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9. sept., 2019

Réforme des retraites: Édouard Philippe cherche encore la méthode

Le Premier ministre, qui relance ce jeudi un nouveau round de concertation, avance à tâtons sur ce dossier hautement inflammable.

Par Geoffroy Clavel

POOL New / ReutersLe premier ministre Édouard Philippe lance ce jeudi un nouveau round de concertation sur la réforme des retraites avant d'en dévoiler la méthode et le calendrier.

POLITIQUE - Accusé par l’opposition “d’immobilisme” et de vouloir “gagner du temps” sur l’épineuse réforme des retraites, le gouvernement se cramponne à son nouveau mot d’ordre censé résumer la philosophie délibérative de cette seconde moitié de quinquennat: pas de précipitation. 

Alors que le président Emmanuel Macron a promis aux Français qu’ils seraient amplement consultés sur son ambitieux projet de refondre intégralement leur système de retraites, le Premier ministre Édouard Philippe marche sur des œufs pour dénicher la bonne méthode qui ne mettra pas le feu aux poudres.

Après 18 mois de consultations sous l’égide du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, après un rapport bourré de préconisations semblant acter l’instauration d’un ”âge pivot” à 64 ans, assorti d’un bonus-malus, le chef du gouvernement relance donc un nouveau round de rencontres avec les syndicats à compter de ce jeudi 5 septembre.

Objectif assumé: identifier le calendrier et la méthode retenus pour conduire la réforme des retraites qui seront dévoilés “dans le courant de la semaine prochaine”, a-t-il annoncé ce mercredi à l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Élysée.

Ressusciter le grand débat sur les retraites

L’hôte de Matignon entend prendre au préalable le pouls de l’humeur des organisations syndicales et patronales, qui ont eu tout l’été pour se faire une idée définitive des propositions avancées par Jean-Paul Delevoye. “C’est seulement une fois que j’aurai eu ces échanges et que j’aurai essayé de synthétiser l’ensemble de ce qui me sera dit, que dans le courant de la semaine prochaine, j’indiquerai les choix que nous retiendrons sur la méthode et le calendrier de la réforme”, résume Édouard Philippe avec une prudence de Sioux.

Prudence bien compréhensible après l’embrasement social né du mouvement des gilets jaunes et au regard des doutes que suscite la future réforme dans l’opinion. Selon les résultats d’une enquête YouGov réalisée pour Le HuffPost, 60% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance au gouvernement pour mener une concertation large avant de présenter son texte définitif. Et seuls 45% des sondés se disent favorables au principe même d’une refonte globale du régime des retraites.

L’exécutif entend donc ressusciter le modèle du grand débat pour tenter de faire émerger un semblant de consensus. “Ce projet de loi (...) nous n’allons pas le préparer seul mais nous allons le faire en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français”, a promis Édouard Philippe.

Son gouvernement organisera donc des “consultations citoyennes” mais dont les contours restent à définir. “Nous voulons favoriser les échanges directs avec les Français, nous voulons utiliser des formats différenciés, le numérique, des réunions publiques”, a laissé entendre prudemment le premier ministre, soucieux de ne pas froisser les partenaires sociaux.

Ceux-ci seront d’ailleurs invités à faire des propositions sur la fameuse méthode. “Quand on refonde un système de retraite (...) on ne le fait pas dans la précipitation et on ne le fait pas de façon verticale: on écoute, on questionne, on apprend et on tient compte de ce qu’on entend”, plaide Édouard Philippe.

Les questions qui fâchent sont sur la table

Brandi comme un gage d’apaisement, ce discours de la méthode n’occultera toutefois pas les questions qui fâchent, dont la plupart sont déjà sur la table depuis la présentation du rapport Delevoye.

