Blog

19. févr., 2018

Etude sur l’origine de l’abstention lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2017

Quelques chiffres pour analyser l’état de l’opinion de la société française.

Abstentionnistes 1er tour présidentielle 2017 : le taux le plus élevé avec 1969 depuis la 1ière élection au suffrage universel en 65. Moyenne nationale : 22,3%.

Age / 18 à 24 ans: 29%, 25 à 34 ans : 28%, 35 à 49 ans : 26%, 70 ans et +: 12%.

Profession: Employés: 29%, Ouvriers: 29%, Ensemble salariés: 26%, Retraités : 13%.

Diplôme: Bac et moins: 25%, Bac +: 20%.

Niveau de revenu mensuel en euros: moins de 1200€: 30%, de 1200 à 2000€: 24%, plus de 3000€ 16%.

Conclusion : l'écart entre les catégories est remarquable. La participation aux élections est inférieure chez les jeunes et les classes populaires ce qui traduit une crise de confiance de ces catégories sociales vis-à-vis du personnel politique.

Source: Le vote disruptif, Dir. P. Perrineau, 2017

 Les presses de Sc.Po.

23. janv., 2018

L‘ancien président du Conseil Silvio Berlusconi et ses alliés de droite se sont mis d‘accord jeudi sur une plate-forme commune en vue des élections législatives du 4 mars dans le pays, s‘engageant notamment à baisser les impôts et à annuler les hausses programmées de l‘âge du départ à la retraite.

“Unis nous gagnons”, a écrit Silvio Berlusconi sur son compte Twitter, précisant qu‘il avait signé le programme électoral avec Matteo Salvini, chef de file de la Ligue du Nord, et Giorgia Meloni, la cheffe d‘un autre parti d‘extrême-droite, les Frères d‘Italie.

Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord et les Frères d‘Italie, sont donnés en tête des intentions de vote pour les élections législatives mais ne devraient pas obtenir la majorité absolue au Parlement.

Le bloc de droite n‘a pas publié à ce stade la version définitive de leur pacte électoral mais des responsables ont dit qu‘elle comprenait l’élimination d‘une loi de 2011, nommée d‘après le nom de la ministre du Travail et des Politiques Sociales de l’époque Elsa Fornero, qui prévoit une hausse échelonnée de l’âge du départ à la retraite.

Les trois partis veulent également mettre en place un taux d‘imposition unique, non spécifié. Les tranches actuelles de l‘impôt sur le revenu vont de 23% à 43%.

Le bloc n‘a pas précisé comment il allait financer les mesures de son programme commun, disant simplement que l‘abaissement du taux d‘imposition conduirait plus de personnes à payer des impôts, ce qui augmenterait les recettes fiscales du pays.

De manière générale, ce programme contiendra pour l‘essentiel des engagements d‘ordre général, ce qui permettra aux partenaires de coalition de gommer les différences entre les plate-formes individuelles des partis.

Ces derniers ne se sont en revanche pas encore mis d‘accord, en cas de victoire électorale, sur l‘identité du futur président du Conseil.

Plus tôt dans la journée, Silvio Berlusconi s‘est dit prêt à reprendre la tête d‘un gouvernement si la Cour européenne des droits de l‘homme (CEDH) annule le jugement qui lui interdit jusqu‘en 2019 d‘occuper un mandat électif.

Boursier.com

Le 20/01/18

Reuters

14. sept., 2017

La situation politique évolue vite, mais les Etats-Unis persistent sur la tenue en 2018 d’une élection présidentielle ouverte, libre, transparente et inclusive.

Face aux polémiques suscitées par l’annonce d’une révision de la Constitution, les Etats-Unis ne changent pas de position et l’ambassadeur Robert Yamate l’a confirmé hier lorsqu’il a été reçu à Anosy par le nouveau ministre des Affaires Etrangères Henry Rabary-Njaka. « (…) Bien évidemment, nous avons un engagement constant pour le basket Fund, nous avons contribué déjà à plus de 1 million de dollars et nous sommes parmi les premiers à avoir contribué et il faudrait beaucoup plus de financement pour ces élections. Mais, je pense que ces élections sont les plus importantes que Madagascar ait jamais connu… et faire ce qui est bon pour le pays et pour le peuple. On voudrait s’assurer  que ces élections vont être ouvertes, libres, transparentes et inclusives. C’est ce que tout le monde veut et ce dont nous avons besoin.  En contribuant au basket Fund, les Etats-Unis sont toujours prêts à appuyer la CENI et à apporter son assistance électorale. » L’ambassadeur Robert Yamate a par ailleurs voulu prévenir hier que les Etats-Unis sont contre un éventuel report de l’élection présidentielle de 2018. A noter qu’outre le projet de la révision constitutionnelle concocté par le régime en place,  les débats sur l’éventuel report de l’élection présidentielle de 2018 sont également lancés.

