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22. mars, 2018

 

Election au PS : Stéphane Le Foll reconnaît la victoire d'Olivier Faure et se retire

Congrès.

Arrivé second au premier tour de l'élection censée désigner le futur Premier secrétaire du PS, Stéphane Le Foll annonce ce matin qu'il se retire au profit d'Olivier Faure, arrivé largement en tête avec près de 49% des voix. «Le résultat est sans appel. Il est net. Olivier Faure a obtenu le meilleur score et donc je considère qu'il a maintenant la responsabilité d'être le prochain Premier secrétaire de ce Parti socialiste, et il devra donc être désigné le 29 mars», vient de déclarer Stéphane Le Foll devant la presse.

(Photo AFP)

 

12. févr., 2018

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a rejeté le référé de la députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, qui estimait être empêchée de briguer la tête du PS, a annoncé jeudi le coordinateur national du parti, Rachid Temal.

La candidate au poste de Premier secrétaire, avait assigné vendredi le parti en référé, critiquant les modalités d'organisation du Congrès approuvées jeudi par les militants, à l'issue d'un scrutin qui a peu rassemblé de votants. L'ancienne ministre avait fustigé un "coup d'état statutaire", ainsi qu'une "atteinte à une liberté fondamentale", celle d'une "candidature libre qui refuse de s'inscrire dans la logique des courants et des clans".

"La justice rend plusieurs décisions indiquant que l'ensemble des procédures ont été faites dans les règles, j'invite maintenant chacun à se concentrer sur le conseil national de samedi et à aller devant les militants pour exposer ses positions", a déclaré M. Temal à l'AFP. 

"Un congrès, c'est de venir devant les militants, (...) et non pas d'aller devant les tribunaux", a-t-il poursuivi, invitant la députée à se présenter samedi au Conseil National, dont elle est membre de droit. 

"Je déposerai samedi un texte d'orientation. C'est désormais le problème de la direction de savoir si elle passe en force ou pas", a réagi Delphine Batho devant la presse. Elle a estimé être "la seule à proposer une candidature libre qui n'est pas celle d'un courant" et a à nouveau parlé de "triche".

Pour M. Temal, si elle veut se présenter au poste de Premier secrétaire, "il lui faudra respecter les règles collectives, qui s'appliquent à tous les militants".

Service de presse

Parti socialiste

2. févr., 2018

La période actuelle est tellement riche et intéressante qu’il me semble que je pourrais intervenir pratiquement tous les jours sur ce forum sur un sujet politique différent. Pour l’heure, je suis avec attention les développements actuels concernant la préparation du Congrès du PS, et je souhaiterais vous faire part de quelques réflexions à ce sujet.

 -          Tout d’abord il ne faut pas trop attendre de ce congrès. Il vient trop tôt. On parle beaucoup de refondation, mais celle-ci prendra du temps. Je pense que nous nous dirigeons vers un congrès de transition. Un congrès par lequel le PS se remet progressivement sur pied et recommence petit à petit à exister sur la scène politique nationale. Il faut en passer par là, et ce n’est pas un problème : nous avons tout le temps devant nous car nous en avons pour dix ans avec Macron au pouvoir.

 

-          Une des raisons pour lesquelles ce sera un Congrès de transition, c’est que le PS est pour l’instant incapable de se donner des dirigeants d’envergure nationale. On connait déjà les candidats au poste de 1er secrétaire, et on sait déjà qu’ils ne sont (et resteront) que des seconds rôles de la politique. C’est une situation inédite pour nous car, dans le passé, le PS était toujours capable, même quand il était au creux de la vague, de se donner des dirigeant de haute tenue. Ce n’est plus le cas maintenant. Il y a beaucoup de raisons à cela, qu’il serait trop long de développer ici.

 

-          On fait grand cas des querelles de personnes, de batailles des egos au sein des instances dirigeantes du parti. Je ne sais rien de précis à ce sujet, mais ce qui me paraît certain, c’est que cela n’a strictement aucune importance, et qu’il ne faut surtout pas se focaliser sur ce sujet. Delphine Batho nous dit qu’elle part en guerre contre la « mafia du Parti ». Elle n’a pas totalement tort pour ce qui concerne le passé, mais elle en retard sur les événements. Car pour qu’il y ait une mafia, il faut qu’il y ait un pouvoir mafieux. Or plus personne n’a de pouvoir au sein du PS. Le système féodal, fait d’allégeances successives, qui caractérisait le fonctionnement du PS, et qui permettait notamment de délivrer les investitures aux élections, s’est complètement effondré. Le roi est nu. C’est d’ailleurs le seul sujet de satisfaction que l’on peut retirer de la situation présente.

 

-           Je remarque l’importance donnée aux questions de fonctionnement interne et de procédures, comme si nos difficultés seraient liées à un mauvais fonctionnement du PS (voir à ce sujet le texte signé un collectif de responsables et militants, dont Boris Faure : 12 propositions pour un congrès de refondation). Ces camarades ambitionnent, je les cite, « de repenser radicalement le mode du fonctionnement du Parti socialiste, préalable à la redéfinition de sa doctrine ». Il y a là une sorte de surinvestissement sur les questions de fonctionnement interne. Je pense exactement le contraire : notre problème est avant tout d’ordre idéologique et doctrinal ; et le débat doit s’engager sans plus tarder sur ce terrain, sans préalable aucun : à quoi correspond une politique de gauche aujourd’hui ? C’est sur ce point que nos concitoyens attendent des réponses de notre part. J’attends donc avec impatience, et une certaine appréhension, les textes des différentes motions d’orientation. Nous y verrons alors plus clair sur l’état de la réflexion collective au sein du PS.