Ouverture des droits à la retraite, âge légal de départ, taux de cotisation, suppression des régimes spéciaux, mesures d’économies en vue d’un retour à l’équilibre... Sur tous ces enjeux, chaque syndicat a fixé ses lignes rouges. Une réforme des retraites guidée par l’aspect “financier” et qui prévoirait un allongement de la durée de cotisation ne serait pas acceptable pour la CFDT, a prévenu son secrétaire général Laurent Berger. Yves Veyrier, le numéro un de Force ouvrière, ne voit “aucune raison de défaire” le cadre actuel “qui garantit une retraite convenable”.

Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, tient le même discours: “Il y a besoin d’améliorer ce système, mais pas de tout changer”, affirme-t-il, jugeant que “le système par points est injuste”.

Signe que ni la prudence de la méthode, ni la promesse de concertation n’éteignent totalement les doutes, plusieurs appels à manifester sont déjà lancés pour les 21 et 24 septembre. Le 16 septembre, le Conseil national des barreaux, des organisations de médecins, infirmières, kinésithérapeutes, pilotes, hôtesses et stewards réunis au sein du collectif SOS Retraites se retrouveront pour défendre la spécificité de leurs régimes.

6. août, 2019

PMA

Le Huffpost

24/07/2019

La PMA, 7 ans de débats sans fin. Promise depuis 2012 par François Hollande puis Emmanuel Macron, l'ouverture de la PMA n'a cessé d'être reportée.

Par Marine Le Breton

PMA - Enfin? L’examen de ce projet de loi est attendu depuis maintenant 2012, année pendant laquelle François Hollande en faisait l’un de ses engagements de campagne. Ce mercredi 24 juillet, le projet de loi de bioéthique, avec l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, est présenté en conseil des ministres.

Pendant le mandat de François Hollande et malgré son engagement de départ, le gouvernement n’a cessé de changer de position sur la question. Ainsi, la PMA a d’abord été exclue du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Puis a été reléguée à une loi sur la famille. Mais ce texte a été enterré au lendemain d’une “Manif pour tous”. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) devait donner son avis à l’automne 2013 mais l’a d’abord repoussé à 2014, puis au printemps 2015, puis à la fin 2016... Finalement, il a rendu son avis, positif, en juin 2017. 

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les débats n’ont pas non plus été de tout repos. D’abord favorable à l’ouverture de la PMA, il a ensuite conditionné cette réforme à l’avis du CCNE. Le gouvernement n’a par la suite eu de cesse de reporter l’examen du projet de loi bioéthique, comprenant l’extension de la PMA.

Finalement, l’examen de la loi à l’Assemblée est prévu pour septembre 2019. Mais rien ne garantit encore que le projet sera adopté et promulgué d’ici la fin de l’année. “Cela dépendra du nombre d’amendements déposés”, a estimé la ministre de la recherche Frédérique Vidal, dans une interview au Parisien à la veille de la présentation du texte.

 

18. juil., 2018

Savoir gérer son temps...

Pour être plus efficace et moins stressé

Vous courez après le temps ? Vous procrastinez dans le canapé puis vous faites tout à l'arraché ? On peut pourtant gérer le temps en apprenant à l'organiser. Une clé pour être moins stressé, plus efficace, et goûter un peu mieux le bonheur de vivre.

"Cette année, c'est décidé : je fais du sport !"  "Et moi je vais essayer de ne pas prendre de retard dans mes cours", répond Alexandre à son amie Jennifer devant les grilles de la fac.

La rentrée scolaire, mais aussi les débuts d'année ou de trimestre voient ainsi renaître nos bonnes résolutions. Comme celle de mieux organiser et utiliser notre temps.

C'est que, quelles que soient nos études, notre job, notre âge, nous avons souvent tendance à subir les injonctions du temps : "Ah, j'ai oublié d'envoyer mon courrier", "Il faut que j'appelle untel", "Il faudrait ranger mon bureau", "Je dois lire ce livre pour demain !!", etc, etc.

Or il y a une solution pour ne pas subir, pour ne plus considérer le temps comme un tyran qui vous dicte sans cesse ce que vous devez faire.
 
Prendre les commandes de son temps, c'est possible !
 
