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26. août, 2019

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Le G7 est-il vraiment nécessaire ?

Du 24 au 26 août, les dirigeants des sept pays membres ainsi que 5 000 délégués et journalistes occupent Biarritz, transformée en place forte pour un coût non négligeable…

Publié le 23 août 2019 Par Français à l'étranger

“Le G7 n’est pas une institution internationale : c’est un groupe informel qui joue un rôle d’orientation et d’impulsion politique. Les pays du G7 se concertent pour faire avancer les questions liées aux politiques de la sécurité, de la gouvernance de la mondialisation, et de la gestion des biens publics mondiaux. Ses membres partagent un socle de valeurs communes : la démocratie, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, le libre marché, le respect du droit international.“

Le « groupe des 7 » rassemble la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Il a été créé à l’initiative de la France dans le contexte de la crise qui a suivi le premier choc pétrolier. 

Si l’objectif de cette rencontre directe entre les gouvernants des pays les plus puissants du bloc occidentale, d’harmoniser les politiques financières et de se mettre d’accord sur de grandes orientations est longtemps apparu comme indispensable, on lui reproche aujourd’hui de perdre de l’efficacité, de ne pas prendre de décisions assez concrètes et de devenir un tapage médiatique couteux, quasi inutile et surtout ne tenant que très peu ses promesses (sur les gaz à effets de serre, par exemple). Beaucoup pense que le concept devrait s’élargir, inclure un plus grand nombre de partenaires afin de cesser d’afficher une sorte de suprématie ou « …surtout d’afficher la prétention d’une oligarchie occidentale à gérer le monde, ce qui suppose un minimum de connivence » (Bertrand Badie, professeur à Sciences Po et spécialiste des relations internationales). La présence de Donald Trump et sa propension à saboter les différents sommets auxquels il participe ne faisant qu’envenimer les polémiques…

 

4. mars, 2019

 

Washington sanctionne le Venezuela et appelle l'armée à respecter le transfert du pouvoir

20 Minutes avec AFP , 29/01/2019

Les Etats-Unis visent la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne pour faire pression sur Maduro...

© Cristian Hernandez/EFE/SIPA Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela devant des milliers de supporteurs le 23 janvier 2019.

Une pression politique sous forme de sanctions financières. Les Etats-Unis ont annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, dans un effort pour accentuer la pression sur le régime de Nicolas Maduro.

«Les Etats-Unis vont demander des comptes à ceux qui sont responsables du déclin tragique du Venezuela et nous continuerons à user de toute la panoplie d'outils économiques et diplomatiques pour soutenir le président par intérim Juan Guaido, l'Assemblée nationale et le peuple vénézuélien afin de restaurer leur démocratie», a affirmé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Transfert «pacifique» du pouvoir

La Maison Blanche, de son côté, a appelé l'armée vénézuélienne à accepter le transfert «pacifique» et «démocratique» du pouvoir de Nicolas Maduro à Juan Guaido, reconnu par les Etats-Unis comme le président par intérim du pays.

«Nous appelons l'armée vénézuélienne et les forces de sécurité à accepter la transition pacifique, démocratique et constitutionnelle du pouvoir», a déclaré lors d'un point de presse John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. Interrogé sur une possible intervention militaire américaine, il a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, que «toutes les options» étaient sur la table.

Appel à manifester mercredi et samedi

Juan Guaido, a appelé à deux nouvelles manifestations, mercredi et samedi, pour faire basculer l'armée, principal soutien du président élu Nicolas Maduro, et accompagner l'ultimatum européen en faveur d'élections libres. «Mercredi de midi à 14h, partout au Venezuela nous descendrons dans les rues (...) pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple, et samedi (nous appelons à) une grande mobilisation dans tout le Venezuela et le monde pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum», a déclaré dimanche soir le député de droite de 35 ans, chef du Parlement.

Six pays européens (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné samedi à Nicolas Maduro huit jours pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président. L'ultimatum expirera dimanche.

 

28. janv., 2019

Le Huffpost

INTERNATIONAL , 15/01/2019

Les députés britanniques rejettent massivement l'accord

Une claque pour Theresa May dans ce vote crucial.

  • AFP

 

Theresa May au Parlement britannique à Londres le 15 janvier 2019.

BREXIT - Les députés britanniques ont sévèrement désavoué ce mardi 15 janvier la Première ministre conservatrice Theresa May en rejetant massivement son accord de sortie de l'UE lors d'un vote qui plonge un peu plus le Royaume-Uni dans l'incertitude à moins de trois mois du Brexit.

La chambre des Communes a recalé le texte par 432 voix contre 202, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920.

Sitôt le résultat connu, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a présenté une motion de censure contre le gouvernement, qualifiant ce résultat de "catastrophique".

