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3. sept., 2019

Midi Madagascar
Le 27 août 2019

10. mai, 2019

Français à l’étranger.fr

Le « GIEC de la biodiversité », Une évaluation mondiale de la biodiversité

Publié le 7 mai 2019 Par Français à l'étranger

 C’est Paris qui a accueilli la session de l’Ipbes (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), le « GIEC de la biodiversité » qui est une session internationale de  la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques  (IPBES), qui réunit depuis lundi 29 avril à l’UNESCO, les représentants de 130 états et des centaines de chercheurs du monde entier dans le but d’établir un rapport d’évaluation mondial sur la biodiversité et sur les services écosystémiques, qui sera la base des futures politiques en matière environnementale.

 Tous comme les rapports du Giec, les rapports de l’IPBES sont très attendus. Celui de cette année l’est d’autant plus qu’il s’agit de la première évaluation réalisée au niveau intergouvernemental, et la première synthèse globale définitive sur l’état de la nature, les écosystèmes et les contributions de la nature à la population depuis l’évaluation historique du millénaire publiée en 2005.

Selon l’IPBES, jusqu’à un million d’espèces animales et végétales pourraient être menacées d’extinction dans les prochaines décennies. On parle bien ici de la sixième extinction de masse des espèces. En cause : l’utilisation des terres (agriculture, déforestation, etc), la pression directe sur les ressources (chasse, surpêche…) et les impacts du changement climatique.

Le rapport relève aussi que la plupart des objectifs d’aichi contractés par les Etats en 2011 sous l’égide de l’ONU, ne seront pas atteints à l’échéance fixée à 2020.

 

21. nov., 2018

 Marianne

Ile-de-France: l'interdiction des voitures polluantes à Paris étrangle les plus pauvres : la preuve en une image

Par Emmanuel Lévy, Publié le 16/11/2018

A partir de juillet 2019, les voitures arborant une vignette noire ne pourront plus circuler dans les communes du Grand Paris entourées par l'A86. Sauf que les données que nous nous sommes procurées montrent que ces "Crit’Air 5" se trouvent principalement… dans les communes les moins riches !

Le Conseil métropolitain du Grand Paris a tranché ce lundi 12 novembre. A l’instar de Paris, les 78 autres communes qui se trouvent à l'intérieur de l’enveloppe formée par l'autoroute A86 ont opté pour la mise en place d’une "Zone à faibles émissions" (ZFE). Concrètement, à partir de juillet 2019, les véhicules portant la vignette noire, "Crit’Air 5", ne pourront plus y circuler. C’est-à-dire les automobiles et véhicules utilitaire légers immatriculés avant 1997 pour les versions essences, et entre janvier 1997 et le 31 décembre 2000 pour les versions diesels.

Selon les données recueillies par Marianne, cela concerne près de 238.740 véhicules sur les 3 millions qui se trouvent sur ce territoire. Sans compter les autres usagers de la route qui résident au-delà de ce second périphérique qu’est l’A86. L’interdiction touche ainsi un peu moins d’1 véhicule sur 13, soit 7,85%.

Les vieilles voitures concentrées chez les pauvres

Mais cette moyenne écrase de fortes disparités… Avec 2.837 véhicules classés "Crit’Air 5", Bagnolet (Seine-Saint-Denis) affiche ainsi un taux de 16,1%, soit plus de deux fois la moyenne, quand au contraire la coquette ville d’Avray (Hauts-de-Seine) plafonne à 2,5%. Traduction : le parc de vieilles bagnoles est concentré dans les villes les moins riches. Logique.

Pour vérifier cette hypothèse, nous avons donc réalisé une autre carte, avec cette fois le critère du taux de ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Et comme chacun peut l’observer, ces cartes sont sensiblement proches. Ce que confirment les tests statistiques que nous avons réalisés.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Conclusion, l’interdiction de circulation décidée par le Grand Paris touchera davantage les conducteurs résidents dans des communes où le taux de pauvreté est élevé.

