24. sept., 2019

Le Figaro.fr

Municipales: le candidat préféré des Parisiens pour boire une bière est... Cédric Villani

Par  Pierre Lepelletier Publié le 19/09/2019 à 18:00

SONDAGE - Selon une étude exclusive dévoilée par Le Figaro, le député LREM de l’Essonne, qui s’est lancé en dissidence dans la capitale, devance d’une courte tête la socialiste Anne Hidalgo. Les autres sont loin derrière.

Et si vous pouviez boire un coup avec un candidat à la mairie de Paris? Un sondage «Beer test», réalisé par l’agence de communication CorioLink en partenariat avec l’Ifop, a demandé l’avis des Parisiens. Pour 39% des sondés, le meilleur candidat avec qui partager une bière est Cédric Villani, le député LREM de l’Essonne qui présente une candidature dissidente dans la capitale. Il est suivi de près par la maire sortante, la socialiste Anne Hidalgo, qui recueille 36% des faveurs de ce même panel. Les autres candidats arrivent loin derrière: l’ancien porte-parole du gouvernement et candidat officiel de La République en marche, Benjamin Griveaux, partage la troisième place du podium avec Rachida Dati (tous les deux à 29%), qui réclame l’investiture LR.

On retrouve plus bas dans le classement le communiste Ian Brossat (21%), le leader de «Parisiennes, Parisiens», Gaspard Gantzer (20%), l’Insoumise Danielle Simonnet (19%) et l’écologiste David Belliard (17%). Arrivent enfin le candidat d’Agir, Pierre-Yves Bournazel (16%) et l’emblématique forain Marcel Campion (13%). La lanterne rouge est le candidat soutenu par le Rassemblement national, Serge Federbusch (10%). Pas une surprise, tant les scores du parti de Marine Le Pen sont traditionnellement faibles dans la capitale.

L’ouest préfère Villani, l’est Hidalgo

Si l’on se penche sur le détail des résultats par arrondissement, Cédric Villani apparaît comme la personnalité la plus plébiscitée par le centre et par l’ouest de Paris - ancrés à droite. Dans les six premiers arrondissements au cœur de la capitale, une bière avec Cédric Villani attire même près d’un interrogé sur deux (48%). Un résultat quasiment similaire dans le XIXème et le XXème pour Anne Hidalgo qui arrive, elle, en tête dans sept arrondissements à l’est, traditionnellement à gauche.

«Nous avons importé le “Beer Test” des États-Unis pour mesurer le degré de convivialité des candidats auprès de leurs électeurs», explique Pierre Alibert, le cofondateur de l’agence de communication CorioLink, en charge de l’enquête. «Si ce sondage ne vaut pas intention de vote, il nous renseigne sur une donnée essentielle: celle de la capacité des candidats à créer un lien de sympathie avec les Parisiens et à capter leur attention pour les convaincre de la pertinence de leur candidature».

 

13. sept., 2019

Marianne

"Ses adversaires feraient bien de s'en méfier." - AFP

Cédric Villani : enquête sur les réseaux de celui qui défie Macron à Paris

Par Soazig Quéméner Publié le 05/09/2019

A 45 ans, le député de l'Essonne se lance dans la bataille de Paris. Cédric Villani peut s'appuyer sur un solide maillage constitué au fil de ses multiples expériences scientifiques, ou politiques.

« Il n'est ni un naïf ni un professeur Nimbus. Ses adversaires feraient bien de s'en méfier. » La remarque de Michel Broué, mathématicien de renom, à propos de celui qui a décidé de s'affranchir de l'appareil de La République en marche et de se lancer dans une aventure dissidente à Paris vaut pour Benjamin Griveaux, candidat officiel LREM, Anne Hidalgo, et un peu pour Emmanuel Macron, dont Cédric Villani perturbe les plans pour les municipales.

