7. juil., 2017

Violences au Kasaï : L’ONU exige une enquête internationale

Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU a accusé vendredi Kinshasa de ne pas enquêter sérieusement sur les violences au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo, et a exigé une enquête internationale.

Zeid Ra’ad Al Hussein a enjoint le Conseil des Droits de l'Homme de mettre sur pied une commission afin d'enquêter sur les graves abus commis dans la région, notamment les exécutions sommaires, les meurtres d'enfants, le recrutement d'enfants soldats et les violences sexuelles.

"L'étendue et la nature de ces violations des droits de l'Homme, ainsi que les réponses constamment inadéquates des autorités locales nous obligent à demander une enquête internationale pour compléter les efforts nationaux", a-t-il dit dans un communiqué.

La région du Kasaï est secouée depuis septembre par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa.

Ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plus de 400 morts - dont deux enquêteurs de l'ONU en mars - et causé le déplacement de 1,3 million de personnes

Le Conseil des droits de l'Homme a par ailleurs établi l'existence de 42 fosses communes, mais sa porte-parole, Ravina Shamdasani, a averti vendredi que leur nombre pourrait être "beaucoup élevé".

Elle a indiqué que le Conseil avait des informations selon lesquelles les forces armées congolaises pourraient avoir "creusé beaucoup de ces fosses après des accrochages avec des membres présumés de la rébellion de Kamwina Nsapu au cours des mois passés".

Les deux experts de l'ONU tués en mars cherchaient à prouver l'existence de ces charniers.

M. Zeid avait indiqué mardi qu'il attendait "des réponses appropriées du gouvernement (congolais) le 8 juin concernant une enquête conjointe". Mais la ministre des droits de l'Homme congolaise, Marie-Ange Mushobekwa, a répliqué qu'"on ne donne pas d'ultimatum à un État souverain".

Le Haut-Commissaire a reconnu vendredi que c'est "le droit souverain du gouvernement de la RDC de mener des enquêtes judiciaires sur les violations des droits de l'Homme commises sur son territoire".

Il s'est plaint toutefois de l'absence de réponse de Kinshasa "vu la gravité et l'étendue des violations et le besoin impératif de justice pour les victimes".

(AFP)

Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU a accusé vendredi Kinshasa de ne pas enquêter sérieusement sur les violences au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo, et a exigé une enquête internationale. Zeid Ra’ad Al Hussein a enjoint le Conseil des Droits de l'Homme de mettre sur pied une commission afin d'enquêter sur les graves abus commis dans la région, notamment les exécutions sommaires, les meurtres d'enfants, le recrutement d'enfants soldats et les violences sexuelles. "L'étendue et la nature de ces violations des droits de l'Homme, ainsi que les réponses constamment inadéquates des autorités locales nous obligent à demander une enquête internationale pour compléter les efforts nationaux", a-t-il dit dans un communiqué. La région du Kasaï est secouée depuis septembre par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa. Ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plus de 400 morts - dont deux enquêteurs de l'ONU en mars - et causé le déplacement de 1,3 million de personnes Le Conseil des droits de l'Homme a par ailleurs établi l'existence de 42 fosses communes, mais sa porte-parole, Ravina Shamdasani, a averti vendredi que leur nombre pourrait être "beaucoup élevé". Elle a indiqué que le Conseil avait des informations selon lesquelles les forces armées congolaises pourraient avoir "creusé beaucoup de ces fosses après des accrochages avec des membres présumés de la rébellion de Kamwina Nsapu au cours des mois passés". Les deux experts de l'ONU tués en mars cherchaient à prouver l'existence de ces charniers. M. Zeid avait indiqué mardi qu'il attendait "des réponses appropriées du gouvernement (congolais) le 8 juin concernant une enquête conjointe". Mais la ministre des droits de l'Homme congolaise, Marie-Ange Mushobekwa, a répliqué qu'"on ne donne pas d'ultimatum à un État souverain". Le Haut-Commissaire a reconnu vendredi que c'est "le droit souverain du gouvernement de la RDC de mener des enquêtes judiciaires sur les violations des droits de l'Homme commises sur son territoire". Il s'est plaint toutefois de l'absence de réponse de Kinshasa "vu la gravité et l'étendue des violations et le besoin impératif de justice pour les victimes".

AFP