17. mars, 2017

Vote électronique

 

Du mardi 7 mars 2017 - de la part de Stéphane Le Foll

VOTE DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER

Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle s’est exprimé ce mardi sur la décision de ne pas organiser de vote électronique pour l’élection des députés des Français de l’étranger en juin prochain. Ses critiques sont aussi excessives sur la forme qu’injustifiées sur le fond. La responsabilité du gouvernement est de ne prendre aucun risque face aux menaces de cyber-attaques. Les Pays-Bas, pourtant adeptes du vote électronique, ont pris la même décision. Il est inacceptable d’entendre dire que cette décision représente un « déni de démocratie » : les Français de l’étranger pourront toujours élire leurs députés (vote à l’urne, correspondance, procuration) ; un effort exceptionnel sera fait par l’Etat en ouvrant plus de bureaux de vote à l’étranger. Enfin, il n’est pas non plus tolérable que le ministère des Affaires étrangères soit accusé d’un « beau gâchis d’argent public » : un nouveau système de vote électronique est actuellement en développement, il sera prêt en temps et en heure ; l’intégrité du scrutin en juin 2017 est la priorité.

 

« Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle s’est exprimé [ce mardi] sur la décision de ne pas organiser de vote électronique pour l’élection des députés des Français de l’étranger en juin prochain » (J-M. Ayrault, 07/03/17).

 

« Ses critiques sont aussi excessives sur la forme qu’injustifiées sur le fond » (J-M. Ayrault, 07/03/17) :

-        La responsabilité du gouvernement « est de ne prendre aucun risque qui mettrait en danger ce scrutin essentiel à la vie démocratique de notre pays ».

-        « Il est ahurissant qu’un candidat à la présidence de la République méconnaisse à ce point le niveau élevé de la menace de cyber-attaques alors que des institutions publiques et privées en subissent quotidiennement. Ce n’est pas par hasard que les Pays-Bas, qui utilisent depuis 10 ans le vote électronique, ont décidé cette année de ne pas y recourir ».

 

Il est inacceptable d’entendre dire que « cette décision est un déni de démocratie » (J-M. Ayrault, 07/03/17) :

-        Les Français de l’étranger pourront élire leurs députés en choisissant de voter à l’urne, par correspondance ou par procuration.

-        Le ministère des Affaires étrangères « consentira un effort exceptionnel pour permettre au plus grand nombre d’exprimer leur choix, y compris en ouvrant plus de bureaux de vote à l’étranger que ce qui était prévu ».

 

Il n’est pas non plus tolérable que le ministère des Affaires étrangères « soit accusé d’un beau gâchis d’argent public, alors que le développement d’un nouveau système de vote électronique se poursuit en vue de son utilisation lors de prochaines échéances électorales à l’étranger. La sécurité de ce système est aujourd’hui jugée insuffisante par les experts pour garantir l’intégrité du scrutin ». Le ministère des Affaires étrangères « continuera à travailler d’arrache-pied afin de remédier aux défauts constatés et tenir compte du niveau de la menace » (J-M. Ayrault, 07/03/17).