La macronie prise à son propre jeu

Michel Broué, ex-trotskiste, proche d'Edwy Plenel, reflète bien l'éclectisme amical que cultive un député de l'Essonne qui sous sa plaisante défroque gothique avec lavallière et broche araignée, allure récemment assagie, reste encore mystérieux. La Macronie n'a rien vu venir. On pouvait pourtant lire l'envergure de Cédric Villani dans le solide mille-feuille de connaissances, glanées par le médaillé Fields, l'équivalent d'un prix Nobel en mathématiques. « Il a un carnet d'adresses colossal en France et à l'étranger », observe Anne-Christine Lang, la seule députée LREM de Paris dans son écurie. Dont beaucoup de soutiens de Macron en 2017. Sa déclaration d'intérêts, publiée après son élection, donne une idée de l'étendue de son champ d'intervention. Universitaire, Cédric Villani est membre de l'Académie des sciences, a été éditeur, membre du conseil scientifique d'Orange, EDF ou Atos, et a donné d'innombrables conférences et cours en France et à l'étranger. Sans compter les contacts noués à l'Assemblée nationale.

 

16. juil., 2019

Le Huffpost

10/07/2019

Benjamin Griveaux a convaincu la CNI d'En Marche!, pas ses rivaux. L'ancien porte-parole du gouvernement a été préféré sans surprise au député-mathématicien Cédric Villani. Il lui faut désormais rassembler pour espérer l'emporter.

Par Geoffroy Clavel

POLITIQUE - Il n’y aura donc pas de coup de théâtre au siège de La République En Marche. Du moins pas ce mercredi soir. Sans surprise, la Commission nationale d’investiture (CNI) a proposé la candidature de Benjamin Griveaux pour porter les couleurs de LREM aux élections municipales à Paris. Décision validée par le bureau exécutif du parti présidentiel qui s’est réuni dans la soirée.

La désignation de l’ancien porte-parole du gouvernement est tout sauf un coup de théâtre. Compagnon de route de la première heure d’Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux avait été autorisé à quitter le gouvernement avant même les élections européennes pour briguer l’investiture de LREM dans la capitale, où il a été élu député en 2017.

“Lors de son audition, Benjamin Griveaux est celui qui a le plus convaincu”, a indiqué la CNI dans un communiqué, en saluant “un diagnostic étoffé des attentes des Parisiens et Parisiennes, réalisé sur la base de rencontres et d’échanges avec plus de 1000 personnes, conformément à l’ADN d’En marche et à ce que le mouvement attend de ses candidats”.

S’il a toujours fait office de favori, bénéficiant du soutien de plusieurs ministres et députés en vue de la majorité, ainsi que de plusieurs représentants locaux du parti présidentiel, Benjamin Griveaux s’est en revanche heurté à l’opposition de plus en plus virulente de ses rivaux, dont plusieurs ont dénoncé le verrouillage de la procédure de désignation du candidat LREM à Paris.

L’équation Villani à plusieurs inconnues

Le premier d’entre eux, Cédric Villani, qui bénéficiait d’une dynamique de fin de campagne ces derniers jours avec le ralliement de Mounir Mahjoubi et de l’élue locale Anne Lebreton, a anticipé l’annonce de la victoire de son adversaire par “l’appareil de LREM”. Une formulation qui laisse peu de doute quant au crédit qu’il apporte à la Commission nationale d’investiture et à l’objectivité de sa décision.

Déplorant que ses “appels” à “renouer avec l’esprit et les valeurs du mouvement imaginé par Emmanuel Macron” n’aient pas été entendus, le député-mathématicien n’a pas apporté son soutien à Benjamin Griveaux. “J’aurai prochainement l’occasion de m’exprimer sur les perspectives qu’il convient à présent d’ouvrir”, a-t-il glissé de manière sibylline.

Le lauréat de la médaille Fields envisage-t-il une candidature hors-parti? Ce scénario, évoqué mais jamais confirmé par son entourage, provoquerait à coup sûr la défaite du camp présidentiel dans une élection municipale parisienne qui s’annonce hautement indécise.

