11. avr., 2019

Interview du Conseiller consulaire Jean-Daniel Chaoui concernant la visite du Sénateur Richard Yung à Madagascar.

Jean-Daniel Chaoui est Conseiller consulaire représentant les Français résidant à Madagascar. Rappelons que les Français résidant dans la Grande île sont invités à élire leurs représentants tous les 6 ans. La prochaine élection des Conseiller consulaire aura lieu en 2020.

RFM: Bonjour Monsieur le Conseiller et merci d’avoir répondu à l’invitation de RFM. Vous vous êtes occupés d’organiser la visite du sénateur Français Richard Yung à Madagascar, visite effectuée du 23 au 28 mars 2018, ceci en liaison avec le Consulat général de France à Madagascar. Pourquoi cette responsabilité ?

JDC: C’est à la demande du Sénateur Richard Yung que je fus chargé de préparer sa mission dans la Grande île. Ceci du fait d’une amitié très ancienne et d’une confiance partagée. De plus, Richard Yung est membre de Français du Monde-ADFE depuis toujours. Tout ceci nous rassemble au-delà des contingences politiques.

RFM: Quelles furent les grands axes de cette visite ?

JDC: Un déplacement sénatorial répond à un certain rite. Il s’entretient avec l’Ambassadeur et le Consul général, rencontre les chefs de service, visite les services du Consulat et s’entretient avec les agents responsables des différents services, rencontrent les acteurs dans le domaine social et le domaine de l’enseignement français. Tout cela occupe plusieurs journées.

RFM: Et sur le plan des autorités malgaches ?

JDC: Le sénateur Richard Yung est sénateur élu représentant les Français de l’Etranger. Il n’a donc pas de rôle diplomatique. Il a simplement rencontré le Ministre de la défense malgache du fait que le sénateur est membre de la commission de la défense nationale au Sénat Français. Le Ministre des Affaires étrangères malgache était à l’extérieur.

RFM: Et sur le plan économique ?

JDC: Le sénateur a rencontré une délégation des Conseillers du Commerce extérieur de la France. Ce sont des chefs d’entreprise Français qui forment un cénacle de conseillers économiques auprès de l’Ambassade de France. Il a aussi eu un entretien avec le Directeur de l’AFD, l’Agence Française de Développement à Madagascar.

RFM: Concernant la province, est-ce que le sénateur s’est déplacé ?

JDC: Oui, il s’est déplacé à Tuléar où je l’ai accompagné. Nous avons visité le Collège Français Etienne de Flacourt et l’Agence consulaire. L’impression est positive. Le collège a un effectif en progression, il construit un internat et un restaurant scolaire qui seront inaugurés en juin prochain ? Tout cela va dans le bon sens.

RFM: Y-a-t-il beaucoup de Français à Tuléar ?

JDC: Le Consul honoraire estime la population française à 7 à 800 personnes dans toute la région sud, avec une petite moitié résidente à Tuléar même. L’agence consulaire, le Collège et l’Alliance Française sont les trois piliers de la présence française à Tuléar.

RFM: C’est donc une visite à Madagascar très complète. Quel en est l’objectif ?

JDC: Le sénateur prend ainsi contact avec la réalité du terrain. Il peut intervenir à Paris auprès des différents responsables en fonction des informations qu’il a collectées durant sa visite. C’est un relais important pour résoudre nos difficultés.

RFM: Merci pour ce compte-rendu très complet.

JDC: C’est moi qui vous remercie.

 

 

6. mars, 2018

Chronique de Vanf :Ambassadeur de valeurs et héraut d’un idéal 

 Dans la Grèce antique, on nommait ambassadeur un citoyen aux hautes qualités personnelles : protégé par un sauf-conduit, on le mandatait pour une mission précise. De statut diplomatique également, le héraut avait un rôle de messager : mandataire parfois de mauvais augure, il pouvait être l’objet de solides inimitiés. Mais, «messager des dieux» patronné par Hermès, le héraut jouissait d’une inviolabilité absolue.

 Dans son dernier discours en terre malgache, l’ancien Ambassadeur de France, François Goldblatt rappela cependant qu’en l’an 491 avant Jésus-Christ, les hérauts envoyés par les Perses à Athènes et à Sparte, avant que les deux cités grecques ne s’affrontent, furent tragiquement éliminés : jeté dans le barathron à Athènes, et précipité dans un puits à Sparte. Se faisant, pour l’occasion, héraut, l’ambassadeur de France avait tenu à achever son mandat en terre malgache par ces mots : «La vertu même des messages sincères demeure, aujourd’hui comme hier, de mettre en garde, en temps utile, quant à l’inéluctabilité de certains processus. (...) Au final, vous l’aurez compris, le messager peut changer, mais le message demeurera invariablement le même : plus que jamais, le passage à l’acte sur la voie des indispensables réformes». 

