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7. oct., 2019

Développer l'enseignement français à l'étranger: un nouvel élan

Richard Yung

3 octobre 2019

Le 3 octobre, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, son secrétaire d’État, Jean-Baptiste Lemoyne, et le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer, ont présenté le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger.

Ce plan vise à concrétiser l’engagement pris par le Président de la République de doubler le nombre d’enfants scolarisés dans le réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici à 2030.

Il s’articule autour de quatre axes, dont vous trouverez, ci-dessous, la présentation.

Renforcer l’attractivité de l’offre pédagogique et éducative

Afin d’attirer un plus grand nombre d’élèves, il est indispensable de valoriser l’offre pédagogique et éducative française de qualité.

Le nouveau baccalauréat est notre premier atout. Il est plus lisible et davantage articulé avec les systèmes éducatifs et universitaires locaux. Il allie les qualités du modèle français traditionnel d’excellence avec celles d’autres systèmes en laissant une part importante d’initiative aux élèves dans la construction de leur parcours. Les nouveaux bacheliers du réseau d’enseignement français à l’étranger seront donc mieux préparés à leurs futures études supérieures en France ou l’étranger.

Les enseignements de langues sont un point fort des établissements d’enseignement français à l’étranger, qui ont fait depuis longtemps le choix d’une éducation plurilingue. Des parcours adaptés et renforcés de langues étrangères existent déjà, de la maternelle au lycée. Ils seront étendus au plus grand nombre d’établissements possibles. De nouvelles sections internationales, européennes et orientales seront également créées dans les collèges et les lycées.

Les écoles du réseau de l’enseignement français à l’étranger ont vocation à devenir, plus encore qu’aujourd’hui, des laboratoires d’innovation dans le domaine du numérique éducatif. L’enseignement de spécialité « numérique et sciences informatiques » sera développé dans l’ensemble du réseau. Des ressources pédagogiques numériques francophones de qualité, agrégés dans la nouvelle plateforme FrancEducation, sont accessibles à l’ensemble des établissements.

Développer le réseau actuel et accompagner la création de nouvelles écoles

Les capacités d’accueil vont être augmentées en développant le réseau actuel et en créant de nouvelles écoles.

La procédure d’homologation d’établissement sera simplifiée. L’homologation atteste la conformité des établissements scolaires aux principes, aux programmes et à l’organisation pédagogique de l’Éducation nationale française. L’ouverture de nouveaux niveaux d’enseignement et la création de nouveaux établissements sera facilitée, en maintenant l’exigence de qualité et d’excellence pédagogique.

La formation d’enseignants qualifiés, titulaires de l’Éducation nationale ou recrutés locaux, garantit l’excellence pédagogique. Le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger met en place de nouveaux dispositifs de formation, comme un certificat d’aptitude à participer à l’enseignement français à l’étranger (CAPEFE), ou des pôles régionaux de formation à l’étranger.

Mieux associer les familles à la vie des établissements et du réseau

La relation avec les familles est cruciale dans la vie des établissements. Elle sera renforcée, en associant davantage les parents d’élèves à la gouvernance de l’enseignement français à l’étranger, tant au niveau local (au sein de chaque établissement) qu’au niveau national (conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE)).

Mieux accompagner le réseau au service de notre diplomatie

Tout le réseau diplomatique et culturel est partie prenante du projet.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est l’opérateur public en charge de l’enseignement français à l’étranger. Elle se dote d’un service d’appui au développement du réseau (SADR), destiné à accompagner des investisseurs publics ou privés qui veulent développer une offre d’enseignement conforme aux programmes scolaires français. Son rôle dans l’accompagnement du développement du réseau sera renforcé.

Les ambassades seront les pilotes locaux du développement du réseau. Elles mettront en œuvre des plans locaux de développement de l’enseignement français à l’étranger, adaptés au contexte local. Les postes diplomatiques mèneront une analyse de l’offre et de la demande éducative locales et veilleront à ce que le développement des établissements soit régulé et harmonieux, tout en préservant la qualité des enseignements.

Un conseil d’orientation de l’enseignement français à l’étranger réunira annuellement le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et son homologue, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et les acteurs de l’enseignement français à l’étranger.

Des moyens au service du développement de l’enseignement français à l’étranger

Des moyens sont déployés afin d’assurer un développement optimal du réseau, de la qualité de l’enseignement et des structures d’accueil.

