31. août, 2020

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20. août, 2020

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18. août, 2020

CHRONIQUE DE VANF : La guerre des vaccins

 

La Russie est le premier pays à avoir développé un vaccin contre le Covid-19, annonçait ce mardi 11 août 2020, le président russe Vladimir Poutine. Aussitôt, l’OMS (organisation mondiale de la Santé) de rappeler que la préqualification et l’homologation d’un vaccin passaient par des procédures rigoureuses. D’autres commentaires insistaient sur le fait que les vaccins des autres pays entament à peine la phase 3 des tests, sur des cohortes humaines et que le vaccin russe est bien trop précoce. 

Aux États-Unis, pourtant, le projet des NIH (National Institutes of Health), associés à la biotech Moderna, entamait la dernière phase des essais cliniques, le 27 juillet : «un temps record impensable il y a une décennie», se contente-t-on de commenter sans le scepticisme de rigueur qui a accueilli l’annonce russe. Même neutralité bienveillante quand Pfizer (USA), associé à la biotech allemande BioNTech, assure pouvoir produire 100 millions de doses de vaccin d’ici fin 2020. 

La «préoccupation face à la rapidité de la mise au point des vaccins russes» se double d’interrogations sur la non-publicité par les Russes de leurs études, dans des publications de référence (mais pas infaillibles) comme The Lancet ou The New England Journal of Medicine qui s’étaient lamentablement fourvoyés dans des articles controversés, et finalement retirés, au mois de juin. 

Translate Bio (USA), Roche (Suisse), Novavax (USA), Novartis-Sandoz (Suisse), Bayer (Allemagne), Translate Bio (USA), Abbvie (USA : dont le kaletra a été l’un des premiers traitements testés contre Covid-19), Valneva (France), CureVac (Allemagne), Abbott (USA), Bristol-Myers Squibb (USA), Merck (Allemagne), Boehringer Ingelheim (Allemagne), bioMérieux (France), Gilead (USA), etc. : face à la longue liste des laboratoires occidentaux, les Gamaleïa et Vektor russes manquent de visibilité tandis que le pays du Glasnost continue de manquer de transparence, une opacité qui lui est médiatiquement préjudiciable dans la guerre du vaccin qui s’annonce. 

Le laboratoire français Sanofi a conclu un accord avec l’Union Européenne pour la fourniture de 300 millions de doses d’un vaccin qui va entrer en essais cliniques au mois de septembre mais qui ne sera pas disponible avant le premier semestre 2021 : cependant, Sanofi annonce pouvoir produire jusqu’à un milliard de doses par an. Le Royaume-Uni a sécurisé 250 millions de doses de vaccins à travers divers accords (Valneva, BioNTech/Pfizer, Sanofi/GSK, AstraZeneca) : fin juillet, les laboratoires Sanofi (France) et GSK (Grande-Bretagne) concluaient un accord avec le Royaume-Uni en vue de lui fournir 60 millions de doses de leur potentiel vaccin qui repose sur la technologie de protéine recombinante (Sanofi) et la production d’adjuvants à usage pandémique (GSK). De leur côté, les États-Unis attendent 300 millions de doses de la part de Johnson & Jonhson, que le gouvernement américain a doté de 456 millions USD (fin mars 2020) auxquels vient d’être ajouté un milliard USD (début août) : numéro Un mondial de la recherche pharmaceutique, J&J peut se targuer d’avoir développé le vaccin contre Ebola tandis que deux candidats-vaccins sont en développement contre Zika et VIH. 

Mi-février, Sanofi et BARDA (Biomedical Advanced Research Development Authority) concluaient un accord qui devait assurer aux États-Unis, une avance de quelques jours à quelques semaines sur le reste du monde pour la disponibilité d’un vaccin en précommande. Aux critiques, le patron de Sanofi avait simplement répondu que les États-Unis étaient «efficaces» : 100 millions de doses de Sanofi, 300 millions de J&J, et 300 autres millions promises par l’Université britannique Oxford, associée au laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui ont obtenu un milliard d’euros de financement de la part de l’agence américaine BARDA.