>> Une troisième carte permet de voir sur une même planche la corrélation entre le taux de pauvreté des communes et l’ampleur du parc qui sera concerné par différentes interdictions (selon Crit'Air 3, 4 et 5) :

 

Sources : INSEE DGI pour le taux de pauvreté / Ministère de la Transition écologique, pour Crit’Air. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

>> Commune par commune, le nombre de véhicules touchés par des interdictions de circulation en Ile-de-France (Crit'Air 4 et 5 ) :

 

23. oct., 2018

Le Huffpost

15/10/2018 22:24

Inondations dans l'Aude: sommes-nous trop habitués aux alertes météo?

"Les gens ne tiennent plus compte" des alertes météo, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

  • Claire Digiacomi avec AFP

AFP

Inondations dans l'Aude: sommes-nous trop habitués aux alertes météo, "ronron" de l'actualité? (Image : une femme secourue à Trèbes ce 15 octobre)

INONDATIONS - "J'ai même pas eu le temps d'avoir peur". Dans la salle des fêtes de Trèbes, une centaine de naufragés des inondations meurtrières de l'Aude étaient sous le choc ce lundi soir, les yeux dans le vague, après avoir "tout perdu". Tous ont été pris de court par les montées des eaux extrêmement rapides qui ont touché la région dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 octobre, et fait au moins 11 morts.

Nombreux sont ceux qui ont été surpris au petit matin, alors que la vigilance de Météo France était toujours à l'orange, avertissant d'un phénomène "potentiellement dangereux". C'est à 6 heures qu'elle est passée au rouge, indiquant dans un nouveau bulletin qu'un "épisode orageux violent" était "en cours sur le département". "Évitez tout déplacement", tweetait également la préfecture de l'Aude.

Interrogé sur LCI, le porte-parole du ministère de l'Intérieur a jugé que la portée de l'alerte orange avait pu ne pas avoir été bien comprise par les habitants. "Il y a une fragilité au niveau de la vigilance orange -on l'a vu avec la neige qui est tombée sur l'Île-de-France il y a quelques mois-, qui est très souvent utilisée et quand il y a un vrai problème, les gens n'en tiennent plus compte", a lancé Frédéric de Lanouvelle. Cet habitant hébergé dans la salle des fêtes de Trèbes semble lui donner raison: "On ne s'attendait pas à ça hier, avec la vigilance orange. Ça veut rien dire vigilance orange!"

Les alertes "se noient dans des tas d'informations"

"Les alertes météo sont devenues comme un ronron, confirme le prévisionniste Guillaume Séchet, interrogé par Le HuffPost. Il y a toujours une alerte météo, et toutes se noient dans des tas d'informations". "Malheureusement, nous constatons aujourd'hui une banalisation de la vigilance orange, regrette de son côté Loïc Spadafora, prévisionniste d'Agate Météo contacté par 20 Minutes. De nombreux habitants se disent 'encore une vigilance orange, on est habitué, c'est bon, on peut'. Ils minimisent malheureusement le risque, tant que l'alerte rouge n'est pas activée."

À cela, Météo France répond par des chiffres: "Chaque année, un département voit 5 à 10 vigilances orange. Pour l'Aude, c'est seulement 3 à 4 vigilances orange annuelles pour fortes précipitations", plaide auprès du HuffPost Marc Pontaud, directeur de la recherche à Météo France.

Il n'en reste pas moins que, en tout, les téléspectateurs des JT nationaux ont pu avoir connaissance de 78 vigilances orange en 2017, dont 47 pour orages, 10 pour pluies-inondations et 2 inondations seules. Un nombre important, qui fait entrer l'alerte orange dans le quotidien des Français au risque de les déresponsabiliser. "Il est vrai que les gens peuvent se demander 'pourquoi j'ai été informé de cette vigilance alors qu'elle n'est pas dans ma région?'", reconnaît-on à Météo France.

