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3. août, 2018

Institutions internationales

Faire émerger des multinationales africaines avec une participation de la Banque africaine de développement

 

Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 20 juillet 2018, une prise de participation de 20 millions d’euros dans le fonds d’investissement Maghreb Private Equity Fund IV (MPEF IV), d’AfricInvest.

Cette prise de participation va aider à accélérer le développement d’entreprises de moyenne capitalisation en Afrique du Nord dotées d’un fort potentiel de croissance dans la région et en Afrique subsaharienne.

L’objectif du Fonds MPEF IV est de parvenir à une capitalisation de 200 millions d'euros et financer la croissance d’une quinzaine d’entreprises fortement implantées sur leurs marchés locaux. Les investissements oscilleront entre 8 et 25 millions d'euros et devraient générer 2 700 emplois environ, dont 30 % pour les femmes.

« Ce projet va permettre de renforcer les capacités d’investissement d’entreprises de taille moyenne, qui vont pouvoir ainsi se développer sur de nouveaux marchés à forte valeur ajoutée en Afrique subsaharienne », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour la région Afrique du Nord.

« Avec cette nouvelle opération, nous avons pour ambition de faire émerger des entreprises africaines championnes dans leurs domaines et renforcer leur intégration dans les chaînes de valeurs africaines et mondiales », a précisé Abdu Mukhtar, directeur du département du développement de l’industrie et du commerce à la Banque.

S’il représente moins de 4 % de l’ensemble des échanges sur le continent, le commerce au sein de l'Afrique du Nord atteste d’un potentiel de développement capable de renforcer davantage la dynamique d’intégration régionale (Algérie, Égypte, Maroc et Tunisie).

Alignée sur la Stratégie décennale et la Politique de développement du secteur privé de la Banque, cette prise de participation fait écho à deux de ses cinq grandes priorités, dites High 5 : Industrialiser l’Afrique et Intégrer l’Afrique.

À propos du Fonds Africinvest

Né en 1994, AfricInvest est un groupe panafricain de capital-investissement doté de neuf bureaux dont sept en Afrique, qui investit dans les petites et moyennes entreprises susceptibles de se développer sur le continent africain.

Financial Afrik

La Vérité, 23/07/18

11. juil., 2018

Le Sénégal figure parmi les pays les plus attractifs en Afrique subsaharienne pour les investisseurs. Le pays gagne ses galons dans les différents classements sur la compétitivité des économies mondiales (Doing business, Standards & Poor’s, Moodys, etc.).

Au-delà de sa stabilité politique régulièrement mise en avant, le Sénégal est caractérisé par une économie ouverte et stable, ne faisant pas de discrimination entre sénégalais et non sénégalais en matière d’investissements (une société de droit sénégalais peut être détenue à 100% par des étrangers).

Dans cette optique, plusieurs évolutions qui confirment une tendance de recherche d’efficacité, de sécurité juridique et d’encouragement des investissements méritent d’être relevées.

Le Bureau d’Appui à la Création des entreprises a été mis en place pour permettre le raccourcissement  considérable des délais de création des sociétés.

Les innovations apportées en droit des sociétés – OHADA ont permis de multiplier les options en matière de structurations des opérations d’investissement, notamment avec l’introduction de la SAS et de sociétés à capital variable, la reconnaissance juridique des bureaux de représentation qui permettent une implantation progressive des investisseurs, l’introduction de nouvelles catégories de valeurs mobilières plus adaptés à l’ingénierie juridique et financière.

Des mesures importantes ont été prises dans des secteurs ciblés jugés prioritaires : ressources naturelles (adoption d’un nouveau code minier, revue du cadre réglementaire dans le domaine du pétrole), renforcement des capacités en matière de PPP, énergies renouvelables.

Ainsi, plusieurs réformes fiscales sont menées :

  • l’adoption en 2017 d’un nouveau dispositif d’incitation applicable aux zones économiques spéciales permettant aux entreprises de bénéficier d’avantages fiscaux, douaniers et sociaux et de garanties sur la propriété (notamment foncière), et
  • l’adoption en mars 2018 de modification du code général des impôts renforçant le dispositif d’incitation fiscale, notamment pour les entreprises intervenant dans les énergies renouvelables, les mines, le pétrole et l’industrie agricole.