L’OMS a recensé 26 candidats-vaccins au stade des essais cliniques sur l’être humain, dont six ayant atteint la phase 3 de leur développement à fin juillet, et 139 autres au stade de l’évaluation préclinique. Le critère est clairement pécunier de l’accès aux vaccins : les États-Unis ont déjà investi 9 milliards de dollars dans les différentes recherches... Une fois, l’ensemble de la population américaine vaccinée, il leur reste à éviter de se faire contaminer par le reste du monde, et surtout le tiers-monde, incapable d’accéder aux trop chers vaccins.

 
17. août, 2020

VANF ANTRANONKALA : Foot, de pères en fils

 

Du pain et des jeux. Nous sommes prompts à critiquer les gouvernants qui offrent des jeux à gogo plutôt qu’ils ne multiplient le pain. Mais, nous sommes également les premiers à nous emballer dans des passions, finalement aussi puériles qu’un bête match de football.

En ces temps de coronavirus, et dans ce contexte de gestes barrières, disputer une compétition au nom des contrats publicitaires et des droits télévisuels était déjà absurde. Faire jouer les matchs dans des stades vides devient tout à fait surréaliste. À la télévision, il est vrai que cela ne change rien, le fond sonore de type PS4 entretenant l’illusion d’un public qui donne de la voix. 

Au nom de cette lucidité blasée, j’aurais donc pu faire l’impasse sur ma compétition préférée, l’UEFA Champions League, surtout que la traditionnelle formule des matches aller-retour a été fondamentalement changée en match couperet. Cependant, maintenant que j’ai réussi à contaminer mon fils avec un virus contracté par le «Foot Made in Germany» de TransTel Cologne ou un certain RFA-France de Séville 1982, je n’avais pas le droit de l’abandonner à regarder en solitaire son Barça se faire étriller par mon Bayern.

8-2 : le score est historique. Mais anecdotique. Parce que l’essentiel était ailleurs. Dans cette transmission filiale dont j’avais déjà hérité à pleurer dans les tribunes de Mahamasina parce que Saint-Michel se faisait battre par Dynamo de FIMA. J’étais absurdement inconsolable et les mots de mon père restèrent vains. Une autre fois, mon chagrin d’enfant sembla incommensurable quand Paolo Rossi avait échappé à Karl-Heinz Förster : le but de Breitner, qui sauvait l’honneur, n’arrêtant pas non plus mes larmes. Me voilà encore bêtement affecté, trente-huit ans plus tard. Un jour, toi aussi, mon fils. 

 

17. août, 2020

VANF ANTRANONKALA : Apprendre à vivre avec Covid-19

 

Il va falloir apprendre à vivre avec ce coronavirus. L’Humanité ne pourra pas vivre indéfiniment dans le confinement. Par contre, on peut adopter définitivement la distanciation sociale parmi les gestes barrières. On comptera encore d’innombrables pertes humaines, malgré la découverte d’un vaccin, comme l’a annoncé, ce mardi 11 août, le président russe Vladimir Poutine : développé par le laboratoire de recherches en épidémiologie et microbiologie Gamaleïa, ce vaccin, baptisé #Sputnik, entrera dans sa production industrielle en septembre avant une mise sur le marché le 1er janvier 2021.

La crise sanitaire sera longue. Il faut, par contre, absolument éviter qu’elle ne se double d’une crise sociale consécutive à une grave crise économique. La distribution frumentaire gratuite ne sera pas possible, sur le long terme et pour tout le monde. La seule solution raisonnable est donc de permettre aux entreprises de reprendre leurs activités et de sauvegarder ainsi les emplois. 

Les brasseries STAR avaient annoncé la fermeture provisoire de cinq usines. Pour cette seule société, ce sont des milliers d’emplois qui se retrouvent menacés. On notera d’ailleurs que la principale production de la STAR demeure, et de loin, la bière #THB et ses milliers d’hectolitres éclusés chaque année : malgré l’indignation vertueuse du politiquement correct, ce ne sont pas les buveurs de limonades qui soutiennent cette économie-là.