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21. févr., 2018

Est-ce la fin du statut de cheminot à la SNCF ? Les syndicats le craignent. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Économie

SNCF : un rapport "décoiffant" envisage la fin du statut de cheminot

Par Magazine Marianne

Publié le 15/02/2018

 Fin du statut de cheminot, SNCF transformée en société privée : un rapport de l'ex-PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta, remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, préconise un big-bang dans le monde du train.

Terminus, tous les cheminots descendent. Tel est l'objectif, à terme, d'un rapport consacré à la SNCF remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Son auteur, Jean-Cyril Spinetta, ex-PDG d'Air France, préconise rien de moins que de transformer l'établissement public en société privée. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, cela permettrait d'abandonner le recrutement de cheminots, ces fonctionnaires aux conditions de travail et de retraite dérogatoires au droit commun.

Plusieurs syndicats, comme la CGT, Sud-Rail et l'Unsa, refusent la libéralisation et souhaitent au contraire que le "monopole de la SNCF" soit "confirmé pour améliorer le service public", selon l'AFP. Reste à connaitre la situation des fonctionnaires qui seraient transférés dans les entreprises privées qui succèderont à la SNCF : conserveront-ils leur statut actuel et l'ensemble de leurs avantages ? Tous les syndicats le réclament.

Demande de Bruxelles

Cette proposition d'un big-bang du train français a été largement soufflée par l'Union européenne. Au nom de la concurrence, la Commission européenne réclame depuis 2010 que la SNCF devienne une société privée, afin qu'elle ne puisse plus bénéficier des garanties de crédit de l'Etat. Bruxelles a donc appelé l'Etat à transformer la SNCF en société anonyme d'ici à 2023.

Le rapport Spinetta devrait également émettre des préconisations sur la reprise de la dette de 50 milliards d'euros de la SNCF par l'Etat. Selon Les Echos, il pourrait également demander la révision à la baisse du nombre de gares TGV. Ces propositions, qualifiées à l'avance de "décoiffantes" par la ministre ne sont pas vouées à mourir dans un tiroir : le gouvernement prévoit une loi d'orientation sur les transports, dès ce printemps. Ce qui promet de beaux débats.

 

13. déc., 2013

Infrastructures : 50 milliards USD

supplémentaires à mobiliser pour l’Afrique

 

Un partenariat stratégique a été signé entre le forum Build Africa et le fonds Africa50 pour les infrastructures, du groupe de la Banque Africaine de Développement(BAD). En effet, le forum Build Africa vise à répondre au déficit d’infrastructures de l’Afrique. Du 5 au 7 février 2014, il rassemblera les décideurs publics et privés du monde entier, impliqués sur cette question, à Brazzaville, en République du Congo. « Build Africa est la plate-forme d’affaires et d’investissements, dédiée aux dirigeants pour les infrastructures en Afrique, tandis que le fonds Africa50 est le levier de la Banque Africaine de Développement pour le développement des projets d’infrastructures en Afrique. En travaillant ensemble, les deux organismes présenteront certains des projets d’infrastructures les plus innovants du continent et élaboreront un cadre pour structurer les futurs projets en Afrique », ont expliqué les représentants des organisateurs du forum.

 

Bons projets. Comme tout le monde le sait, la croissance économique dans les pays de l’Afrique est fortement ralentie par le déficit de ressources mobilisables et le manque de coordination autour des infrastructures. L’objectif du partenariat de Build Africa avec le fonds Africa50 est donc de promouvoir une meilleure compréhension des mécanismes permettant d’améliorer la qualité et les temps de livraison des projets, ainsi que d’encourager le développement de projets « banquables ». Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique doit mobiliser 50 milliards USD supplémentaires par an pour ses infrastructures. Les données recueillies indiquent que  40% de la population n’ont pas encore accès à l’eau potable, 60%, n’ont pas accès à l’assainissement, 30% seulement ont accès à l’électricité et le coût de transport figure parmi les plus élevés au monde. Ces chiffres indiquent la situation générale dans les pays de l’Afrique. Pour Madagascar, le retard est encore plus grand. Pourtant, pourra-t-on enfin bénéficier de ces fonds à mobiliser pour le développement ?

 

Recueilli par Antsa R.

Midi Madagascar, 9/12/2013