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21. janv., 2019

Le Monde

Pour la première fois, l’Ethiopie a une femme présidente

Sahle-Work Zewde a été désignée à l’unanimité par les parlementaires, en remplacement du président démissionnaire Mulatu Teshome.

Le Monde avec AFP Publié le 25 octobre 2018 à 12h21 -

La présidente éthiopienne, Sahle-Work Zewde à sa sortie du Parlement, à Addis-Abeba, le 25 octobre. EDUARDO SOTERAS / AFP

Les parlementaires éthiopiens ont désigné, jeudi 25 octobre, à l’unanimité et pour la première fois une femme, Sahle-Work Zewde, présidente du pays, après la démission de celui qui occupait jusqu’à présent ce poste essentiellement honorifique.

La diplomate de carrière devient la quatrième cheffe de l’Etat en Ethiopie depuis l’adoption de la Constitution de 1995. Ce texte prévoit qu’un président peut être élu pour un maximum de deux mandats de six ans.

Lire aussi En Ethiopie, Abiy Ahmed nomme un gouvernement pour la première fois paritaire

Sahle-Work Zewde était jusque-là la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, auprès de l’Union africaine (UA). Auparavant, elle avait été ambassadrice en France, à Djibouti, au Sénégal, et la représentante permanente de l’Ethiopie auprès de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), le bloc régional est-africain.

Une fonction honorifique

Avant de désigner la sexagénaire, les deux chambres du Parlement ont entériné la démission du président Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013. Aucune explication n’a été fournie pour cette démission, mais les observateurs estiment qu’elle résulte de négociations en cours entre les quatre partis formant la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Lire aussi Ethiopie : les réformes démocratiques sous surveillance

Le président d’Ethiopie est officiellement le chef de l’Etat, mais ses responsabilités sont essentiellement symboliques et honorifiques. L’essentiel du pouvoir est aux mains du premier ministre, qui représente notamment le pays dans les grands sommets internationaux. En avril, l’EPRDF a choisi Abiy Ahmed comme nouveau premier ministre, pour la première fois issu du plus grand groupe ethnique du pays, les Oromo.

Abiy Ahmed a depuis entrepris un vaste programme de réformes, incluant la libération de dissidents, une ouverture de l’espace démocratique ainsi que la paix avec l’Erythrée voisine. Il a récemment nommé un nouveau gouvernement, dans lequel la moitié des postes sont occupés par des femmes. Mulatu Teshome, également issu de l’ethnie oromo, a démissionné un an avant la fin de son mandat.

 

9. oct., 2018
Au moins 86 personnes ont péri dans le naufrage jeudi d’un ferry dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, un bilan qui s’est alourdi avec la reprise vendredi matin du travail macabre des équipes de secours dont les recherches avaient été interrompues la nuit.

Le nombre de passagers est incertain, entre 100 à 200 personnes se trouvaient à bord selon les sources. "Depuis ce (vendredi) matin, ce sont maintenant 42 corps qui viennent d'être repêchés. Si vous ajoutez les 44 morts (dénombrés jeudi), le nombre total de morts s'élève à 86", a déclaré Mongella hier à la sauvée et qu'une trentaine est dans une état critique. Le ferry a coulé jeudi après-midi près de l'île Ukara, dans le sud donc du plus grand lac d'Afrique.
 
Pas de gilets de sauvetage
 
Généralement les bilans sont lourds, à cause de l'absence de gilets de sauvetage à bord, et parce que beaucoup d'habitants de la région ne savent pas nager. En 1996, près de 700 personnes avaient trouvé la mort dans le maufrage d'un ferry qui se dirigeaint vers Mwanza (Tanzanie). La navigation peut être difficile sur le lac, et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entrenenus. Les registres des passagers sont par ailleurs lacunaires, et les autorités peu regardantes sur la sécurité.
 