 J’ai pu lire que «deux grands principes constituent les pôles de la race anglo-saxonne : le premier est que tout gouvernement doit reposer sur le consentement des gouvernés ; le second, que le rôle de l’homme d’État est d’éviter la révolution par la réforme» (H.A.L. Fischer, cité par André Maurois, Histoire d’Angleterre, Fayard, 1937, p.680). 

 La socialiste «orthodoxe» Rosa Luxembourg (1871-1919) avait, dès 1898, posé la question centrale : «Réforme sociale ou révolution ?». Son adversaire idéologique, un autre Allemand, Eduard Bernstein (1850-1932), préférait de son côté améliorer la société par des modifications légales progressives en restant dans le cadre institutionnel. La révolution, comme transformation radicale et violente de la société, on en a vu la tyrannie liberticide, les dérives meurtrières et la folie destructrice, avec les révolutions française, russe, chinoise, khmer rouge. Ce ne fut que meurtres, pillages, tortures concentrationnaires. 

 La certaine idée que l’on se fait désormais d’une société civilisée et des moeurs acceptables par notre époque nous oblige donc à la réforme pour nous éviter la révolution. Les idéaux à atteindre progressivement par ces réformes de l’intérieur seraient dans un autre «message à vocation universelle», celui de l’Europe : «dans l’ordre du politique, la quête de la justice ; dans l’ordre intellectuel, la quête de la connaissance». 

 Cette Chronique n’approuva pas toujours la posture de l’ambassadeur François Goldblatt (Chronique VANF 13 mars 2013, «Voyons, Monsieur l’ambassadeur»), pourtant dans son message ultime, de ce 14 juillet 2015, il présentait admirablement les acquis de l’Europe : «ces héritages qui ont produit le plus spectaculaire développement des sociétés humaines que le monde ait connu jusqu’à présent, nous autres, nations européennes, cherchons à le partager. Parce que, en dépit de tous les accidents de l’Histoire, cet héritage nous a si bien réussi, nous cherchons, sans pour autant vouloir l’imposer, à le partager le plus largement possible».

 Et, parce qu’aucune femme ni aucun homme, de bon sens ne saurait ne pas les faire siens, passons complaisamment en revue ce message d’idéal : «les fondements de la démocratie tels que la Grèce nous les a enseignés ; le droit écrit tel que Rome nous l’a légué ; le christianisme comme socle spirituel et facteur structurant de la société et de la famille ; l’université comme temple de la connaissance ; l’esprit des Lumières comme idéal de justice et de liberté individuelle ; l’apprivoisement du capitalisme comme facteur de développement et de prospérité ; l’exigence d’une paix durable comme legs de deux conflits mondiaux épouvantablement meurtriers». 

31. août, 2016
Attentat – Sept Malgaches gravement blessés lors de l’attentat à Nice

Des Malgaches ont été parmi les centaines de blessés lors de l’attentat de Nice. Ils sont hors danger, mais sont en suivi psychologique.

L’attentat de Nice fait encore parler de lui. Les membres de l’association Nice-Madagascar ont soulevé des non-dits lors de ce drame qui s’est produit dans la soirée de la fête nationale française. « Sept Malgaches ont été gravement blessés, lors de cet attentat, mis à part Mino Razafitrimo, qui y a trouvé la mort. Trois des victi­mes sont des enfants », a indiqué Jocelyn Rabarijaona, secrétaire général de l’association. C’était, lundi, lors d’une visite de courtoisie au magistrat de la ville d’Antana­narivo, au palais de la ville à Analakely.
Certaines de ces victimes malgaches auraient été frôlées et d’autres écrasées par le poids lourd qui roulait à  vive allure, sur une distance de deux kilomètres de l’allée de « La Promenade des Anglais », de Nice. Par conséquent, un des enfants a subi une fracture au niveau du crâne et un autre, une fracture mandibule. Les pieds d’un étudiant d’une vingtaine d’année ont été totalement reconstitués, car ses genoux ont été comprimés. Une personne, dont la tête a été frôlée par le camion, a, d’autre part, enduré une fracture au niveau de sa tête.


Suivi psychologique


Par ailleurs, une des victimes est obligée de porter des béquilles et un père de famille ne serait pas encore apte à utiliser certaine partie de ses membres supérieurs.


Ayant reçu les soins nécessaires, ces sept personnes sont hors danger, actuellement, mais nécessitent encore des suivis psychologiques. « Physiquement, ça peut aller. Mais moralement, c’est dur pour les victimes», selon l’affirmation de Jocelyn Rabarijaona.


Quatre-vingt-quatre personnes ont succombé à cet attentat du 14 juillet et trois cent trente autres ont été blessées, selon le dernier bilan en fin juillet. Mino Razafi­trimo, une jeune femme malgache d’une trentaine d’année et mère de deux petits garçons, y a trouvé la mort, également. Elle a été entre la vie et la mort, après cet acte terroriste, et a succombé à ses blessures, quelques temps après.


Miangaly Ralitera

L’express de Madagascar

Le 24 août 2016

 

1. juin, 2016

L'hebdo social du vendredi 6 au jeudi 12 mai 2016

8. mars, 2016

Le matin du 24 février 2016