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5. sept., 2019

L'express de Madagascar
Le 29 août 2019

14. mai, 2018

Un plan pour l’avenir de la population mahoraise

Le Premier ministre français a présenté, jeudi, les grands axes d'un plan pour l'avenir de Mayotte. Il concerne l'éducation, la santé, et les infrastructures.

L'Express de Madagascar

Samedi 21 avril 2018

 © JIR

13. juil., 2017

L’accès au droit et à la justice fait face à de nombreux «dysfonctionnements»
dans les Outre-mer, notamment à Mayotte. La CNCDH l’a dénoncé cette semaine.

Dans un avis adopté jeudi, la CNCDH, la Commis­sion nationale consultative des droits de l’Homme, s’est penchée sur les nombreux dysfonctionnements et obstacles qui empêchent les Ultramarins d’avoir connaissance de leurs droits et freinent leur recours à un juge. «L’accès au droit et à la Justice mérite d’être amélioré sur tout le territoire français, insiste la présidente de la CNCDH, Christine Lazerges, mais les difficultés sont accrues en Outre-mer, et particulièrement en Guyane et à Mayotte.»


La CNCDH demande notamment que soit repensé «le découpage des juridictions judiciaires à Mayotte, en veillant à leur octroyer davantage de moyens financiers», et que soit envisagée «la mise en place d’un système de défense publique, avec un corps de défenseurs fonctionnaires.»


Sur l’île aux parfums, «de nombreuses personnes» ne disposent pas encore d’un état civil républicain et «ne peuvent pas accomplir des démarches administratives», sur un territoire marqué par des indicateurs socio-économiques très faibles, une éducation défaillante, une forte immigration, et des services publics «déficients».

«Initiatives originales»


De plus, avec la départementalisation en 2011, le passage «rapide et brutal» d’une justice coutumière de droit musulman à un statut de droit civil commun, n’a pas été assez expliqué à la population, et la barrière de la langue constitue aussi «un frein important». 40% de la population mahoraise ne parlent pas le français.


Le rapport salue cependant des «initiatives originales», comme le diplôme universitaire dit «Valeurs de la République et religions» à Mayotte, pour «apprendre l’articulation entre droit musulman anciennement applicable et droit commun». La commission recommande aussi de développer des «canaux de diffusion d’information non écrite», à la radio ou à la télé, à l’instar de radio Free Dom, «un relais indispensable de l’accès au droit et à la justice» à La Réunion.

L'Express de Madagascar

Le 27/07/17

© JIR

20. févr., 2017

Inquiétante pénurie d’eau à Mayotte. L’approvisionnement des habitants se fait actuellement au rationnement depuis deux mois, dans le Sud de l’île…

Anchya Bamana, maire de Sada, fait partie des élus qui déplorent un manque d'anticipation de la crise.

Dans le 101e département français, l’eau coule du robinet seulement un jour sur trois. Et cela fait déjà deux mois que ça dure. « Qui imagine cela dans un autre département de métropole ou d’outre-mer   », s’indigne Anchya Bamana, maire de Sada, l’une des huit communes du sud de l’île touchées par les restrictions d’eau.
Depuis le 16 décembre dernier, au vu de la situation météorologique et de l’effondrement de la ressource en eau disponible, le préfet a décidé de la mise en place de « tours d’eau » dans les villes principalement alimentées par la retenue collinaire de Combani (centre), qui a atteint le seuil critique de 17 % de sa capacité.
Au moins 70 000 personnes se retrouvent ainsi sans eau quatre jours par semaine. En catastrophe, la Société Mahoraise des Eaux a ouvert trois puits de forage et installé 34 « rampes » dans les villes et villages concernés. Les jours de coupures, les habitants viennent s’y fournir, remplissant bidons et seaux pour assurer les besoins domestiques. (…)
En ville, la situation est encore plus criante. À Sada, trois « rampes » pour 10 500 habitants, la plage est défigurée et exhale d’insoutenables odeurs d’excréments. (…)

Vive inquiétude
« On est en crise, et voilà comment nous laisse la France, s’indigne encore Madame le maire de Sada. On ne peut plus rester comme ça, les gens vont rouvrir des anciens puits interdits, avec les risques sanitaires que cela comporte.» Officiellement, l’Agence régionale de santé ne relève pas à ce jour de risque épidémiologique. Mais constate néanmoins une augmentation des cas de diarrhées dans les hôpitaux et les dispensaires. (…)
Mais la colère commence à gronder et certains pointent l’incompétence des différents acteurs du dossier, à commencer par les collectivités locales.
La semaine dernière, une manifestation a regroupé une centaine de personnes dans la capitale Mamoudzou pour réclamer des solutions. (.. .)
Si les prévisions voient la saison des pluies démarrer véritablement en mars, le retard accumulé est tel que l’inquiétude reste vive concernant la prochaine saison sèche…

L'Express de Madagascar

Le 13/02/17

© JIR

6. juin, 2016

L'Hebdo le 20/05/16