Observer. Par contre, la communauté internationale ne s’est pas encore exprimée sur l’annonce par le président de la République et le Premier ministre d’un référendum pour la révision de certaines dispositions de la Constitution de la Quatrième République. Cette communauté internationale prend encore le temps d’observer l’évolution de la situation depuis le dernier remaniement gouvernemental. Ces derniers jours, des ambassadeurs et des diplomates  se succèdent au ministère des Affaires Etrangères à Anosy. Ils étaient trois à avoir été reçus hier en audience par le nouveau chef de la diplomatie Henry Rabary-Njaka. Il s’agit de l’ambassadeur des Etats-Unis Robert Yamate, du nouveau Chargé d’Affaires de l’Indonésie et de l’ambassadeur de la République Fédérative de Brésil Rodrigo Baena. Le nouveau ministre des Affaires Etrangères a également rencontré hier le représentant de l’Unicef à Madagascar Elke Wisch et le Consul honoraire du Gabon Henri Andrianjafy. Malgré ce ballet diplomatique, force est de constater que la diplomatie malgache manque de réciprocité dans la mesure où le président de la République n’a pas jusqu’ici nommé les ambassadeurs de Madagascar à l’étranger.

Midi Madagascar

Le 14/09/17

R. Eugène

5. sept., 2016

LE FIGARO

Valls et Le Guen veulent un «camp républicain face au bloc réactionnaire»

LE SCAN POLITIQUE - Pour gagner l'élection présidentielle, le premier ministre et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement appellent à une recomposition politique républicaine au-delà du clivage gauche-droite.

L'inquiétude monte dans les rangs de la gauche gouvernementale quant à l'issue de l'élection présidentielle. Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, et le premier ministre Manuel Valls, exhortent la gauche à regarder au-delà de ses lignes si elle veut éviter la débâcle en 2017.

Première épreuve pour l'exécutif, franchir l'étape du 1er tour du scrutin face à Nicolas Sarkozy qu'ils imaginent déjà face à eux. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll sur iTélé et Manuel Valls sur BFMTV et RMC, dénoncent d'une seule voix ce jeudi la «brutalité» de l'ex-président LR. Le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen s'était déjà dit mardi «très frappé par la radicalisation à droite de Nicolas Sarkozy». «On n'a jamais vu un programme d'une radicalité aussi grande», déclarait-il sur RMC. «Il suit le Front national» renchérit le premier ministre, «cela donne une responsabilité supplémentaire pour la gauche et son candidat, pour rassembler bien au delà», dit-il.

«Ne nous enfermons pas dans une gauche sectaire»

Jean-Marie Le Guen , secrétaire d'État aux relations avec le Parlement

Si cette étape est franchie, il faudra ensuite rassembler lors du second tour pour faire obstacle au Front national qu'ils craignent de devoir affronter. La stratégie du front républicain avait eu du plomb dans l'aile lors des dernières élections régionales et départementales. «Le camp républicain l'emportera face au Front national (...) s'il est capable de rassembler l'ensemble des républicains», prévenait mardi Jean-Marie Le Guen. Jeudi dans le Parisien, il exprime encore plus clairement son intention de tendre la main à une partie des électeurs de la droite et du centre: «nous voulons que la gauche se rassemble, mais aussi qu'elle se dépasse», affirme-t-il. Avant de renchérir: «Ne nous enfermons pas dans une gauche sectaire (...) L'objectif est de construire un camp républicain qui s'opposera au bloc réactionnaire». Le secrétaire d'État appelle «à une recomposition politique». «Cela peut être aussi bien des gaullistes, des centristes, ou des démocrates-chrétiens» qui soutiennent les socialistes, imagine-t-il.

«Notre candidat devra rassembler au delà de la gauche»

Manuel Valls, premier ministre

Même discours du côté du premier ministre qui souhaite interpeller les Français sur l'élection présidentielle qui est marquée selon lui par le poids «croissant du populisme de l'extrême droite». Inquiet de voir le Front national présent au deuxième tour du scrutin, il souhaite que le candidat de la «gauche lucide», «notre candidat» précise t-il, «puisse rassembler au-delà même de la gauche».

