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7. déc., 2018

Le général du procès du coup d'Etat manqué de 2015, hier . Le général Diendéré était dans le box des accusés, et a pu donner sa version des faits.

Sa comparution était attendue depuis le début du procès il y a neuf mois: le général Gilbert Diendéré a catégoriquement nié lundi avoir été le cerveau de la tentative de coup d'Etat de 2015 au Burkina Faso.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir.

"Je n'ai ni commandité, ni planifié, ni organisé, ni exécuté ce que d'aucuns appellent le coup d'Etat du 16 septembre 2015", a déclaré à la barre .

"J'ai juste assumé une situation donnée, sur les conseils des médiateurs et après accord de la hiérarchie militaire", a-t-il ajouté .

Lors du putsch, le général Diendéré avait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l'armée loyaliste.

Il s'était rendu le 1er octobre 2015 aux autorités, sortant de lui-même de la résidence du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) à Ouagadougou où il s'était réfugié.

Tentation de médiation

Il est accusé d'atteinte à la sûreté de l'État, trahison et meurtre, lors de ces événements qui ont fait 14 morts et 270 blessés.

Au total 84 accusés sont jugés par un tribunal militaire à Ouagadougou, dont un autre général, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères sous l'ex-président Blaise Compaoré, également présent au procès.(...)

"Des personnels du RSP ont fait irruption dans la salle du conseil des ministres, interpellant des responsables dont le président de la transition, le Premier ministre et deux autres membres du gouvernement qui ont ensuite été internés dans la résidence du palais (présidentiel) de Kossyam", a détaillé Gilbert Diendéré.

Une tentative de médiation menée par un ancien président et un cardinal ayant échoué devant "l'intransigeance des soldats", et l'armée refusant "d'assumer" le pustch, "je me suis trouvé obligé de prendre les devants bien que n'ayant pas été au début" du mouvement, s'est justifié Gilbert Diendéré.

L'Express de Madagascar

Le 27/11/18

 

 

16. déc., 2013

L'Express de Madagascar, 12/11/2013