7. août, 2019

L' express de Madagascar
Le 6 juillet 2019

30. juil., 2019

Un comité pour l’exécution du processus

Le ministre des Affaires étrangères, Naina Andrian­tsitohaina a rappelé ce sujet délicat pendant son allocution à la Résidence de France à Ivandry, hier, dans le cadre de la célébration de la fête nationale française. La partie malgache a affiché sa volonté d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de ce qui a été discutée à Paris lors des échanges entre le président Andry Rajoelina et son homologue François Macron. « Le gouvernement met en place un comité qui réunira tous ceux qui, de près ou de loin, auront compétence à s’exprimer sur le sujet », confie le ministre Naina Andriantsitohaina.
D’après le chef de la diplomatie malgache, le comité regroupera toutes les parties concernées issues de différents domaines dont l’environnement, la pêche la défense à la recherche pétrolière. Mais d’un autre côté, une réunion de la commission mixte en charge du dossier des îles de Mada­gascar est prévue se tenir d’ici peu à Antananarivo dont la partie française a été conviée à y participer.
À entendre le discours du ministre, la mise en œuvre de la démarche nécessite l’entraide et le soutien de tout un chacun. « La solidarité nationale ». C’est le mot qu’il a utilisé pour inciter les parties prenantes à se manifester afin d’accélérer le processus sur le sujet des îles malgaches. Cette idée est justement inspirée de la victoire des Barea après l’esprit collectif que les joueurs ont montré.

L'express de Madagascar

Le 15 juillet 2019

NANDRASANELA Elise

3. juin, 2019

Attaques de requins: La Réunion septième pays affecté

Vingt-quatrième attaque et la 11e mortelle depuis la «crise requins» de 2011. L’île sœur, visitée par 40 000 Mauriciens en moyenne annuellement, a replongé dans le cauchemar des dents de la mer depuis le jeudi 9 mai. Jour où un surfeur expérimenté a été attaqué par un squale, qui lui a arraché une jambe, alors que sa compagne et la maman de celle-ci se trouvaient sur la plage au moment du drame. Le corps de Kim Mahbouli, 28 ans, a ensuite été repêché plus tard au port de Saint-Leu, à l’ouest de La Réunion. La nouvelle a été diffusée dans le 20 H de TF1, présenté par Anne-Claire Coudray, vendredi.

Avec 46 attaques, l’île de La Réunion, qui se trouve à 35 minutes de vol de Maurice, arrive tristement deuxième, derrière l’Afrique du Sud (255 attaques) au tableau des 20 pays d’Afrique où des cas ont été répertoriés. Et, septième sur le plan mondial (les États-Unis arrivent en pole position avec 1 441 cas). Ce, si l’on en croit l’International Shark Attack File, base de données couvrant toutes les attaques de requins connues dans le monde, du début du XVIe siècle à aujourd’hui et compilée par le Florida Museum of Natural History et l’American Elasmobranch Society. Maurice ne figure pas sur ce tableau.

Alors que La Réunion tente de lutter contre cette crise depuis bientôt une décennie, on ne peut s’empêcher de revenir sur la décision rendue le 30 avril par le Tribunal de l’Environnement suivant l’appel fait par l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) entre autres usagers de la mer, contre le ministère de l’Environnement. Cette instance présidée par Vedalini Phoolchund-Bhadain et dont les deux assesseurs sont Ranjeet Bhagooli et Pravin Manna, a donné gain de cause aux plaignants qui contestaient l’octroi d’un permis d’Environmental Impact Assessment à la société Growfish. Celle-ci envisageait d’installer une ferme aquacole au large de Bambous, sur la côte Ouest. Parmi les principaux arguments qui ont pesé en faveur de l’AHRIM et les autres usagers de la mer.

L'express de Madagascar

Le 14 /05/19

lexpress.mu

23. mai, 2019

Expédition – Les récifs des Îles Éparses livrent leurs secrets

Le 4 avril 2019, soixante dix scientifiques partaient pour une mission d’un mois dans les Îles Éparses. Objectif, observer l’évolution des récifs coralliens autour d’Europa, Juan De Nova, Glorieuses et Tromelin.

Parmi les chercheurs embarqués, trois équipes étaient composées de scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui contribuent aux actions du consortium de recherche Îles Éparses 2017-2020. Ce consortium comprend le CNRS, l’IRD, l’Ifremer, l’Agence française pour la biodiversité, l’Université de La Réunion, le Centre universitaire de Mayotte et les TAAF. Ces trois équipes avaient pour objectif une meilleure connaissance des Îles Éparses et de son environnement.

