques mois

Aucune date de remise en service n’est pour l’heure avancée. Et le régulateur américain, la FAA, qui a été vertement critiqué dans le processus de certification, martèle qu’il ne donnera pas son assentiment avant d’être assuré que les correctifs apportés à l’appareil assurent une sécurité maximale.

La décision de clouer au sol les 737 MAX avait été prise par les autorités du monde entier après l’accident d’un exemplaire de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts le 10 mars. Cette tragédie était survenue moins de cinq mois après l’accident meurtrier d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air, fin octobre 2018, qui avait tué 189 personnes dans des conditions similaires.

Dans les deux catastrophes, le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause.

L’action de Boeing a perdu 4,3% lundi en séance officielle.

 

18. nov., 2019
Sommet Africain du commerce et de l'Investissement
 
 
Sous Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Sommet Africain du
Commerce et de l’Investissement - Ifrane Forum tient sa 4ème édition, du 4
au 6 Décembre 2019, sous le thème “Innover et Entreprendre pour transformer
l’Afrique”

3 jours de conférences et workshops pour mettre en lumière l’importance de
entrepreneuriat et de l’Innovation pour le développement économique de
l’Afrique et faire connaitre des histoires de succès « Made In Africa » avec
la présence de près de 200 chef-fe-s d'entreprises, investisseurs,
startuppers, opérateurs économiques et décideurs politiques de 25 pays
d'Afrique.

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31. oct., 2019

Français à l’étranger.fr

Banque Mondiale : Le projet DOING BUSINESS

Un projet pour mesurer la réglementation des affaires et son application effective dans 190 économies.

Publié il y a 6 heures le 29 octobre 2019 Par Weena Truscelli

 Dans certains pays, des lourdeurs administratives ou des coûts de transaction injustifiables sont un frein au bon fonctionnement des échanges commerciaux et découragent les entrepreneurs et investisseurs mêmes les plus téméraires. Sans oublier que : “Les pesanteurs réglementaires risquent de faire sortir du périmètre de contrôle des organismes de surveillance et du fisc les entreprises tentées par l’ombre du secteur informel ou par une délocalisation dans des pays où le climat des affaires est plus favorable.“

Prenant en compte de nombreux paramètres,  la 17ème édition du Rapport Doing Business publié par la Banque Mondiale,  analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires et d’établir un classement des économies du monde les plus performantes du point de vue de la facilité de faire des affaires. Selon l’étude, les dix économies qui arrivent en tête de ce classement sont, dans l’ordre : la Nouvelle- Zélande, Singapour, la RAS de Hong Kong en Chine, le Danemark, la République de Corée, les États-Unis, la Géorgie, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède.

“Les économies qui obtiennent les meilleurs résultats ont plusieurs caractéristiques en commun, notamment l’utilisation généralisée de systèmes électroniques. Les 20 premières économies du classement se sont toutes dotées de systèmes en ligne pour la constitution d’une société, la déclaration des revenus et les procédures liées aux transferts de propriété. En outre, 11 d’entre elles disposent de systèmes numérisés de gestion des permis de construire.  Ces économies possèdent en général un cadre réglementaire solide, associé à un degré élevé de transparence.

Le rapport classe également les pays en fonction de la progression de leur climat des affaires. Doing Business 2020 constate ainsi que les dix économies qui se sont le plus améliorées dans ce domaine sont l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Togo, Bahreïn, le Tadjikistan, le Pakistan, le Koweït, la Chine, l’Inde et le Nigéria. “

 

16. oct., 2019

Marianne

EDF : pourquoi la privatisation annonce des hausses massives du prix de l’électricité​ 

Par Emmanuel Lévy, Publié le 11/10/2019 à 07:30

Le projet "Hercule" d'EDF ne se cantonne pas à l'espace financier. Le procédé, qui compte séparer l'opérateur en deux, pousse plus avant la privatisation et avec elle… la hausse de la facture d'électricité pour les consommateurs. Démonstration.