Pour Guillaume Séchet, la solution serait peut-être de "relocaliser" ces alertes, de manière à ce que chacun se sente plus concerné et prenne la mesure des risques qu'il encourt. "Peut-être qu'il faudrait des alertes locales, pour que les gens reçoivent la vigilance concernant leur département directement sur leur téléphone", suggère le météorologiste. Marc Pontaud rappelle que l'application de Météo France permet de recevoir des alertes géolocalisées sur les vigilances, et que les communes peuvent elles aussi disposer d'un système d'alerte si elles le souhaitent.

Un phénomène imprévisible

Autre grief de la part du porte-parole de Beauvau: l'alerte rouge serait arrivée trop tard ce lundi. "Je ne connais pas par coeur le processus de déclenchement de cette vigilance, mais en l'occurrence cette nuit, au vu du témoignage de certains habitants, elle a été déclenchée trop tard", a-t-il estimé, reconnaissant toutefois la "difficulté de prévoir" cet événement.

Et effectivement, l'épisode méditerranéen qui a touché l'Aude cette nuit était très imprévisible, comme l'explique Marc Pontaud. Identifié dès jeudi, le phénomène a en fait été soumis aux caprices des "restes de l'ouragan Leslie", qui ont "perturbé son déplacement et la régulation de ses flux".

"Dès vendredi, la protection civile et le ministère de l'Intérieur ont été alertés du fait que quelque chose allait se produire dans la nuit de dimanche à lundi", relate Marc Pontaud. Samedi, Météo France n'avait qu'une vision "à grande échelle" de l'événement, que l'organisme situait "entre Montpellier et Perpignan". Dimanche, "les prévisions n'étaient pas cohérentes entre elles, et nous n'avions pas de schéma déterminé".

Ce n'est que vers "4 ou 5 heures lundi", alors qu'un ingénieur de Météo France est à Beauvau, "comme le prévoit le protocole en cas de situation compliquée", que l'organisme comprend que la situation va devenir stationnaire autour d'une zone très resserrée, raconte Marc Pontaud.

Arrivé sur place en fin d'après-midi, le premier ministre Édouard Philippe a lui aussi voulu insister sur la difficulté à prévoir ce type d'événement. Cet épisode météorologique était "par lui-même imprévisible", a-t-il dit, rappelant que "les spécialistes considéraient que la dépression allait circuler plus vite que ce qui s'est passé".

Des prévisions plus précises à l'étude

"La difficulté de la prévision est un problème que l'on retrouve partout, pas qu'en France", relativise Guillaume Séchet. Pour palier ce problème, Météo France mise sur une "approche probabiliste". "C'est une piste: effectuer beaucoup plus de prévisions pour une même situation", explique Marc Pontaud. Autre objectif: "Progresser sur la vigilance infradépartementale (donc plus ciblée) et l'étendre sur 48 heures", comme l'État en a fait la demande à l'établissement public dans son contrat d'objectifs et de performance 2017-2021.

Météo France fait régulièrement "des enquêtes et des suivis", mais n'a pas "de signal" sur une négligence des Français à l'égard des alertes météo, selon Marc Pontaud. "Mais il faut qu'on s'attache à bien communiquer. On travaille là-dessus."

 

29. août, 2018

Monde : l’humanité épuise la planète Terre

Les Terriens ont surconsommé l'ensemble des ressources naturelles que la nature peut renouveler en une année. A partir de ce mercredi et pour les cinq prochains mois de 2018, l'humanité va donc vivre à crédit.

Le 1er août est "la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, d'eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber", explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network. "Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du "jour du dépassement" au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

Le mouvement "s'est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage", explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. "On met à mal la capacité de la planète à se régénérer", en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. "Nous avons des responsabilités différentes : des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte", souligne Pierre Cannet de WWF. Si l'ensemble de l'humanité vivait comme eux, le "jour du dépassement" interviendrait dès les 9 et 19 février. A l'inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Les Nouvelles

Le 02/08/18