Une stratégie de rassemblement déjà évoquée au printemps

En avril dernier déjà, le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement plaidait pour des «convergences gauche-droite»: «Ça ne me choquerait pas que demain, après 2017, il y ait des personnalités d'horizons différents qui travaillent ensemble», déclarait-il, irritant encore un peu plus l'aile gauche du PS. En décembre 2015, un sondage Odoxa révélait que 68% des Français voyaient «comme une bonne chose que la gauche, la droite et le centre parlementaire se rapprochent pour faire des propositions communes».

«Hé oh la République!», le nouveau slogan de Le Guen

À l'occasion ce jeudi de la troisième université d'été du Pôle des réformateurs, l'aile droite du PS, Jean-Marie Le Guen qui en est un des fondateurs, a déclaré vouloir transformer le mouvement «Hé oh la gauche!» en «Hé oh la République!». Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, estime en effet qu'un changement de nom du mouvement de soutien au président de la République initié par Stéphane Le Foll, permettrait d'amorcer le rassemblement républicain qu'il appelle de ses voeux. «Hé oh la gauche! c'est sympathique, mais c'est insuffisant», a-t-il affirmé.

Par Laura Prat de Seabra

Mis à jour le 26/08/2016 à 10:36

Publié le 25/08/2016 à 13:02

21. juin, 2016

Cambadélis aux partis de gauche : "Réfléchissons ensemble mais surtout, réfléchissez"

Dimanche matin, le numéro 1 du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a réaffirmé son souhait d'une primaire "de toute la gauche" en vue de la présidentielle de 2017.

Il l'assure, il y est toujours favorable. "Notre proposition était de faire des primaires en décembre. Cette plage est praticable par tout le monde", a déclaré dimanche sur Europe 1 Jean-Christophe Cambadélis, alors qu'écologistes et communistes ont acté leurs différends avec la majorité en place. Le premier secrétaire du PS a dit préférer "des primaires de toute la gauche à des primaires rabougries".

«C'est pour ça que suis aussi sévère avec les écologistes et le parti communiste, je leur dis 'revenez à l'unité, revenez sur vos positions'»

"C'est pour ça que suis aussi sévère avec les écologistes et le parti communiste, je leur dis 'revenez à l'unité, revenez sur vos positions'", a-t-il détaillé. "La question d’une grande primaire de la gauche et des écologistes est derrière nous", rétorque le patron des Verts, David Cormand, dans une interview au JDD. Le communiste Pierre Laurent ne dit pas autre chose.

"Ça changerait un peu la donne pour le premier tour"

Pour Jean-Christophe Cambadélis, le président François Hollande a tout intérêt à participer à une telle primaire "parce que s'il était désigné - et il le sera et c'est pour ça que les autres sont contre - [...] toute la gauche serait unie autour de notre candidat". "Ça changerait un peu la donne pour le premier tour de l'élection présidentielle", a estimé le patron du PS.

Et ce dernier se projette plus loin que la présidentielle estimant que les élections législatives de 2017 vont être un "problème" pour Europe Ecologie - Les Verts et le Parti communiste qui ont décidé de ne pas faire d'alliance avec les socialistes. "Réfléchissons ensemble mais surtout, réfléchissez", a lancé dimanche le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis à l'adresse du Parti communiste et d'Europe Ecologie-Les Verts dont les Congrès ont acté la rupture totale avec le PS.

"Est-ce que par haine d'appareil, ils ont décidé de se suicider?"

"Est-ce qu'ils sont pour une alliance de l'ensemble des forces de gauche, ce qui leur permettrait d'avoir une existence dans la future Assemblée, que nous ayons gagné ou perdu la présidentielle? Ou est-ce que par haine d'appareil, ils ont décidé de se suicider?", s'est interrogé le socialiste invité du Grand Rendez-vous Europe1-iTélé-Le Monde.

«Je fais le pari qu'on va revenir à une discussion normale»

"Je fais le pari qu'ils n'ont pas décidé de se suicider et que le congrès passé, on a excité un peu l'ensemble des cadres du parti communiste et des écologistes, on va revenir à une discussion normale", a-t-il estimé, regrettant une "orientation punitive vis-à-vis du PS".

Interrogé plus spécifiquement sur Europe Ecologie - Les Verts qui a élu samedi son nouveau secrétaire national, David Cormand, il a estimé que leur congrès avait "matérialisé la rupture au sein de l'écologie : dans ce congrès, nous avons une écologie gauchiste alors que tous les écologistes réalistes sont venus travailler avec le parti socialiste".

Anne-Charlotte Dusseaulx (avec AFP) - leJDD.fr

dimanche 12 juin 2016