 

-           La vérité viendra-t-elle d’en bas ? C’est que suggère fortement un texte signé par un certain nombre de responsables du PS, dont Boris Faure, et publié dans le JDD (« Pour partager le progrès »). Je cite le passage clé de ce texte : « Pour cela, l’action dans les territoires est sans doute le levier le plus puissant pour agir efficacement sur la vie des citoyens. C’est là que doit se mener concrètement le combat, de l’écoute, de l’action et de la preuve. Seule cette proximité et ce caractère concret peuvent permettre de regagner la confiance. C’est pourquoi le territoire est, et doit être au centre de la refondation du PS. Le territoire c’est le réel. » Quelle illusion ! L’action sur les territoires est probablement ce que le PS fait de mieux depuis des décennies, et ce qui fait qu’il existe encore. Mais ce n’est pas l’action sur les territoires qui nous a évité la défaite. Emmanuel Macron n’a pas eu besoin des territoires pour s’imposer. Il s’est imposé parce qu’il a gagné idéologiquement au plan national. Aux socialistes de relever le défi, car ce qu’il faut au PS, c’est un élan national. C’est précisément la fonction du PS, qui est un parti de gouvernement, d’être un vecteur idéologique, d’élaborer une doctrine, et de définir un programme. Cela ne viendra pas des territoires, qui ne font que nourrir, à leur niveau, une réflexion plus globale.

 

-           Enfin, je note que les candidatures à la direction du PS se multiplient sans même que l’on sache sur quelles bases politiques elles reposent. Seul le texte de la motion d’orientation au congrès permet de le savoir et, à mon avis, le texte d’orientation politique doit précéder la candidature à la direction du PS. Il y a là une véritable dérive qui n’existait pas encore en 2008, même si elle commençait déjà à se profiler. On voit ici tous les inconvénients qu’implique cette déconnexion entre le vote sur les motions et le vote sur le premier secrétaire. Ce fut une réforme introduite par Lionel Jospin, dont les effets néfastes apparaissent maintenant au grand jour : le chef précède le texte. Bref, on fait comme Macron, à notre (petite) échelle.

 

René Fiévet

Washington DC         

 

2. févr., 2018

Luc Carvounas, candidat à la tête du PS, s'inquiète dans un courrier au président de la Haute autorité du parti des "conditions d'organisation" du scrutin, réclamant la mise en place d'une procédure de scrutin électronique.

 "Je tenais à vous faire part de ma très vive inquiétude quant aux conditions d'organisation de ce scrutin", écrit Luc Carvounas dans une lettre dont l'AFP a eu copie vendredi. Selon le député du Val-de-Marne, "malgré le dévouement de nombreux camarades, les forces militantes vont manquer pour organiser la remontée des résultats".

 "Nous ne pouvons pas aujourd'hui nous permettre le moindre échec, la moindre défaillance dans cet exercice démocratique", plaide-t-il. "Nous savons tous que la nouvelle direction élue devra s'appuyer sur un scrutin qui n'amène pas de contestation".

 "J'ai demandé à plusieurs reprises l'organisation d'une procédure de vote électronique pour alléger le travail des Premiers secrétaires fédéraux, des Secrétaires des sections et des permanents fédéraux", rappelle M. Carvounas, renouvelant sa "demande de mettre en place au plus vite" cette procédure.

 "Cette possibilité peut être mise en place dans le délai imparti, et à un coût raisonnable pour les finances du PS", assure-t-il.

 L'élection du premier secrétaire du PS aura lieu le 29 mars.

 

22. janv., 2018

 Carvounas et Maurel candidats déclarés, Dray et Le Foll potentiels, Faure possible

Le Parti socialiste, en pleine déliquescence, se cherche un patron. Danielle Sportiello, journaliste du service politique de France 3, fait le point sur les candidats ce dimanche 7 janvier.

France 3France Télévisions, Mis à jour le 08/01/2018

Le PS est bien mal en point après les élections présidentielle et législative : dix fois moins de députés à l'Assemblée nationale, le siège parisien vendu et un plan social qui vise 67 permanents sur 97. Malgré tout, il y a des candidats à la tête du parti. Deux candidats sont pour l'instant officiellement déclarés : Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, et Emmanuel Maurel, figure de l'aile gauche du PS.

La direction parisienne froisse les fédérations

Il y aussi des candidats potentiels. Le renoncement de Najat Vallaud-Belkacem semble avoir réveillé les ambitions. Julien Dray se présente depuis ce dimanche matin comme un candidat possible. C'est un proche de François Hollande, mais il est sur le même créneau que Stéphane Le Foll, ami de l'ancien président qui pourrait se déclarer mardi. Un dernier candidat pourrait se rendre disponible : Olivier Faure, le patron des députés socialistes. Les tractations vont bon train à Paris et cela irrite beaucoup les fédérations. Fin des candidatures le 27 janvier. L'élection a lieu le 29 mars et le congrès du PS les 7 et 8 avril.