25. juil., 2019

Présentation

Il y a des propositions intéressantes dans ce programme du quinquenat du nouveau monde acte 2.  L’introduction de la proportionnelle, le droit de pétition, la création d’une maison France dans chaque canton vont dans le bon sens.  La baisse des impôts sur le revenu pour 15 millions de foyers des classes moyennes, la création de 2000 postes d’enseignants à l’école primaire, l’impossibilité de fermer une école sans l’accord du maire… vont aussi dans le bon sens. Le projet de loi contre le gaspillage, le bannissement des produits jetables, la mise en place d’une convention citoyenne sur le climat, la création d’une filière dédiée à la grande dépendance vont encore dans le bon sens. La garantie du versement des pensions alimentaires aux mères isolées, l’ouverture de la procréation médicale assistée, la création de 30 000 places de crèche et la formation de 300 000 professionnels vont toujours dans le bon sens. Par contre je déplore le refus d’instaurer le RIC ou Référendum d’Initiative Citoyenne, et je dénonce le refus de réindexer les retraites au-delà de 2000 euros mensuelles, symbole malheureux alors que l’impôt sur la fortune est toujours aboli !

Reste que l’on est loin du compte si l’on se rappelle que cet acte 2 est sensé répondre à la crise des « Gilets jaunes ». La réforme de l’APL en baisse, l’absence de réindexation des retraites immédiates et avec un niveau seuil plus correct, une réforme de la taxe d’habitation qui traine contrairement aux annonces… On ne voit pas dans l’ensemble des mesures de l’acte 2  une stratégie d’ensemble apte à répondre au malaise social.

Comme à l’accoutumé, Emmanuel Macron soigne d’abord sa base de 25% d’électeurs, celle qui lui assure un socle suffisant pour gagner les élections pout gouverner en se présentant comme recours au Rassemblement national.

Assurément décevant, voire très insuffisant !

Jean-Daniel Chaoui

Conseiller consulaire Madagascar

Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger

 
 
15. juil., 2019

Marianne

François de Rugy a fait installer un dressing à 17.000 euros dans son appartement de l'hôtel de Roquelaure. - LUDOVIC MARIN / POOL

Dressing à 17.000 euros, collaboratrice logée dans un HLM : pour De Rugy, les emmerdes volent en escadrille

Par Louis Nadau

Publié le 11/07/2019

Après les révélations sur ses dîners, François de Rugy est épinglé par Mediapart ce jeudi pour avoir commandé 63.000 euros de travaux pour son confort, toujours sur les deniers publics. Le ministre a dû par ailleurs se séparer de sa directrice de cabinet, qui a bénéficié pendant 12 ans d'un logement social à Paris sans habiter la capitale.

HLM conservé comme pied-à-terre pendant 12 ans et dressing à 17.000 euros : c'est la crise du logement au ministère de la Transition écologique et solidaire ! Selon une information de Ouest France confirmée à l'AFP, François de Rugy a demandé ce jeudi 11 juillet sa démission à sa directrice de cabinet, après de nouvelles révélations de Mediapart. Selon le site d'investigation, la collaboratrice a bénéficié entre 2006 et 2018 d'un logement social à Paris et ce, sans même avoir habité la capitale. En outre François de Rugy, déjà épinglé mercredi pour ses fastueuses agapes aux frais du contribuable quand il était président de l'Assemblée nationale, est à nouveau pointé du doigt ce jeudi par Mediapart pour avoir fait réaliser plus de 63.000 euros de travaux "de confort" dans l'appartement qu'il occupe au ministère avec son épouse, Séverine Servat-de Rugy, toujours sur les deniers publics.

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Une situation "légale"

Si François de Rugy estime n'avoir "rien à se reprocher" quant à ses pratiques personnelles, le ministre de la Transiton écologique et solidaire n'a pas hésité, en revanche, à faire tomber la tête de sa plus proche collaboratrice. Comme le révèle Mediapart, Nicole Klein, 67 ans, ancien préfet de Loire-Atlantique, occupe depuis 2001 un logement social à Paris, situé dans une résidence du quartier de la porte de Vanves, dans le XIVe arrondissement de Paris.

Ce logement a été attribué à Nicole Klein en 2001 par le ministère de l'Equipement, alors qu'elle venait d'être nommée adjointe au directeur général de l'urbanisme. L'intéressée explique être "entrée dans le logement dans des conditions parfaitement légales". Elle l'a conservé entre 2006 et 2018, période durant laquelle elle a travaillé dans cinq préfectures de province différentes et une agence régionale de santé. Elle a ensuite été nommée directrice de cabinet de François de Rugy en octobre 2018.