« Il faut également protéger les consommateurs français contre les hausses de prix de marché, qui peuvent fluctuer très fortement. » L'injonction ne vient pas d'une association de consommateurs mais de Jean-Bernard Lévy, le patron d'EDF. Dans un mail confidentiel adressé au top management du groupe et destiné à faire le point sur le projet « Hercule », le patron d'EDF sait qu'il tient là un des arguments capables de faire mouche auprès de l'opinion publique. En l'état, le projet conforte en effet la marche vers un système concurrentiel, déjà synonyme de facture plus « salée » pour les consommateurs.

Et de fait, après une hausse de 7% en 2019, les Français devraient à nouveau voir leur facture gonfler au 1er janvier 2020, de 3,5% à 4%, soit près de 60 euros par an pour les ménages se chauffant à l'électricité, selon une information du Parisien. Longtemps habitués à un kilowattheure bon marché, les Français ont pu goûter, depuis dix ans, aux joies de la concurrence. Là où était promise une baisse générale des prix, c'est au contraire un mouvement massif de hausse qui s'est produit. Selon les chiffres d'Eurostat, l'électricité, qui était 30% moins chère que la moyenne européenne, en 2010, ne l'était plus que de 17% en 2016. Depuis 2010, alors que la structure de production n'a quasiment pas évolué - elle reste à 85% nucléaire -, le kilowattheure a progressé de plus de 30%…

Chère transition verte

Si les coûts de production sont restés stables, ainsi que le coût de commercialisation, 35% de la facture en 2017, il en va tout autrement de ses deux autres composantes : les taxes et les coûts de transport. Les premières pèsent à présent près de 35% de la facture, 30% pour les seconds. Ces deux postes se sont littéralement envolés, sous le même effet : la politique de transition énergétique vers les renouvelables, éolien et solaire en tête. Or « Hercule » envisage d'aller plus avant dans cette mutation, à travers une filiale en partie privatisée (EDF « vert »). Une part accrue des taxes est en effet affectée à l'ensemble du système de subvention des éoliennes, panneaux solaires et autres travaux d'isolation thermique.

Quand à RTE, l'entreprise qui gère le maillage électrique du pays, elle-même explique dans son rapport annuel que le tiers de ses investissements est aujourd'hui consacré à l'adaptation du réseau « à la transition énergétique » . Des milliards d'euros facturés par EDF aux consommateurs et qui finissent dans d'autres caisses que celles de l'opérateur historique.

Concurrence perdante pour EDF

Autre facteur inflationniste visible sur la facture énergétique et renforcé par « Hercule » : la généralisation de la concurrence sur le marché électrique. « Le marché de l'électricité est typiquement celui pour lequel la concurrence est moins efficiente. Mais qu'importe : sous la pression de Bruxelles, la France a dû créer artificiellement un marché concurrentiel de l'électricité. Or les deux énergies les moins chères que sont le nucléaire et l'hydroélectrique sont dans les mains d'EDF, ce qui complique les choses pour les concurrents, qui sont essentiellement des distributeurs qui achètent de l'énergie. Pour que cela fonctionne, EDF a été contraint de fournir à un prix coûtant son électricité nucléaire à ses concurrents » , explique David Cayla, économiste à l'université d'Angers. Ce programme porte un nom : Arenh pour Accès régulé à l'énergie nucléaire historique.

Pour ses concurrents, c'est simple. Soit le prix sur le marché européen est inférieur, et ils se fournissent sur le marché de gros, soit c'est plus cher et ils frappent à la porte d'EDF. Autrement dit, l'opérateur historique perd sur tous les tableaux : quand il pourrait vendre plus cher sa production sur le marché national ou à l'export, vers l'Allemagne, par exemple, il doit la vendre à prix coûtant. Et quand c'est moins cher, EDF, dont les productions sont quasi constantes, se retrouve avec des surplus dont personne ne veut. Bref, l'opérateur historique est grand perdant.