La dernière catastrophe d'ampleur remontait à fin décembre 2016, avec une vingtaine de victimes dans le naufrage d'un bateau qui transportait des passagers vers l'Ouganda. Toujours coté ougandais, en mars 2012, le bilan d'un autre naufrage avait été estimé à une soixantaine de personnes, pour seulement deux passagers sauvés. En Tanzanie, une autre grosse catastrophe maritime a été le naufrage d'un ferry au large de l'archipel semi-autonome de Zanzibar qui avait 144 morts et disparus en 2012. Le lac Victoria, source du Nil blanc, est bordé par trois pays (Kenya, Ouganda et Tanzanie).
 
En juin 2016, un journal kényan, The Standard, le décrivait comme "un piège mortel malgré de lourds investissements pour le rendre plus sûr".
 
Les Nouvelles
 
Le 22/09/18
4. janv., 2017

Le 17 décembre 2016, le gouvernement éthiopien a inauguré le barrage Gilgel III, le plus haut d’Afrique avec ses 243 m.  Il est associé à une centrale hydroélectrique de 1 870 MW qui a commencé à produire depuis 2015. Les conséquences écologiques ainsi que les changements de modes de vies qu’il a déjà engendrés auprès des populations locales est considérable. L’UNESCO et l’ONG Human Right Watch avaient appelé en vain à une cessation immédiate des travaux.

Barrages hydroélectriques, fermes éoliennes, champs de panneaux solaires et géothermie : Addis Abeba déploie depuis plusieurs années un programme à marche forcée. Le gouvernement déclare vouloir assurer son indépendance énergétique et réduire le recours aux énergies fossiles que l’Ethiopie importe aujourd’hui en totalité[1]. L’Ethiopie s’est fixé pour objectif de rejoindre les pays émergents d’ici dix ans sans émettre une tonne supplémentaire de CO2.Cependant, il faut ajouter qu’il veut aussi vendre l’électricité produite aux pays voisins et être le grand fournisseur d’énergie de la corne de l’Afrique.

Cette énergie ne profite que peu aux populations rurales qui n’ont pas les moyens de se raccorder au secteur.


Cette inauguration intervient dans un contexte de révoltes et manifestations. Depuis plusieurs mois, les Oromo et les Amharas, les principales ethnies du pays manifestent pour y dénoncer l’expropriation des propriétés à l’occasion des gigantesques chantiers dans la capitale, l’accaparement des terres agricoles par des sociétés étrangères et par l’Etat, sans indemnisations ou compensations suffisantes, sans mettre en œuvre des solutions pérennes en concertation avec les populations concernées.

Le 9 octobre 2016, le gouvernement de Hailemariam Desalegn a décrété l’état d’urgence. Il a cruellement réprimé les manifestations pacifiques, faisant plusieurs centaines de morts. Les réseaux sociaux ont été coupés. Les chaines de télévisions Esat et OMN, toutes deux  basées en dehors du pays, et qui dénoncent régulièrement les dérives du gouvernement, sont interdites de diffusion car considérées comme outils de propagande terroriste. Le leader de l’opposition Oromo, le docteur Merera Gudina, a été arrêté ainsi que Bekele Gerba et plus de 24 000 personnes ont été emprisonnées arbitrairement, dont de nombreux journalistes, des syndicalistes. Ces personnes sont incarcérées dans des camps militaires et sont victimes de mauvais traitements et de tortures. Cependant l'Ethiopie a annoncé en décembre la libération de 9.800 personnes[2] détenues pour leur participation aux manifestations anti-gouvernementales[3]

 LA SUITE SUR :

http://allaingraux.over-blog.com/2016/12/l-ethiopie-en-decembre-2016.html


 

[1]http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/12/climat-l-ethiopie-montre-l-exemple_4653035_3212.html#P1AMsyruxywWVZJ1.99

[2]22-12-2016  - L'Ethiopie libère des milliers de détenus – Félix Horne  - Human Right Watch

[3]https://translate.google.com/translate?depth=1&hl=fr&prev=search&rurl=translate.google.fr&sl=en&u=https://www.hrw.org/about/people/felix-horne