Conserver cet appartement pendant douze ans alors qu'elle ne travaillait plus à Paris est une situation "légale", se défend Nicole Klein. "C'était ma résidence principale", se justifie-t-elle. Elle assure qu'elle y revenait régulièrement le week-end. Quand elle ne le faisait pas, c'était par "manque de temps". Ce logement est pour elle "un havre toujours occupé, au milieu de douze mutations souvent très rapides et toujours au service de l'intérêt général". Comment un membre du corps préfectoral peut-il bénéficier d'un logement HLM ? Nicole Klein explique que compte tenu de ses revenus, elle a d’abord payé un surplus de loyer, avant qu'une dérogation locale n'exonère tous les locataires dans son cas.

35.000 euros de peintures

Si Nicole Klein, qui explique vouloir quitter bientôt ce logement, se retrouve à la rue, peut-être pourra-t-elle demander asile dans une sous-pente de l’hôtel de Roquelaure, demeure du ministre de l'Ecologie. Cette jolie bicoque du VIIe arrondissement de Paris, construite au XVIIIe siècle, vient d'être refaite à neuf, entre fin 2018 et début 2019, à la demande du couple Rugy, qui y loge.

Peintures refaites pour un montant de 35.390 euros, moquettes et parquets rénovés pour 4.639 euros, salles de bains relookées pour 6.057 euros : pas d'inquiétude, c'est le contribuable qui régale. Cerise sur le gâteau : un dressing géant installé pour… 16.996 euros. "Ce n’est pas vraiment un dressing, ce sont des placards. Et quand on est arrivé, il n’y en avait pas !", se défend auprès de Mediapart Séverine Servat-de Rugy.

Pourquoi ces sommes ? Comme le relate le site d'investigation, ce ne sont pas les prestataires les moins onéreux qui ont été retenus pour faire ces travaux. "Il convient de noter que le coût de ces travaux est lié au caractère particulier du bâtiment et à la nécessité de faire appel à des artisans qualifiés, présentant les références nécessaires pour effectuer des travaux dans ce type de bâtiments anciens", fait valoir le cabinet de François de Rugy. Ce dernier s'appuie sur un e-mail des services en charge de la gestion du parc immobilier du ministère reconnaissant d’ailleurs la nécessité d’y effectuer des travaux. "Ceux-ci sont rendus nécessaires par la vétusté actuelle des différentes pièces, laquelle résulte de l’absence de travaux, y compris de rafraichissement, depuis plusieurs années", peut-on lire dans cet échange.

Un constat à relativiser : selon Jean-Louis Bertrand, le dirigeant de l'une des sociétés recalées pour les peintures, l'appartement était dans un état "très correct", "pas décati". "Ce n'est pas comme si les murs étaient lépreux et qu'il y avait des fissures partout, on aurait pu y habiter encore, avec confort. Les peintures n'étaient pas neuves, mais ce n'était pas à rougir", précise-t-il auprès de Mediapart. Pas suffisant pour le confort du ministre, manifestement.

 

23. nov., 2018

Marianne

"Ca agrège beaucoup de formes de démagogie", a expliqué Macron sur Europe 1 à propos du mouvement du 17 novembre. - PHOTOPQR/LE DAUPHINE

17 novembre

Les gilets jaunes, "des gens qui n'ont pas beaucoup de projet pour le pays si ce n'est de le mettre à l'arrêt" cingle Macron

Par Magazine Marianne

Publié le 06/11/2018 à 10:35

Invité de la matinale d'Europe 1 ce mardi 6 novembre, Emmanuel Macron a affiché une forte méfiance vis-à-vis du mouvement du 17 novembre contre la hausse du carburant. "Généralement on trouve derrière ces mobilisations un peu tout et n'importe quoi", a-t-il lancé, après avoir pourtant expliqué "entendre" la colère des Français...

Mieux vaut ne pas s'opposer aux réformes d'Emmanuel Macron. Le risque, vous le connaissez : se faire traiter de "fainéants" ou bien de "Gaulois réfractaires". Ce mardi 6 novembre, au micro d'Europe 1, le président de la République a remis le couvert. Sa nouvelle cible ? Le mouvement des gilets jaunes, opposés aux hausses des taxes appliquées sur les carburants, prévu pour le 17 novembre. "Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, a-t-il confié à Nikos Aliagas. On trouve derrière un peu tout et n'importe quoi, des choses qui n'ont rien à voir ensemble. Et des gens qui n'ont pas beaucoup de projet pour le pays, si ce n'est de le mettre à l'arrêt." Quelques minutes avant, il avait pourtant assuré entendre et comprendre la grogne des Français, et proposé de généraliser le modèle de l'indemnité kilométrique mise en place dans les Hauts-de-France par Xavier Bertrand. Une "compréhension" qui a visiblement certaines limites...