Sentant poindre les divisions du camp macroniste, les soutiens de la maire sortante socialiste Anne Hidalgo se sont d’ailleurs empressés de jeter de l’huile sur le feu. “J’adresse par avance mes félicitations à Benjamin Griveaux pour sa désignation qui rappelle ces mots du Cid de Corneille ‘À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire’”, s’est moqué le premier adjoint Emmanuel Grégoire. “Il eut été plus honnête de faire l’économie de ce processus-alibi sans suspense ni sincérité”, tacle-t-il sur Twitter.

“Cédric, ne pleure pas, reviens à la maison, on t’aime toujours”, a raillé l’adjoint Jean-Louis Missika en ironisant sur le fait que Cédric Villani avait soutenu Anne Hidalgo en 2014. 

Griveaux condamné à rassembler pour l’emporter

 a balle est désormais dans le camp de l’ancien porte-parole du gouvernement. Une fois investi par la direction du parti, c’est à Benjamin Griveaux de démontrer qu’il est capable de se réconcilier avec ses rivaux d’hier pour ensuite rassembler au-delà de La République En Marche. “Il est temps pour nous de nous mettre en ordre de bataille”, a d’ailleurs exhorté Benjamin Griveaux à l’issue de son grand oral. 

L’affaire ne sera pas simple. Côté Villani, la réconciliation s’annonce d’autant plus douloureuse que ses partisans avaient fait circuler ce mercredi un ultime sondage Ifop montrant qu’il faisait mieux que son rival en termes d’intentions de vote.

Pour l’heure, les soutiens de Cédric Villani dans cette campagne interne, dont l’ancien ministre Mounir Mahjoubi et l’élue locale Anne Lebreton, n’ont pas fait savoir s’ils entendaient soutenir Benjamin Griveaux comme le voudrait la règle.

Également candidat à l’investiture, l’outsider Hugues Renson, député LREM du 15e arrondissement, n’a pas encore fait connaître ses intentions. Mais la veille, lui aussi avait répété ses critiques contre un calendrier jugé trop précipité, appelant à davantage de temps “pour débattre”.

Rassembler est pourtant un impératif. Car si les sondages accordent à Benjamin Griveaux une avance de plusieurs points face à Anne Hidalgo, le mode de scrutin par arrondissements et les réserves de voix écologistes bénéficient pour l’heure à la maire sortante. Et il faut encore que les Marcheurs s’entendent avec les deux candidats indépendants jugés Macron-compatibles, le député Pierre-Yves Bournazel et l’ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer.

C’est d’ailleurs, selon la CNI, un des éléments qui a joué en faveur de l’ancien porte-parole du gouvernement. “Benjamin Griveaux a prouvé sa capacité à rassembler aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du mouvement”, a encore considéré la CNI dans son communiqué, qui salue “son positionnement central, son approche pragmatique et ambitieuse de l’écologie et son projet pour Paris”.

Pour LREM, l’enjeu du rassemblement dépasse par ailleurs le seul cadre de la capitale. Un peu partout dans le pays, les investitures aux élections municipales suscitent des tensions et des frustrations. À Lyon, le maire sortant Gérard Collomb est engagé dans un bras de fer avec son ex-dauphin à la métropole, David Kimelfeld. À Bordeaux, LREM et le Modem soutiennent deux candidats rivaux. Nul doute que le climat électoral dans la capitale donnera le ton de la campagne à venir. 

 

10. juil., 2019

Un socialiste italien prend la tête du Parlement européen

Le nouveau président du parlement européen David Sassoli, le 3 juillet à Strasbourg
 
Le Parlement européen a élu mercredi le social-démocrate italien David Sassoli à sa présidence, le dernier des postes clés de l'UE qui restait à pourvoir après le sommet marathon conclu la veille par les dirigeants des 28 à Bruxelles.