Des moyens humains renforcés avec 1 000 personnels supplémentaires, titulaires du Ministère de l’Éducation nationale, détachés d’ici 2030, pour atteindre 10 000 personnes au total.

Des moyens budgétaires supplémentaires avec 25 millions d’euros supplémentaires de l’État pour l’AEFE.

 

21. févr., 2018

"Monsieur le Directeur, mesdames et messieurs les membres du comité Technique de l’AEFE,

  En ce jour de Comité Technique de l’AEFE (7 février), l’UNSA-Éducation souhaite réaffirmer solennellement son attachement à l’opérateur public et son inquiétude face aux incertitudes sur son sort.

 Au mois de juillet dernier le gouvernement a ordonné une baisse drastique de 33 millions d’euros du budget de l’AEFE. Cette coupe sombre affecte considérablement le fonctionnement des établissements. La première conséquence de cette mesure d’économie est de voir la participation financière passer de 6 à 9%. La deuxième  est une suppression massive de postes enseignants détachés. Elle provoque, enfin,  une augmentation non négligeable des frais de scolarité supportée par les seuls parents d’élèves. C’est l’effet gilette triple lame. Un coup de rasoir qui laisse des écorchures..

 Notre devoir syndical, parce que nous représentons des personnels inquiets pour leur avenir, parce que nous souhaitons que les élèves aient accès à un enseignement de qualité dans les meilleures conditions possibles, c’est de protester. Après une grève historique le 27 novembre, un deuxième moment de contestation de ces choix budgétaires et politiques s’est déroulé hier 6 février dans l’ensemble des établissements français de l’étranger.  

 Nous avons toujours réclamé une vision d’avenir pour l’AEFE, c'est-à-dire une stratégie claire, des moyens publics à la hauteur de la mission de rayonnement éducatif de ce réseau d’excellence, et un respect des personnels et de leur statut d’emploi. Nos collègues ont une conscience  aigue des enjeux actuels. Personne n’est dupe. Dans ce climat anxiogène, nous tenons néanmoins à saluer la qualité du travail et des échanges en centrale et dans les groupes de travail qui montrent que le dialogue social est utile en temps de crise.

 Le président Macron en Tunisie a affirmé sa volonté d’une  réforme « en profondeur de l’AEFE ». 

 Est-ce à dire que la lame de Bercy repassera sur la plaie et que la coupure sera encore plus profonde ?  Tous craignent une privatisation larvée et non dite  du réseau. Ce chemin vers un financement privatisé dans son intégralité, tout le monde le refuse. Il serait synonyme d’explosion des frais scolaires.. De montée des effets d’éviction scolaires pour les enfants des familles modestes et moyennes. De disparités géographiques accentuées avec une carte des emplois qui seraient passée à la moulinette. Que resterait-il alors de l’Universalité de notre action en matière éducative à l’étranger ? Une peau de chagrin diplomatique.

 L’UNSA-Éducation dénonce le démantèlement programmé de ce réseau aux performances pédagogiques de premier plan. Quand on se veut « résolument moderne », on ne doit pas pénaliser l’excellence. On se doit de la soutenir. 

 La démocratie est sociale et politique.  En 2017 des choix ont été faits pour la France. En décembre 2018 nous ferons des choix pour l’agence et le réseau à l’occasion de nos élections professionnelles"

 Le 07/02/2018

28. févr., 2017

Suite à l’intervention du SE-Unsa auprès du premier Ministre, de la Ministre le l’Education nationale et du Ministre des Affaires étrangères, auprès des Sénateurs et Députés de l’étranger et suite à vos actions locales et à votre soutien, voici la réponse Directeur de Cabinet de la Ministre de l'Education nationale,

de l'enseignement supérieur et de la recherche . C’est une très bonne nouvelle, que vous pouvez diffuser, merci à tous .

Cordialement

La section Hors de France

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 Monsieur le Secrétaire Général,

 Vous avez appelé mon attention sur les refus de renouvellement de détachement des enseignants dans le réseau de l'AEFE et sur ses conséquences, tant sur le fonctionnement des établissements, que sur les situations humaines et personnelles. Je reviens vers vous à ce sujet.

Plus de 9 000 personnels enseignants titulaires des premier et second degrés sont actuellement détachés à l'étranger, principalement auprès de l’AEFE mais aussi d’autres opérateurs comme la mission laïque française (Mlf) ou l’association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC), ou encore directement auprès d’un des établissements d’enseignement français à l’étranger homologués.

