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6. déc., 2019

Le Huffpost

À Whirlpool, à quoi Macron s'était-il vraiment engagé devant les salariés?

En déplacement à Amiens, Emmanuel Macron doit rencontrer des anciens ouvriers, après le cuisant échec d'un plan de reprise.

Par Romain Herreros

 Philippe Wojazer / ReutersEmmanuel Macron en visite sur le site Whirlpool d'Amiens le 3 octobre 2017. 

POLITIQUE - Passage obligé. Emmanuel Macron ne pouvait pas se rendre à Amiens sans passer voir les anciens salariés de Whirlpool. Ce vendredi 22 novembre dans la matinée, le chef de l’État fera une halte sur le site de l’ex-usine du géant américain, où une quarantaine d’entre eux travaillent désormais pour Ageco Agencement, après le fiasco de la reprise du site par WN. 

Une visite au goût amer pour cet “enfant du pays” qui avait accompagné un plan de reprise après son élection, lequel s’est soldé par un second plan social. “Je suis venu en octobre 2017, avec le projet WN de M. Decayeux. Et comme eux, j’y croyais. Comme eux, j’ai été déçu. C’est un échec”, regrette-t-il dans une interview accordée au Courrier Picard. Autant dire que sur place, le locataire de l’Élysée ne sera pas accueilli avec des fleurs. 

Certains d’entre eux n’ont d’ailleurs pas attendu sa venue pour réclamer des comptes. Dès jeudi après-midi, des ex-salariés ont manifesté sur son passage pour exiger audience. Dans les médias, plusieurs de ses opposants, l’Amiénois François Ruffin en tête, pointent sa responsabilité dans le fiasco actuel. Mais à quoi s’était vraiment engagé Emmanuel Macron depuis son premier contact avec eux? Un coup d’œil dans le rétroviseur s’impose.   

“Je ne suis pas en train de vous dire que je suis en train de sauver vos emplois”

26 avril 2017, entre-deux tours de la présidentielle. Marine Le Pen, qui multipliait les seflies à l’occasion d’une visite surprise, force Emmanuel Macron, alors en préfecture avec l’intersyndicale, à sortir du bois et à bousculer son programme pour venir au contact des salariés menacés par une délocalisation. Une séquence décisive, diffusée en direct sur Facebook, et au cours de laquelle Emmanuel Macron avait exposé sa vision concernant ce site. 

“Je ne suis pas en train de vous dire que je suis en train de sauver vos emplois. Parce que personne ne peut le faire dignement”, avait lancé le candidat d’En Marche!, estimant que “la réponse c’est de trouver un vrai repreneur avec un projet industriel”. Six mois plus tard, Emmanuel Macron revenait effectivement sur le même site avec un repreneur sous le bras : Nicolas Décayeux, président de la société WN. Une structure spécialement créée pour l’occasion. De quoi (enfin) sortir de l’impasse? Pas du tout. 

“C’est autour de 270 salariés qui seront repris”

Au mois d’octobre 2017, Emmanuel Macron est donc sur place avec le nouveau repreneur, Nicolas Décayeux, président de WN. Fini les sèche-linges, ce dernier s’engage à produire des casiers, des chargeurs de batterie et armoires équipés de condensateurs destinés à produire de l’énergie propre. Fier de ce “succès” porté par “un entrepreneur audacieux”, Emmanuel Macron déclare devant les salariés: “s’il y a un avenir pour Whirlpool, c’est parce qu’il y a un projet, celui de Monsieur Decayeux (...) qui donne un avenir à l’entreprise, et à une large majorité de salariés, puisque c’est autour de 270 salariés qui seront repris, c’est-à-dire que c’est quasiment toutes celles et ceux qui le souhaitent, hormis les départs à la retraite légitimes”. 

Outre le fait que ce chiffre considérablement optimiste (il s’agissait en réalité de 186 salariés et non 270 comme l’affirmait le chef de l’État), rien ne s’est passé comme prévu. En juillet 2019, la justice a autorisé la société Ageco Agencement à reprendre partiellement la société WN, alors placée en redressement judiciaire, laquelle a échoué à relancer l’activité sur le site. Résultat: 138 salariés laissés sur le carreau pour 44 emplois sauvés. Sur les 138 ex-WN à nouveau licenciés, 23 ont retrouvé un emploi, 106 sont suivis par Pôle emploi et 9 ont finalement “rebasculé” sur le plan de reclassement Whirlpool, selon la préfecture.