Cette solution consiste d'abord à changer mentalement votre image du temps : ce dictateur, ce maître implacable qui vous presse, vous pouvez en faire un allié, un joker, un serviteur aimable prêt à vous aider en toute chose.

Ah bon, et comment ? Tout simplement en reprenant les commandes de votre temps. N'êtes-vous pas le pilote de votre vie ? Alors, considérez le temps comme un outil qui peut vous aider à réaliser vos projets.

Vous êtes crevé, à bout ? Votre ami le temps a en réserve un beau week-end qui peut vous permettre de vous déconnecter. Votre examen se rapproche dramatiquement ? Votre allié peut encore vous offrir huit belle journées de révisions qu'il ne tient qu'à vous de réserver.

"Soit vous laissez s'accumuler les "choses à faire" dans votre cerveau et autour de vous, soit vous les canalisez vous-même et décidez que votre cerveau vous sert à contrôler votre vie, à choisir ce que vous voulez en faire, en tenant compte de votre environnement, mais aussi de vos capacités, de vos désirs et de vos besoins", écrivent Stéphanie Bujon et Laurence Einfalt dans leur livre "Apprendre à s'organiser, c'est facile !" (Ed. Eyrolles).
 
Carpe diem : profitez du temps présent
 
Quand tout a trouvé sa juste place dans votre emploi-du-temps, vous n'avez plus qu'à goûter la grâce de chaque instant.

Vous êtes au bureau, en cours, en réunion: concentrez-vous sur ce travail, mettez-y toutes vos forces, tâchez de laisser de côté les autres préoccupations. Vous partagez un repas en famille : profitez de ce moment à fond, intéressez-vous à ceux qui sont là. Vous marchez dans la rue un beau matin d'automne : profitez du rayon de soleil qui vous dore le visage, de la caresse du vent...

Trop souvent, nous ne goûtons pas l'instant présent car nous sommes mentalement à un autre lieu de l'espace et du temps. Nous nous soucions pour ce qui s'est passé ou ce qui va venir. Mais le passé ne peut être changé et l'avenir nous est largement inconnu.
 
 MODE
Tendance 2018 des montres Femme
 
Généralement les femmes aiment posséder plusieurs montres dans leur coffre à bijoux afin de pouvoir en changer : une montre pour chaque événement ou occasion, avec des montres au style casual pour la porter au quotidien, des montres-bracelets élégantes pour des soirées, des montres pop et colorées pour la saison estivale, bref on joue sans modérations avec la montre qu’on porte à son poignet.
 
Montres bracelet silicone              Montres Marbre       Montres métal(or,or rose,argent,...)
    CLUSE                        Montre à motif tropical

 

Astuces

Les Nouvelles

Lundi 25 juin 2018

21. juin, 2018

Réforme des retraites : non, les pensions de réversions ne vont pas disparaître

Baptiste Legrand , 20/06/2018

"Supprimer la pension de réversion n'a jamais été notre intention", dément Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire chargé de la réforme des retraites. Mais il y aura bien une remise à plat !

Il a suffi d'une simple question pour attiser les craintes : "Doit-on maintenir les pensions de réversion ?" Une question, parmi tant d'autres, posées par Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, lors d'une de ses réunions bihebdomadaire avec les partenaires sociaux. Le gouvernement compte-t-il supprimer cet avantage réservé aux veufs et aux veuves, ces quelques centaines d'euros dont c'est, pour certain(e)s, le seul revenu?

Jean-Paul Delevoye a démenti ce mardi 19 juin, devant quelques journalistes :

"Supprimer la pension de réversion n'a jamais été notre intention !", a-t-il déclaré, "c'est un pacte de solidarité entre conjoints qui est très important."

"Nous avons simplement posé la question aux partenaires sociaux. Est-ce qu'il faut la revisiter pour mieux organiser ? Actuellement, le système est injuste."

Le haut-commissaire rappelle sa méthode, fondée sur un dialogue transparent avec les syndicats :

"On cherche à co-construire. (…) Quand on pose cette question, c'est pour qu'on nous réponde oui !"