Le retour des Gaulois réfractaires et des fainéants ?

Interrogé sur ce mouvement de colère né sur les réseaux sociaux, où des centaines de milliers de personnes prévoient de bloquer de nombreux axes routiers pour dénoncer la hausse constante des prix de l'essence et du diesel (respectivement de 14 et 22% sur une année) et l'augmentation des taxes promise par le gouvernement pour 2019, le président a donc tout d'abord tenu à préciser qu'il entendait "les colères légitimes". Notamment, celles de "nos concitoyens qui tous les jours prennent la voiture pour aller travailler" et qui "se sentent pris au piège". "Eux, il faut pouvoir les aider", a-t-il insisté.

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Puis il a tenu à les distinguer du mouvement du 17 novembre, qu'il semble considérer comme illégitime. "Après, sur ce type de mouvement, je suis toujours prudent", a-t-il indiqué. Et de dénoncer : "Ça agrège beaucoup de choses qui n'ont rien à voir, ça agrège beaucoup de formes de démagogie... Il y a beaucoup de gens qui veulent simplement tout bloquer." Un "projet" qui, souligne-t-il, "n'est pas le [s]ien". Une nouvelle façon de s'opposer, lui, le réformateur, aux autres, qui ne seraient qu'inertie.

"Est-ce que le gouvernement se trompe ? Non, il va dans la bonne direction"

Une posture que le locataire de l'Elysée ne compte pas quitter. "Est-ce que le gouvernement se trompe ?, a-t-il fait mine de s'interroger. Non, il ne se trompe pas, il va dans la bonne direction. On doit moins taxer le travail, ce qui est le cas, et on doit davantage taxer ce qui pollue. C'est important de le dire parce que sinon on est dans la démagogie. Sinon dès que les gens se plaignent de quelque chose on dit 'vous avez raison on va arrêter on va changer d'un seul coup de politique', ce n'est pas raisonnable…"

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Emmanuel Macron n'en est pas à sa première leçon donnée aux Français opposés à ses mesures. Le 8 septembre 2017, lors d'un discours donné à Athènes (Grèce), il avait dénoncé, en pleine mobilisation contre la réforme du Code du Travail, les "fainéants" qui s'opposaient à sa politique de réformes. "Je ne céderai rien, ni aux fainéants ni aux cyniques ni aux extrêmes", avait-il promis. Un mois plus tard, le même s'était également illustré en accusant certains salariés de GM&S, qui l'interpellaient sur leur devenir, de vouloir "foutre le bordel".

Et quelques mois plus tard, le 29 août dernier, lors d'une visite au Danemark, le chef de l’État avait, au détour d'un hommage appuyé à ce "peuple luthérien", dénoncé le "Gaulois réfractaire" au changement. Sa nouvelle saillie promet d'irriter un peu plus ces frondeurs, très mobilisés dans les zones les plus isolées du territoire.

 

13. nov., 2018

 

Emmanuel Macron se dit "frappé" par la ressemblance entre les années 30 et la situation actuelle

Jeanne Bulant avec AFP , le 01/11/2018

Le chef de l'Etat a mis en garde contre l'actuelle montée de la "lèpre nationaliste" en Europe, qui lui rappelle la période de l'"entre deux-guerre".

© Bertrand Guay - AFP Emmanuel Macron se dit "frappé" par la ressemblance entre les années 30 et la situation actuelle

Emmanuel Macron appelle à "être lucide" et à "résister", dans un entretien à Ouest-France publié mercredi soir.

"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", indique le chef de l'Etat dans des propos tenus au premier quotidien français en marge d'une visite de l'exposition consacrée à Georges Clemenceau au Panthéon en début de semaine.

"Il faut être lucide, savoir comment on résiste"

"Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", ajoute-t-il dans cet entretien publié sur le site du journal.

"Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine", selon lui.

Le chef de l'Etat s'apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts de France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11 novembre à l'Arc de Triomphe en présence d'une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la Paix à La Villette.

L'Europe face à "la lèpre nationaliste"

Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron indique qu'il ne "veux pas simplement regarder l'Histoire". "Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C'est un message de célébration, de mémoire et d'avenir". En promouvant, à cette occasion, une Europe "plus souveraine et plus multilatérale".

"L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre", prévient Emmanuel Macron.

 

12. nov., 2018

 "Fatigue psychique", "coup de pompe politique"… Pourquoi Emmanuel Macron prend-il une pause ?

