9. juil., 2018

Sénateur R. Yung

Blog Richard Yung, Sénateur des Français de l’Etranger

1er juillet 2018

Réforme de la représentation non-parlementaire des Français de l’Etranger

Hier après-midi 30 juin, j’ai participé à un séminaire de représentants des Français à l’étranger de La République En Marche (on dit « référents » dans la novlangue de LaREM).

Sur la représentation des Français à l’étranger, un projet se dessine qui ferait des conseillers consulaires en même temps des membres de l’Assemblée des Français à l’étranger. Leur nombre serait réduit à environ 350. Une conférence trimestrielle réunirait les parlementaires et le bureau de la nouvelle AFE et celle-ci se réunirait une fois par an.

C’est une proposition intéressante qu’il nous faut discuter. La question que je me pose est de savoir si tout cela est nécessaire. Nous demandons une telle réforme alors que les vrais problèmes des Français à l’étranger ce sont l’enseignement, la protection sociale, la sécurité,

Il faudrait de plus que cette réforme trouve sa place dans la réforme institutionnelle qui est en discussion devant le Parlement.

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Sécurité et enlèvement à Madagascar

J’ai rencontré ce matin 28 juin, M. Rémi Maréchaux, directeur d’Afrique et de l’Océan Indien au Quai d’Orsay. Nous avons parlé de la situation sécuritaire à Madagascar, avec plusieurs enlèvements récents de Français, souvent d’origine indienne. Ces enlèvements sont malheureusement une pratique courante et encouragés par l’inefficacité de la police et de la gendarmerie malgaches, sur fond de corruption.

Après une période de rémission de quelques mois, ils viennent de reprendre et sur une grande échelle. S’y ajoutent des assassinats crapuleux de trois Français depuis le début de l’année.

Nous plaidons auprès des autorités pour qu’un magistrat français soit désigné pour suivre plus particulièrement ces affaires. À défaut, il est nécessaire que le gouvernement malgache nomme un magistrat chargé de coordonner les enquêtes et les actions de la justice malgache. Jusqu’à ce jour, il faut bien constater une grande réticence du ministère de la justice malgache à quelque action que ce soit.

La communauté indienne s’est dotée d’un outil, le Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM) qui est actif sur tous les aspects de ces drames et qui encourage en particulier le dépôt de plainte à Madagascar. J’ai moi-même souvent encouragé les familles des victimes à porter plainte auprès du procureur de Paris. Ceci a pour effet d’ouvrir une enquête judiciaire en France et peut amener des actions contre les personnes soupçonnées d’un lien avec ces enlèvements.  

Le gouvernement malgache, qui est dirigé depuis peu par un nouveau Premier ministre devrait prendre conscience des effets très négatifs dans l’opinion publique française et en Europe. Outre la violation flagrante des droits de l’homme à la sécurité, l’impact sur les relations économiques et sur les investissements est plus que préoccupant.

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Enseignement Français à l’Etranger

Ce matin, 26 juin, Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). C’est une grosse machine présidée par M. Laurent Bili, directeur général de la mondialisation au quai d’Orsay. Quarante à cinquante personnes sont présentes dont 4 parlementaires et le directeur de l’Agence.

Un point d’étape est fait sur les différents groupes de travail mis en place pour étudier les réformes possibles de l’enseignement français à l’étranger et de l’AEFE. Les rapports seront disponibles entre octobre et décembre.

Un débat assez vif suit, la FAPÉE (Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger) critiquant la manière dont se fait l’évolution de l’école française de Saint-Pétersbourg (André Malraux). Celle-ci, qui a toujours végété autour de 50 élèves, serait « reprise » par un groupe privé qui est déjà responsable de plusieurs écoles dans les Balkans.

Le conseil examine ensuite le budget rectificatif qui montre la situation financière de plus en plus difficile de l’Agence non seulement après les tirages discutables de Bercy sur les fonds de roulement (on se rappelle les 33 millions d’euros pris cet été) mais aussi parce que l’évolution de l’euro contre un certain nombre de devises joue négativement et que les programmes immobiliers deviennent plus lourds.