18. mai, 2017

Législative 2017

Baroin prend la défense de Valls et égratigne Macron

Jeudi 11/05/2017 

Le chef de file des Républicains estime que le traitement de Manuel Valls par la République en Marche pour les législatives "manque de bienveillance".

© Fournis par BFMNews

François Baroin prend la défense de Manuel Valls. - Patrick KOVARIK / AFP

C'est un soutien dont Manuel Valls se serait probablement bien passé. Mercredi, le chef de file des Républicains François Baroin a pris la défense de l'ancien Premier ministre, toujours pas investi par la République en Marche d'Emmanuel Macron pour les élections législatives. 

"Envers Manuel Valls, je trouve que ça manque de bienveillance puisque ça semble avoir été un terme assez à la mode au cours des dernières semaines", a déclaré François Baroin lors d'une conférence de presse en faisant allusion à l'un des termes de prédilection d'Emmanuel Macron pendant sa campagne. "Je ne trouve pas très bienveillant la façon dont on traite un ancien Premier ministre", une façon "radicalement différente de l'aimable sourire offert pendant plusieurs mois de sa campagne présidentielle", a-t-il ajouté.

"Emmanuel Macron aime régler ses comptes avec ceux qui ne l'ont pas aimé"

Invité de la matinale de France 2 ce jeudi matin, François Baroin en a remis une couche: "Je pense qu'il y a des règlements de comptes entre Macron et Valls (...) qui n'ont rien à voir avec la bienveillance qu'on nous a vendue pendant la campagne. Je n'ai jamais vu une telle violence", a-t-il déclaré avant de poursuivre: "On aime ou on n'aime pas Manuel Valls, mais il a servi l'État dans une période difficile. La manière dont il est traité dit beaucoup de l'esprit sectaire de ce mouvement [En marche !] qui se veut très moderne et qui, en trois jours, appartient déjà au passé dans ses méthodes."

Et le chef de file des Républicains de conclure en affirmant qu'Emmanuel Macron "aime régler ses comptes avec ceux qui ne l'ont pas aimé. (...) Il faudrait beaucoup d'argumentation et beaucoup de force de conviction pour expliquer que ce qui se passe avec Manuel Valls procède de la bienveillance naturelle des relations humaines".