L'ancien journaliste de télévision, eurodéputé depuis 2009, succède pour un mandat de deux ans et demi à son compatriote Antonio Tajani (PPE, droite) au perchoir de l'assemblée, un peu plus d'un mois après les élections européennes.

Ce candidat surprise de 63 ans a été élu à l'issue du deuxième tour d'un vote à bulletin secret, avec 345 voix (sur 667 votes valides). Il avait pour concurrents la députée écologiste allemande Ska Keller (119 voix), l'Espagnole d'extrême gauche Sira Rego (43) et le conservateur eurosceptique tchèque Jan Zahradil (160).

"Nous devons avoir le courage de relancer notre projet d'intégration, nous devons faire évoluer notre Union", pour qu'elle soit plus réactive "aux exigences des citoyens", a déclaré M. Sassoli dans l'hémicycle après l'annonce de son élection.

- Pas de candidat PPE -

Le PPE, dont le groupe au Parlement est le plus large (182 députés), devant celui des sociaux-démocrates (154), n'avait pas présenté de candidat face à M. Sassoli, prenant acte du partage des hauts postes européens décidé la veille par les 28 à Bruxelles.

Le groupe libéral, Renew Europe (108 députés, troisième en termes d'effectifs), où siègent les macronistes français, avait pris la même décision.

La présidence du Parlement fait partie des hautes fonctions de l'UE que veulent se répartir les grandes familles politiques européennes, même si elle est beaucoup moins convoitée que celle de la Commission.

Pour succéder au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker début novembre, les dirigeants des Etats membres sont tombés d'accord mardi sur le nom de la ministre allemande Ursula von der Leyen, une proche de la chancelière Angela Merkel.

La Française Christine Lagarde a de son côté été proposée pour la présidence de la BCE, tandis que le Premier ministre libéral belge Charles Michel prendra la tête du Conseil européen, l'instance regroupant les dirigeants des 28.

Prenant acte de l'attribution de la Commission au PPE, dont il dirige le groupe au Parlement, l'Allemand Manfred Weber s'était dit "prêt à soutenir" le candidat des sociaux-démocrates pour le perchoir.

M. Weber a ainsi renoncé à se présenter lui-même, après avoir déjà jeté l'éponge pour la tête de l'exécutif européen.

Il estimait pourtant que le poste de patron de la Commission lui revenait, en tant que candidat tête de liste ("Spitzenkandidat" selon le terme allemand usité) du parti ayant recueilli le plus de voix aux élections européennes de mai.

Mais c'était sans compter sur l'hostilité de plusieurs dirigeants, en particulier du président français Emmanuel Macron, qui estimait qu'il n'avait pas l'envergure suffisante.

- "Pas l'homme du Conseil" -

De leur côté, les sociaux-démocrates du Parlement ont fustigé le "paquet" conclu par les dirigeants des 28, même s'ils héritent du poste de chef de la diplomatie européenne pour l'Espagnol Josep Borrell.

Ils jugent que la présidence de la Commission devait revenir à leur "Spitzenkandidat", le Néerlandais Frans Timmermans. Mais ce dernier a pâti notamment de la fronde des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie).

Pour garantir un "équilibre", les dirigeants des 28 avait suggéré mardi que le Parlement élise un président socialiste.

"Je ne suis pas l'homme du Conseil, je sors des rangs du Parlement", a ainsi dû se défendre mercredi David Sassoli, soucieux de ne pas être perçu comme le fruit d'un partage des postes critiqué par les eurodéputés de son propre groupe.

Pour la présidence de la Commission, les jeux ne sont pas encore faits pour Mme von der Leyen, qui a réservé mercredi son premier déplacement de candidate au Parlement européen, où elle a notammment participé à une réunion du PPE.

Midi Madagascar

Le 4 juillet 2019

28. mai, 2019

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