Sur ces 9 000 enseignants, seuls quelques enseignants se sont vus refuser leur renouvellement de détachement, essentiellement dans le premier degré, compte tenu des tensions dans certains départements pour couvrir l’ensemble des besoins d’enseignement.

Les ressources en personnels enseignants pour répondre aux besoins d’enseignement peuvent être plus ou moins importantes selon les départements et la proportion de refus de détachements justifiés par les nécessités de service peut donc effectivement varier, selon le niveau de tension constaté sur les ressources enseignantes dans la préparation de la rentrée scolaire.

Nous le savons, certains refus de renouvellement peuvent conduire à des situations personnelles et familiales très délicates et sont de nature à mettre en difficulté les établissements d'enseignement français à l'étranger.

Dans ce contexte, il a été décidé de procéder pour la rentrée scolaire 2017, au renouvellement de tous les détachements à l'étranger, dès lors que les agents en expriment le souhait.

Je souhaitais vous en informer immédiatement.

Olivier Noblecourt 

Directeur de Cabinet de la Ministre de l'Education nationale,

de l'enseignement supérieur et de la recherche

5. juil., 2016

Bourses scolaires AEFE

Point sur les campagnes 2015 du rythme sud et 2015/2016 du rythme nord :

Le bilan définitif de la campagne 2015 des pays du rythme sud s’établit comme suit :

  • nombre de demandes instruites : 1 295 familles – 1 981 enfants contre 1 311 familles et 2 034 enfants l’année précédente (- 2,6 %).
  • nombre de boursiers : 1 717 contre 1 701 l’année précédente (+ 1%).
  • montant des bourses accordées : 8,59 M€ contre 9,66 M€ en 2014 (- 11,1 %), soit un montant moyen par boursier de 5 004 € contre 5 679 € l’année précédente (- 12 %).
  • le montant moyen des frais de scolarité stricto sensu pour les pays du rythme sud s’établit à 4 218 € contre 4 889 € l’année précédente (- 13,7 %) en raison de l’appréciation de l’euro sur la période de référence.

La campagne 2015/2016 des pays du rythme nord quasi-achevée se présente après l’instruction par le service de l’aide à la scolarité de l’Agence de 1 161 recours gracieux et 271 demandes hors conseil consulaire de la manière suivante :

  • nombre de demandes instruites : 17 725 familles – 29 223 enfants contre 17 866 familles et 29 490 enfants l’année précédente (- 1 %).
  • nombre de boursiers : 24 181 contre 24 197 l’année scolaire précédente (- 0,1 %).
  • montant des bourses accordées : 91,57 M€ contre 88,85 M€ l’année précédente       (+ 3 %).
  • montant moyen par boursier : 3 787 € contre 3 672 € en 2014/2015.
  • Le montant moyen des frais de scolarité stricto sensu pour les pays du rythme nord s’établit à 4 809 € contre 4 567 € l’année précédente (+ 5,3 %).

Au total, pour ces deux années scolaires achevées ou pratiquement achevées, le nombre de bénéficiaires d’une aide s’est élevé à 25 898 (21 % des élèves français scolarisés dans les établissements d’enseignement français à l’étranger) et le montant des attributions à 100,16 M€.

b) Appelée à se prononcer sur les propositions des seconds conseils consulaires bourses 2016 des pays du rythme sud et des premiers consulaires bourses 2016/2017 des pays du rythme nord, l’instance nationale a formulé un avis favorable à l’attribution d’une bourse à 23 277 élèves pour un montant de 96,79 M€, soit un montant moyen de bourse de 4 158 €.

Le taux de satisfaction des demandes s’élève à ce jour à 84 %.

Par rapport à la même période de la campagne précédente, le nombre de boursiers progresse de 0,7 % et le montant des bourses accordées de 7,1 % en raison de l’appréciation des principales devises dans laquelle les bourses sont garanties aux familles.

 

Les crédits ouverts au titre de l’exercice 2016 (106,26 M€) devraient permettre de couvrir la totalité des besoins exprimés au titre de l’ensemble de la campagne qui seront définitivement arrêtés après la tenue de la seconde commission nationale de décembre prochain.

 

26. oct., 2015

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser l'article sur les frais de scolarité:

 

frais de scolarité