Le rejet de l'accord est tout sauf une surprise tant forte était l'opposition à ce "Traité de retrait" de l'UE, âprement négocié pendant 17 mois avec Bruxelles, mais qui n'a convaincu ni les "Brexiters", ni les europhiles.

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter un "plan B" si elle survit à la motion de censure travailliste. Plusieurs options s'offrent à elle: s'engager à retourner négocier à Bruxelles ou demander un report de la date du Brexit, prévue le 29 mars. Le rejet du texte ouvre également la possibilité d'un divorce sans accord, particulièrement craint par les milieux économiques.

Lors d'une ultime tentative de convaincre les députés britanniques du bien-fondé de cet accord, Theresa May les avait appelés à prendre la mesure de ce vote "historique", "qui déterminera le visage du (Royaume-Uni) pour les décennies à venir".

"Nous avons le devoir de respecter" le résultat du référendum sur l'UE du 23 juin 2016, avait-elle déclaré dans une chambre des Communes pleine à craquer, mettant en garde: "Un vote contre cet accord n'est qu'un vote pour l'incertitude, la division et la menace très réelle de ne pas conclure d'accord".

"Haine" contre l'accord

Nul ne s'attendait à ce que les députés adoptent le texte et l'inconnue résidait plutôt dans l'ampleur de la défaite, qui influera sur la marge de manœuvre de Theresa May.

En première ligne dans ce dossier côté européen, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réagi au résultat du vote en estimant que "le risque d'un Brexit sans accord s'est accru". "J'appelle le Royaume-Uni à clarifier ses intentions dès que possible. Le temps est presque écoulé", a-t-il ajouté.

Le vote a ravivé les passions dans un Royaume-Uni profondément divisé depuis le référendum de juin 2016, avec une classe politique se montrant incapable de se mettre d'accord sur le type de relation souhaité avec l'UE, entre rupture franche et maintien de liens étroits.

La tension était palpable dans les milieux financiers, prêts à faire face à une forte volatilité des actifs britanniques. La livre britannique se reprenait toutefois face à l'euro et au dollar mardi, le rejet ayant été largement anticipé.

Les salles des marchés des grandes banques et des sociétés de courtage devaient être animées jusqu'à tard, et la puissante Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) a mis en garde contre "les conséquences catastrophiques" d'une sortie sans accord.

Avant le vote, la fébrilité a régné toute la journée autour du Parlement, où se sont rassemblés militants pro et anti-Brexit, drapeaux du Royaume-Uni ou de l'UE à la main.

Les partisans d'un second référendum ont mis en scène une Theresa May en carton-pâte à la proue d'un bateau "HMS Brexit" en train de foncer sur un iceberg, tel le Titanic.

Dans l'autre camp, Simon Fisher agitait un drapeau "Partir, c'est partir (de l'UE)". "La seule chose qui réussisse à unir le pays jusqu'ici, c'est cet accord et la haine qu'il suscite", a-t-il argué.

May "déterminée"

Initialement prévu en décembre, le vote avait été reporté à la dernière minute par Theresa May pour éviter une défaite annoncée et tenter d'obtenir des "assurances" supplémentaires des dirigeants européens.

Ceux-ci se sont contentés de réaffirmer lundi que l'UE "ne souhaite pas" l'entrée en vigueur de la disposition la plus controversée de l'accord, celle du "filet de sécurité" ("backstop" en anglais).

Cette option de dernier recours prévoit de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, si aucune autre solution n'est trouvée à l'issue de la période de transition post-Brexit.

Les conservateurs pro-Brexit y voient une forme d'ancrage indéfini dans l'UE et le petit parti unioniste nord-irlandais DUP une menace pour l'intégrité du Royaume-Uni.

Ces garanties ont laissé froid le DUP, dont le soutien est indispensable à Theresa May pour disposer d'une majorité absolue au Parlement. "Nous ne laisserons pas des bureaucrates à Bruxelles nous séparer du reste du Royaume-Uni", a lancé sur la BBC Sammy Wilson, chargé du Brexit au sein du DUP.

Avant la défaite, un porte-parole de Theresa May avait affirmé que "la Première ministre est déterminée à mettre en oeuvre le vote des Britanniques en faveur d'un départ de l'UE", excluant l'idée d'une démission.

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a évoqué mardi la poursuite de discussions, tout en prévenant qu'il ne pouvait pas y avoir de changement "substantiel" à l'accord.

 

 

22. janv., 2019

Ce que cache le retrait des soldats américains de Syrie...