Enfin, dans le cadre de cette réforme, la sous-capitalisation et le prix de transfert ont été clarifiés et précisés.

Cette amélioration du dispositif juridique et fiscal, menée en parallèle avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergeant (PSE) qui est un vivier de projets devrait renforcer l’attractivité du Sénégal pour les investisseurs. Les découvertes récentes de gisements pétroliers et gaziers ne pourraient qu’accroître cette attractivité.

Toutefois, même si les signaux sont positifs, les investisseurs qui opteront pour la destination Sénégal devront rester vigilants sur certains aspects : le taux de change car, malgré le caractère fixe de la parité du CFA par rapport à l’euro la monnaie locale subit les variations entre l’euro et les autres devises, l’encadrement strict de la sortie de devises, le foncier qui nécessite une réforme profonde, etc.

Il est aussi souhaitable que la mise en place des divers projets du PSE soit accélérée pour accroître la confiance des investisseurs.

La Vérité

Mercredi 13 juin 2018

Jeune Afrique

17. févr., 2017

La sécurité des opérations maritimes fait partie des facteurs de développement

La Communauté de l’Afrique de l’Est est peut-être le bloc d’États le plus prometteur sur le plan économique de tout le continent africain.

Ce groupe, composé notamment du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie, prend son envol économique. Envol qui pourrait emporter le Mozambique et Madagascar si les coopérations économiques et les mises aux normes des échanges commerciaux maritimes se développaient.

Le cas de la Tanzanie. Le port de Tanga a effectué des exercices ces derniers mois mettant en lumière la nécessité d’une approche unifiée de la mise en œuvre des mesures de sûreté maritime, notamment en ce qui concerne le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS de l’OMI et le Code ISPS. Au cours de l’exercice, les participants de divers organismes gouvernementaux, y compris le secteur portuaire, sont confrontés à diverses menaces et défis à la sécurité maritime. Notamment des décisions politiques, la gestion des crises et des situations d’urgence. L’amélioration de son cadre réglementaire portuaire n’a pas tardé à payer pour la Tanzanie. Une croissance en moyenne de 7% sur les dernières années qui va atteindre les 8% en 2018. Et une industrie qui se restructure grâce à un regain de confiance de la communauté internationale et de grands opérateurs économiques.  Preuve de la confiance de ses voisins dans sa sécurité maritime tanzanienne, l’Ouganda a choisi la Tanzanie pour exporter désormais son pétrole.

Le code ISPS. Parmi les outils favorisant le développement économique de la Tanzanie, on trouve donc l’ISPS. En français Code International pour la Sûreté des Navires et des Installations Portuaires. Ce code, entré en vigueur en 2004, se retrouve dans de nombreux pays à travers le monde. Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Japon, le Nigéria, la Guinée Conakry, La Sierra Léone, Le Bénin, le Libéria, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Mozambique ou la Côte d’Ivoire. L’ISPS est devenu une norme incontournable pour tout port à vocation internationale. Le code ISPS nécessite une mise aux normes importantes des infrastructures portuaires et un travail de coopération économique permettant de financer ces grands changements. A Madagascar, les principaux acteurs sont déjà sur le pied de guerre, et un travail en collaboration entre les différents ports et l’APMF a commencé. Sous l’égide de l’OMI et des instances internationales qui voient d’un bon œil cette évolution qui donnera aux ports malgaches une image économique plus solide. Les opérateurs économiques malgaches vont pouvoir ainsi sécuriser leurs échanges maritimes avec leurs partenaires. Et surtout dresser un tableau de bord de leurs activités internationales en disposant de statistiques fiables sur les échanges maritimes. Ils pourront ainsi avoir une vision plus claire du développement du trafic, des capacités d’accueil et donc de l’attractivité de Madagascar.

Midi Madagascar

Le 13/02/17

Par Antsa.R

30. janv., 2015

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser la lettre d'invitation d'Emmanuel Macron et de Michel Sapin ainsi que le programme du forum franco-africain

 

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