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8. août, 2018

Ouest-France

Popularité. Macron à son plus bas niveau en juillet, selon sept instituts de sondage

 

Emmanuel Macron est à son plus bas historique en ce mois de juillet 2018. | LUDOVIC MARIN / AFP

Publié le 31/07/2018

Ils étaient 55 %, en moyenne, à se déclarer satisfaits du président de la République, en mai 2017, peu après son élection. Et encore 50 % en juillet 2017, voici un an. Ils ne sont plus que 36,3 % en juillet 2018, si l’on en croit la moyenne de sept instituts de sondage : BVA, Ifop, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, Kantar Sofres et Odoxa. Faisons le point.

En France, les sept grands instituts de sondage ne sont pas toujours d’accord entre eux. Panel étudié et retenu, questions posées, moyens de calculs, pondérations, expliquent ces différences, parfois ténues, souvent importantes.

D’où l’intérêt de pouvoir moyenner les chiffres mensuels fournis par BVA, Ifop, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, Kantar Sofres et Odoxa.

La courbe ci-dessous et les points chiffrés qui l’accompagnent sont en tout cas éloquents. Après l’euphorie de l’élection, la cote d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a fléchi à la rentrée 2017, avant de repartir à la hausse en décembre et en janvier, puis de baisser régulièrement, avant de nettement retomber en mai, juin et surtout juillet 2018. L’affaire Benalla, sans être la cause unique de cette désaffection, explique pour une part cette chute dans les sondages.

Les chiffres de la popularité d'Emmanuel Macron depuis son élections, selon les sept instituts de sondage. Et leur moyenne. | VISACTU

Car ce mois de juillet est pour l’instant le plus bas historique d’Emmanuel Macron depuis son arrivée à l’Élysée, avec 36,3 % d’opinions favorables. Le président de la République a perdu 3,1 points de popularité par rapport à sa moyenne de juin.

À noter les fortes disparités d’un institut à l’autre : Harris Interactive produit des résultats la plupart du temps plus élevés que ses concurrents, tandis qu’Ipsos présente au contraire les valeurs toujours les plus faibles. Mais tous présentent un point commun : leurs chiffres de juillet sont les plus faibles, pour chacun d'entre eux.

Courbe réalisée à partir des données (cote de popularité, % de satisfaits, cote de confiance, bonnes opinions, etc.) des sept instituts de sondage. Moyenne calculée à partir des données de six instituts en juillet.

 

1. août, 2016

Baromètre Ifop-JDD : la popularité de Hollande en hausse… à 17%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cote de satisfaction de François Hollande a bondi en juillet. Mais les Français ne sont que 17% à avoir une opinion favorable du Président. Manuel Valls, lui, est stable à 21% de satisfaits.

François Hollande, le 15 juillet. (Reuters)

Ce n’est pas mirifique, mais c’est un léger mieux. Dans le baromètre mensuel Ifop-JDD, François Hollande, à nouveau en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, gagne en un mois trois points de popularité : 17% des Français se disent satisfaits de son action (+3). Parallèlement, le nombre des "mécontents" (82%) recule un peu (-3). Si on regarde avec une loupe, on notera que le nombre des "très mécontents" a faibli : -6. En ce mois de juillet, la cote de popularité de Manuel Valls reste, elle, stable : 21% de satisfaits et 76% de mécontents (-2).

Mais, pour le chef de l’Etat comme d’ailleurs pour le Premier ministre, la situation n’a tout de même rien à voir aujourd’hui avec celle qui prévalait après les tragédies de Charlie-Hebdo puis du Bataclan : chaque fois, la popularité du président avait bondi. Aujourd’hui, beaucoup de sondés disent ne pas se sentir protégés.

L’affaire du coiffeur très souvent citée

"Quand on recense les déclarations faites par les sondés aux enquêteurs de l’Ifop pour justifier leur appréciation, deux choses sont frappantes, souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondages : d’abord, dit-il, aucune des personnes interrogées ne s’est référée cette fois positivement aux réactions du pouvoir après la tragédie de Nice ; ensuite, la loi Travail continue d’être, elle, très fortement évoquée, de façon hyper-négative". Très souvent citée aussi, dit l’Ifop, mais dans un registre complètement différent : l’affaire du coiffeur personnel du président qui gagne près de 10.000 euros par mois.

Dominique de Montvalon 

Le Journal du Dimanche

samedi 23 juillet 2016

21. janv., 2016