Prétendre le contraire ne serait, selon lui, qu'une façon de "faire le buzz".

4,4 millions de personnes

Une réforme du système de la réversion devient indispensable dans le cadre de la refonte du régime de retraite, qui nous ferait progressivement passer d'un système par trimestres cotisés à un système de retraite par points. Mais qui dit "revisiter" et "mieux organiser", pour reprendre les mots de Jean-Paul Delevoye, dit aussi : faire des gagnants et des perdants.

Ou plutôt, des gagnantes et des perdantes. 87% des 4,4 millions de personnes touchant une pension de réversion sont des femmes. Cette proportion grimpe à 96% au sein de la population n'ayant pas d'autre pension.

L'enjeu est considérable puisque les pensions de réversion représentent 36 milliards d'euros, l'équivalent de 1,5 point de PIB et de 12% de l'ensemble des pensions de retraites. Mais Jean-Paul Delevoye assure que son intention n'est pas récupérer quelques milliards sur le dos des veuves. "On est à enveloppe constante", a-t-il précisé.

Les montants versés ne sont pas très élevées : 642 euros en moyenne pour les femmes, 304 euros pour les hommes (le montant est calculé par rapport à la pension du conjoint décédé).

Une complexité folle

Quant aux conditions à remplir, difficile de s'y retrouver : elles varient selon les régimes de retraites (privé, public, retraites complémentaires…). Dans certains cas, il faut remplir une condition d'âge – avoir plus de 50 ou 55 ans. Ou de ressources - 1.712 euros maximum pour une personne seule relevant du régime général du privé. Sans parler de la durée du mariage (il faut parfois être marié depuis au moins 4 ans au moment du décès), des divorces... et bien sûr des remariages, qui dans certains cas, mettent fin à la réversion ! Quant au montant versé, il est de 50%, 54% ou 60% de la pension du défunt.

Bref, une remise à plat n'est sans doute pas inutile. Mais précisons que les retraites actuelles ne seraient pas concernées par la réforme, qui s'appliquerait progressivement aux nouvelles générations.

Des doutes et des questions

Le syndicat Force ouvrière, qui avait exprimé son inquiétude, est ressorti du cabinet de Jean-Paul Delevoye quelque peu rassuré :

"Le haut-commissaire à la réforme des retraites a déclaré que la question posée n’avait pas pour objet la suppression de ces droits, dont acte", commente Philippe Pihet.

Mais FO se dit aussi vigilant quant à la manière dont l'harmonisation aura lieu, et réclame "un alignement des différents régimes 'par le haut'", à 60% du droit du défunt. La CFE-CGC s'inquiète pour sa part du plafond des ressources, qui pourrait exclure les femmes cadres.

D'autres questions restent en suspens. Faut-il étendre la réversion aux couples pacsés, voire aux couples en concubinage ? Est-ce que le système de réversion doit être financé par le régime de retraite, et donc par les cotisations - y compris celles des célibataires ? Ou s'agit-il d'un mécanisme de solidarité nationale, relevant de l'État, et donc financé par l'impôt ? Qu'en est-il des accidents de la vie et des veuvages précoces ?

Autant de points sur lesquels les partenaires sociaux sont amenés à se prononcer. Jean-Paul Delevoye, lui, rendra sa copie à la fin de l'année. Et il faudra encore attendre début 2019 pour savoir ce qu'en retiendra le gouvernement dans son projet de loi.

 

9. févr., 2018

Réforme des retraites : Macron veut finaliser tous les textes avant l'été 2019

Devant la Cour des comptes, le président de la République a déclaré qu'il souhaitait que l'ensemble des textes de la future réforme des retraites soit finalisé «avant l'été 2019». Il a également pris des engagements en matière de déficits publics.

© LUDOVIC MARIN/AFP Emmanuel Macron, lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour des comptes, lundi 22 janvier 2018.