Anaïs Huet , le 31/10/2018

Emmanuel Macron va faire le pont de la Toussaint, de jeudi à samedi. Une décision qui ne manque pas d'alerter nos spécialistes politiques, qui notent la fatigue du président. Ils en ont parlé avec Wendy Bouchard mercredi.

© Fournis par Lagardère Active Digital "Fatigue psychique", "coup de pompe politique"… Pourquoi Emmanuel Macron prend-il une pause ?

Trois jours de pause. "Comme des millions de Français", Emmanuel Macron va faire le pont de la Toussaint, de jeudi à samedi, a prévenu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. C'est en raison de cette pause que le conseil des ministres a été avancé de mercredi à mardi.

Si l'Elysée a assuré qu'il ne fallait pas voir là un "coup de fatigue" mais une "gestion de l'effort", l'état du président inquiète. Pour Catherine Nay, grande voix d'Europe 1, cette pause n'est ni plus ni moins qu'un "aveu de fatigue" qui sera, in fine, dommageable pour Emmanuel Macron.

Un risque de burn-out ? "Pour un primo-arrivant, la vie qu'il mène depuis un an est très lourde. Depuis la rentrée, il enchaîne les voyages, les déplacements. À chaque fois, au lieu de conquérir l'opinion, elle le délaisse", observe la journaliste politique au micro de Wendy Bouchard, mercredi matin sur Europe 1. "Ce que je crains, c'est que ce soit surtout une fatigue psychique. On peut beaucoup travailler, mais si on a une satisfaction, si on voit que ça marche, on n'est pas fatigué. Quand vous voyagez autant et quand vous êtes aussi 'mal-payé' en termes de popularité, là, vous risquez le burn-out", analyse-t-elle.

Un temps de sommeil trop court. En prenant ces quelques jours, Emmanuel Macron "montre qu'il n'est pas surhumain", juge Catherine Nay. Un diagnostic que partage Alain, psychologue, qui nous a joint au standard d'Europe 1. Il s'alarme en apprenant le temps de sommeil très court du chef de l'Etat (à peine trois heures par nuit, selon ses proches) et le met en garde : "Il faut qu'il fasse très attention. Il lui faut une force mentale énorme pour travailler. Et le repos physique induit le repos mental", souligne ce professionnel. 

Une séquence politique "éprouvante"… Au-delà de l'"usure morale" évoquée par Catherine Nay, Bruno Jeudy, rédacteur en chef à Paris Match, va jusqu'à parler de "vrai coup de pompe politique". Selon lui, la fatigue du chef de l'Etat est "logique après 17 mois de présidence intensive", et a fortiori depuis la réforme de la SNCF. Se sont ensuite enchaînées l'affaire Benalla, des démissions de ministres à la chaîne, et des erreurs de communication politique. Cette période est "éprouvante pour le président puisque rien ne marche. Quand il apparaît, il agace. Quand il parle, il met les réseaux sociaux et une partie de la presse en furie", alerte le journaliste.

Entendu sur Europe 1 Ce qui est inquiétant, c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas encore vu les vraies turbulences que l'on peut connaître à l'Elysée

… Mais loin d'être insurmontable. Si Emmanuel Macron a un problème de communication, il n'a pourtant pas "traversé des épreuves extrêmement difficiles", considère le rédacteur en chef de Paris Match. "À la même époque, François Hollande était en pleine affaire des Bonnets rouges, en pleine 'jacquerie' en Bretagne. Après un an et demi de pouvoir, Nicolas Sarkozy était en pleine crise financière. C'était quand même autre chose. Et c'est ça qui est inquiétant avec Emmanuel Macron. Il n'a pas encore vu les vraies turbulences que l'on peut connaître à l'Elysée."

Une communication qui fait défaut. Tout de même, il y a bel et bien eu des couacs ces derniers mois. Mais selon Catherine Nay, c'est Emmanuel Macron, lui et lui seul, "qui les a produits." En cause selon elle, une concentration trop grande du pouvoir aux seules mains du locataire de l'Elysée. Si l'homme veut tout régenter, alors il doit parfois "improviser", et ainsi se risquer à commettre des erreurs de communication. Pour les deux analystes politiques, la justification maladroite de la pause d'Emmanuel Macron en est l'illustration. Plutôt que d'avouer à demi-mot sa fatigue, "ce qui a accentué l'inquiétude des Français", le président aurait dû indiquer qu'il vidait son agenda pour préparer sérieusement son "parcours mémoriel", prévu la semaine prochaine. 

À l'occasion des célébrations du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron doit en effet sillonner onze départements de l'est et du nord de la France, marqués par le conflit. Cette longue itinérance s'achèvera le 11 novembre par une cérémonie à Paris, à laquelle participeront une centaine de dirigeants étrangers.