Un fiasco en bonne et due forme, auquel Emmanuel Macron devra répondre ce vendredi, dans la mesure où l’État avait bien soutenu le projet, à hauteur de 2,5 millions euros d’aide. “Je dois écouter les salariés et relancer le dossier”, a déclaré le chef de l’État, conscient que les salariés de Whirlpool pourraient hanter son mandat jusqu’en 2022.

 

2. déc., 2019

Si vous voulez visualiser l' article intitulé : Jérôme Sainte-Marie : " la dynamique élitaire du macronisme prépare l'ascension du bloc populaire"; cliquez ici

27. déc., 2018

Le Huffpost

26/12/2018

Macron remercie les soldats qui permettent aux Français de passer Noël "en sécurité"

"Au milieu des festivités, ayez un instant pour penser à eux: nos soldats, leur famille, nos blessés et nos disparus", a lancé le chef de l'État.

POLITIQUE - Le président Emmanuel Macron a de nouveau remercié les soldats qui passent les fêtes loin de leur famille et qui permettent aux Français de célébrer Noël "en sécurité", dans un message pré-enregistré diffusé par France 2 tard mardi 25 décembre au soir.

Le président a tenu à rendre hommage aux soldats en France et à l'étranger qui "nous défendent. Ils nous protègent et ils luttent contre le terrorisme islamiste", dans ce message solennel retransmis à la fin d'une émission spéciale de plus de deux heures consacrée aux soldats et présentée par Michel Drucker à Abidjan.

POLITIQUE - Le président Emmanuel Macron a de nouveau remercié les soldats qui passent les fêtes loin de leur famille et qui permettent aux Français de célébrer Noël "en sécurité", dans un message pré-enregistré diffusé par France 2 tard mardi 25 décembre au soir.

Le président a tenu à rendre hommage aux soldats en France et à l'étranger qui "nous défendent. Ils nous protègent et ils luttent contre le terrorisme islamiste", dans ce message solennel retransmis à la fin d'une émission spéciale de plus de deux heures consacrée aux soldats et présentée par Michel Drucker à Abidjan.

 

29. nov., 2018

L'astuce des "gilets jaunes" pour bloquer les ronds-points sans autorisation de manifester

L'Obs, le 16/11/2018 

© Copyright 2018, L'Obs Les "gilets jaunes" ont prévu de se retrouver dans 700 points de rassemblement ce samedi 17 novembre.

Comment bloquer la route lorsque l'on n'a pas reçu (voire demandé) d'autorisation de manifester ? Telle est la grande question à laquelle les "gilets jaunes" tentent de répondre avant la grande manifestation du 17 novembre.

Et il n'est pas inutile pour eux de se pencher dessus car, pour rappel, ils risquent gros à pertuber le trafic routier sans avoir obtenu d'autorisation de la préfecture. Selon l'article 431-9 du Code pénal, l'organisateur d'une manifestation on autorisée ou qui n'a pas fait l'objet d'une déclaration préalable peut être "puni de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende".

Et il semblerait bien que l'un d'eux ait finalement trouvé l'astuce imparable, en utilisant habilement le... code de la route.

Comme chacun le sait, le piéton a toujours priorité sur les voitures en l'absence de feu de signalisation et s'il traverse sur des passages piétons.

En se mettant à plusieurs pour traverser un rond-point, les voitures sont donc théoriquement dans l'obligation de s'arrêter et, si l'on a un flux ininterrompu de piétons, on peut paralyser en toute légalité un rond-point. On peut alors créer en quelques minutes un bouchon qui va perturber tous les axes routiers débouchant sur le rond-point.

© Fournis par Le Nouvel Observateur SA

Laisser passer médecins, pompiers et ambulances

Sur Facebook, de nombreux internautes partagent tout de même la précision suivante : bien évidemment, il faut laisser passer médecins, pompiers et ambulances. C'est une évidence, mais cela va mieux en se disant.

Les tensions entre manifestants non autorisés et forces de l'ordre risquent d'être nombreuses ce samedi 17 novembre. "Partout où il y aura un blocage, nous interviendrons" avait en effet prévenu le 13 novembre dernier le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

A.P.