Emmanuel Macron a confirmé ce lundi devant la Cour des comptes les objectifs financiers de son quinquennat et a déclaré qu'il souhaitait que les textes réformant les retraites soient finalisés «avant l'été 2019». «Ce grand chantier s'ouvrira dès cette année et je souhaite que l'ensemble des textes puisse être finalisé d'ici à l'été 2019», a déclaré le président devant les magistrats de la Cour.

Cette réforme, sur laquelle travaille le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, doit être «avant tout un grand choc de lisibilité et de simplification de notre régime de retraite», notamment pour le sortir de «cet état de crise permanent» sur le plan financier, a précisé Emmanuel Macron. Elle devra permettre «de passer des 37 régimes de retraite actuels à un régime simplifié et lisible», a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de remplacer la trentaine de régimes de retraite existants par un système universel par répartition, où un euro cotisé garantirait à tous les mêmes droits à pension. Pour rappel, fin novembre, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, avait expliqué que la réforme des retraites «prendra(it) du temps» et qu'elle ne voulait pas «se laisser enfermer dans un calendrier» qui n'était par ailleurs «pas fixé».

Objectif: baisser la dépense publique de 3 points de PIB

Lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour, le chef de l'État s'est de nouveau engagé à baisser - sur la durée du quinquennat - la dépense publique de 3 points de produit intérieur brut (PIB) et la dette publique de 5 points, tout en baissant les prélèvements obligatoires d'un point.

Après une réunion interministérielle le mois prochain, il sera rendu compte chaque semaine en conseil des ministres des actions pour transformer l'action publique, ministère par ministère, a-t-il précisé. Cette transformation sensible et complexe a vocation à entrer en vigueur à un horizon de dix ans et non à contribuer à redresser les comptes publics à court terme, a souligné le président à de nombreuses reprises ces derniers mois.

L'avertissement du président de la Cour des comptes

Avant la prise de parole d'Emmanuel Macron, le président de la Cour des comptes - Didier Migaud - avait averti que l'amélioration actuelle des finances publiques ne devait «pas faire illusion». Il a également expliqué que «les conditions à réunir pour atteindre les objectifs» de réduction du déficit fixés par le gouvernement pour les prochaines années «sont nombreuses et loin d'être acquises». Pour 2018, le budget «ne prévoit qu'un recul faible du déficit, et le poids de la dette publique devrait encore légèrement augmenter», a-t-il rappelé.

«Au-delà de 2018», l'effort de réduction des déficits «repose sur l'hypothèse, par nature incertaine, du maintien du rythme actuel de croissance sur toute la période», a également estimé le président de la Cour des comptes. Avant d'ajouter: «Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d'ampleur structurelle devront être mises en œuvre (...) sans attendre 2022 (...) Même avec un déficit ramené sous la barre des 3%, la France continue toutefois de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro». 

Le déficit du budget de l'État au plus bas depuis 2008

La semaine dernière, le ministère des Comptes publics avait annoncé que le déficit du budget de l'État s'était établi à 67,8 milliards d'euros en 2017, soit une amélioration de 1,3 milliard par rapport à 2016, ce qui le porte à un plus bas depuis 2008.

Sous la présidence de François Hollande, le gouvernement avait prévu à l'origine un déficit budgétaire de 69,3 milliards d'euros pour 2017, mais cet objectif avait été revu à la hausse (74,1 milliards) par le gouvernement actuel, en raison selon lui des dépenses non budgétées par l'équipe sortante. Le déficit budgétaire ressort ainsi en amélioration substantielle de plus de 6 milliards d'euros par rapport à celui prévu par la loi de finances rectificatives, dans un contexte de dynamisme de l'activité - marqué par une hausse des rentrées fiscales - en fin d'année 2017.

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Cette baisse du déficit du budget de l'État conforte l'objectif de retour du déficit public sous la barre des 3% de PIB en 2017, conformément aux règles de l'Union européenne. Pour rappel, le déficit du budget de l'État est l'une des trois composantes du déficit public, avec ceux de la Sécurité sociale et des collectivités locales.