 Allain Graux

 Le 22 décembre 2018

Si Recep Tayyip Erdogan a fourni le prétexte qu’attendait Trump, qui comme Obama, veut se retirer du Moyen-Orient afin de laisser la gestion sécuritaire à Israël et à son allié au sein de l’OTAN, la Turquie. C’est pourquoi il a accordé 36 milliards d’armement à l’Etat hébreu[1], reconnu Jérusalem comme capitale en sacrifiant les droits des Palestiniens et ceux des Kurdes. Une fois de plus, car ces peuples furent les grands perdants du traité de Versailles en 1920, avec les Arméniens, dans le partage de l’empire Turc. Les kurdes se retrouvèrent divisés entre les entités turques, syriennes, irakiennes et iraniennes, les Palestiniens sous le mandat britannique (Palestine partagée en 1948 entre Israël et Transjordanie, suite à la guerre), les Arméniens réduits à un petit Etat d’URSS.

Trump, par ailleurs, pense neutraliser les pays arabes en proposant son plan pour la Palestine en leur offrant un développement économique dans le...Sinäi !!! Un super bantoustan qui fait fi des sentiments nationaux de ce peuple ! Un projet irréaliste qui est une pure utopie.

La Turquie, également présente en Syrie, a menacé à plusieurs reprises d’intervenir militairement, encore,  contre les YPG (Milices kurdes)du Rojava, qu’elle considère comme un groupe terroriste, alors que ce sont les principaux combattants au sol qui ont permis de vaincre Daech. Par ailleurs, Erdogan a armé des groupes islamistes qui luttent contre Bachar el Assad, notamment ceux soutenus par ses copains frères musulmans soutenus par le Qatar...L’Armée Syrienne Libre, délaissée militairement par les occidentaux, s’est acoquinée avec la Turquie et des groupes islamistes.

« L’entente américano-turque apparaît d’autant plus évidente que Washington a approuvé la vente de son système de missiles antimissiles Patriot à Ankara pour un montant global de 3,5 milliards de dollars. Contre l’avis des Américains, la Turquie avait pris la décision de se fournir auprès des Russes, avec l’achat du système antimissile S-400, ce qui avait ajouté de la tension dans la relation entre les deux alliés. Donald Trump semble vouloir profiter de l’occasion pour ramener Ankara dans le giron américain, en lui offrant les Kurdes syriens sur un plateau. Cette politique, qui devrait être vécue comme une « trahison » côté kurde, envoie un très mauvais signal aux alliés de l’Amérique de Donald Trump, celui d’une puissance qui ne respecte pas ses engagements et sur laquelle on ne peut pas compter[2]. »

Les Kurdes, qui ont été surtout des combattants admirables contre les forces de l’Etat Islamique, plus que contre l’armée d’Assad, ne pouvant pas se battre sur deux fronts, face à la trahison de Trump et l’insuffisance du soutien français, vont essayer de négocier leur autonomie avec le pouvoir alaouite. Dans certains lieux, à Tell Nasri, au nord-est, les réfugiés kurdes, chassés par l’offensive turque sur Afrin, sont accueillis par des chrétiens descendants du génocide arménien de 1915...Or les Chrétiens sont des alliés obligés du régime de Bachar, par crainte des excès islamistes et djihadistes.

Opposées à une présence permanente turque, les forces syriennes pourraient ainsi se déployer dans la zone kurde, pour la protéger et neutraliser un potentiel opposant à leur reconquête du territoire syrien. Pour les Américains, cela aurait l’avantage de bloquer le soutien de l’Iran, ennemi commun des Etats-Unis, des Pays arabes et d’Israël.

L’autre aspect est économique, car l’est syrien est une région riche en ressources énergétiques, ce qui ouvre des appétits, syriens comme russes...Donc la bienveillance de Poutine à l’égard de son « ami » Erdogan. Ce qui renforcerait le règlement du problème syrien par le processus de négociation d’Astana mis en œuvre par la Russie. C’est l’opinion du ministère russe des Affaires étrangères qui a affirmé que la décision américaine « ouvrait des perspectives en vue d’un règlement politique du conflit ».

Les Russes auront ainsi réglé le problème syrien, militairement et politiquement...Certainement pas celui des peuples de Syrie et en particulier des Kurdes, une nouvelle fois trahis par tous.

Paradoxalement Israël va de ce fait se trouver confronté directement à la Syrie soutenue pat l’Iran...

Benjamin Netanyahu estime de son côté, que « de toute façon, nous saurons protéger la sécurité d’Israël et nous défendre ». Israël a mené par le passé des dizaines de frappes en Syrie pour empêcher le transfert d’armes au Hezbollah. Mais, il lui faudra avoir l’aval de l’autre soutien de la Syrie, celui du protecteur russe, et en conséquence assumer une certaine dépendance de Moscou qui parraine le régime Assad.

A trop jouer avec le feu, on risque de se brûler...