14. mars, 2017

Elections législatives

Réflexions sur l’environnement de la campagne des  élections législatives françaises 2017 dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger.

Le constat est fait d’une faible participation  aux élections organisées à l’étranger comparé aux mêmes élections organisées en France. Ce constat a été souligné récemment par la cour des comptes qui relève le coût important de l’organisation des élections pour les Français résidant hors de France en rapport avec le taux de participation et donc l’intérêt des populations.

L’annulation du vote électronique pour les élections législatives de 2017 va fragiliser la pérennité de l’existence des députés des Français de l’Etranger. Il est en effet à craindre que cette décision n’entraine une baisse notable de la participation à l’élection alors que cette participation était déjà peu satisfaisante. Mise en perspective avec le programme des principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, l’incertitude s’installe s’agissant des élections législatives à l’étranger.

Lors des élections législatives de 2012, nous avons fait l’expérience de l’extrême difficulté de mener une campagne dans des circonscriptions qui sont parfois à la dimension d’un continent. Certes, il revient d’abord aux candidats de s’organiser avec des relais auprès des communautés Françaises dans chaque pays. Cependant, chacun mesure que l’intérêt des communautés françaises dans cette élection législative est influencé par la proximité de l’information que ces communautés pourront recevoir des candidats. Il revient donc à l’ensemble des acteurs, candidats et administration en particulier, de s’interroger par rapport aux règles qui codifient le déroulement de la campagne, dans le but de rechercher une optimisation de la participation citoyenne au scrutin des élections législatives.

C’est le sens de cette note.

Eléments défavorables :

  • Taille des circonscriptions : certaines dépassent la quarantaine de pays (10ème et 11ème). C’est une grande difficulté sur deux plans : l’impossibilité d’être, durant la campagne, en situation présentielle dans l’ensemble des pays composant la circonscription, la difficulté de la communication avec une LEC très segmentée et parfois des pays où la faiblesse du développement du numérique est un handicap.
  • Absence de passeport  facilitateur des déplacements des candidats : difficulté importante pour obtenir des visas selon le lieu de résidence des candidats.
  • Absence de reconnaissance d’un « statut » du candidat par la DFAE, bien que le candidat soit enregistré auprès du Ministère de l’intérieur.
  • La réglementation concernant les comptes de campagne est trop complexe.

Eléments favorables :

  • Financement de l’Etat satisfaisant

Questionnement : quelles mesures pourraient être envisagées pour faciliter l’exercice de la démocratie de façon non partisane et favoriser ainsi une meilleure participation aux scrutins des prochaines élections législatives.

 

 
Jean-Daniel Chaoui
Conseiller consulaire Madagascar
Candidat sur la 10ème circonscription en 2012