Des récoltes de millépores, tridacnes, chitons, bernard-l’hermite, ophiures, holothuries et poissons ont été faites sur les récifs des îles Europa, Juan de Nova, Glorieuses et Tromelin. Parmi les résultats marquants de cette mission, la présence aux Îles Éparses d’un bernard-l’hermite jusqu’ici rapporté du seul océan Pacifique, la collecte de deux nouvelles espèces de poissons de type capitaine, et l’échantillonnage de deux tridacnes rares. Le projet aborde maintenant sa seconde phase, qui est le séquençage de l’ADN des échantillons obtenus.

Unique
Les Îles Éparses, voyant très peu d’activité humaine, constituent un terrain idéal pour mesurer les seuls effets de la température et du pH sur les coraux, principaux constructeurs de récifs, et les bioérodeurs, principaux agents de la dégradation et de la dissolution récifale. Onze scientifiques, dont des biologistes-écologistes récifaux, des biogéochimistes et chimistes marins et des géochimistes-paléoclimatologues, ont ainsi pu travailler dans un environnement unique. La mission a permis la collecte des carottes coralliennes dans toutes les Îles Éparses pour reconstruire les paléo-climats et conditions océanographiques au cours des cent à quatre cent dernières années.

En moyenne, deux carottes coralliennes ont été collectées par île, allant de 80 cm de long (Tromelin) à plus de 4 m (aux Glorieuses). Des expériences pour étudier la bioérosion ont été installées pour une durée d’un an et plus, à Europa, Juan de Nova et les Îles Glorieuses.

Depuis plus de 10 ans, un suivi de l’état de santé des récifs coralliens a été mis en place aux Îles Éparses. Il est associé au réseau mondial de surveillance des récifs coralliens (GCRMN, Global coral reef monitoring network) qui permet, sur la base d’une même méthodologie utilisée, de comparer l’évolution des récifs coralliens dans tous les océans.

Les récifs d’Europa, avec une forte couverture corallienne, montrent une grande stabilité temporelle, alors que ceux de Juan de Nova sont fortement impactés
par le réchauffement des eaux de surface et la pêche illégale.

L'Express de Madagascar

Le 11 Mai 2019

© JIR

27. déc., 2018

Elections Maurice : effervescence autour d’éventuelles alliances

Le report du vote sur le projet de loi sur la réforme électorale ouvre la voie aux tractations. Il renforce l’idée d’un rapprochement MSM-MMM d’un côté et PMSD-MP-PTr de l’autre.

Les spéculations vont bon train. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, aurait renvoyé le vote sur l’amendement à la Constitution pour gagner du temps et afin de mieux négocier avec le Mouvement militant mauricien (MMM), pour une alliance en vue des prochaines élections. D’autres maintiennent que c’est pour sauver la face qu’il a pris cette décision. La semaine dernière, des militants mauves avaient eu vent d un accord avec le parti soleil. Des cadres de ce parti ont même réagi demandant de plus amples détails. Or, il s’est avéré que ce n’était qu’une rumeur.


D’ailleurs, avant même le début des débats sur le Constitution Amendment Bill, le MMM n’a cessé de proposer à Pravind Jugnauth de revoir sa copie. Et cette semaine, deux ministres, Nando Bodha et Ashit Gungah, ont prié les mauves de soutenir ce projet de loi sur la réforme électorale. Cependant, selon un membre du MMM, le Mouvement socialiste militant (MSM) cherche à séduire les mauves. D’une part, dit-il, il faut à ce parti la majorité de trois quarts pour amender la Constitution si le projet de loi est à nouveau devant les élus. De plus, ajoute ce militant, Pravind Jugnauth aura besoin du MMM pour faire face à l’électorat, même s’il faut laisser le Muvman Liberater au bord de la route, tout en sachant qu’il sera difficile pour eux de rééditer l’exploit de 2014. «Le MMM a compris la stratégie de séduction du Premier ministre.»

Tactiques et rumeurs


Interrogé, un député du MSM affirme qu’il y a beaucoup d’incertitudes au parti soleil, surtout quand il s’agit des alliances. «Le début d’année sera décisif. Pravind Jugnauth aura son affaire devant le Privy Council et il y aura également le cas de CT Power devant cette instance. Deux jugements défavorables risquent d’être embarrassants. Au cas contraire, les choses vont évoluer positivement.» D’ailleurs, lors des débats, mardi, Alan Ganoo, n’a pas manqué de tacler le ministre Anil Gayan, qui l’avait accusé d’être l’entremetteur de l’alliance MMM-MSM. «Pour quelle raison que tu ne parles pas de la négociation entre le MSM et le MMM ?» a demandé le président du Mouvement patriotique. Sur quelle information s’est-il basé pour parler ainsi ? Un des leaders adjoints des mauves, Aadil Ameer Meea balaie d’un revers de main tout rapprochement avec le MSM.

L'Express de Madagascar

Le 14/12/18

© lexpress.mu