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Incendies en Amazonie, la Guyane concernée

Publié le 24 août 2019 Par Nathalie Laville

La multiplication des incendies en Amazonie depuis plusieurs mois, et leur intensification ces dernières semaines, due pour partie à l’explosion des surfaces exploitées par des paysans par des techniques de brûlis, le gouvernement français bloque l’accord Europe-Mercosur. Pour M. Jean-Yves Le Drian, « cet épisode touche plusieurs pays de la région, avec de graves conséquences pour les populations locales et pour la biodiversité (…) En Amazonie, la France est également confrontée à ce risque en Guyane, et mène une coopération de long terme avec les pays d’Amérique du Sud pour y faire face, notamment au travers de l’Agence française de développement et de l’Institut de recherche pour le développement. Ainsi, l’Agence française de développement lancera au début 2020 un projet régional de 9 millions d’euros en coopération avec la société civile sur la préservation des écosystèmes amazoniens. »
Le président brésilien est accusé de ne pas agir pour stopper la progression des flammes, alors que la plus grande forêt tropicale au monde est la proie d’un nombre record d’incendies, dont 2 500 nouveaux départs de feu en 48 heures. En représailles à la politique environnementale de Jair Bolsonaro, Emmanuel Macron a décidé de s’opposer à l’accord commercial entre le Mercosur et l’Europe, déclaration qui n’est pas du goût des Allemands qui, pour leur part, estiment que ce blocage n’empêchera de réduire le défrichement de la forêt tropicale au Brésil.

 

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Coupe du monde féminine : quatrième sacre pour les Etats-Unis

Tenantes du titre, les coéquipières de Megan Rapinoe se sont imposées (2-0) en finale contre les Pays-Bas, dimanche, à Lyon.

Les Américaines sont sans rivales sur la scène mondiale : elles ont remporté, dimanche 7 juillet, à Lyon, une quatrième Coupe du monde en battant les Pays-Bas en finale (2-0), malgré l’étouffante chaleur et l’organisation rigoureuse des Néerlandaises.

La « Team USA » survole le football féminin, avec quatre Coupes du monde (1991, 1999, 2015 et 2019) et quatre titres olympiques (1996, 2004, 2008, 2012) à son actif. Reste à savoir si le président Donald Trump va inviter les joueuses américaines à la Maison Blanche. Car la capitaine Megan Rapinoe, engagée dans la lutte contre les discriminations, a déjà annoncé qu’elle boycotterait un tel rendez-vous, tout comme la défenseure Ali Krieger, en critiquant le président américain.

Une finale particulièrement terne

A Lyon, la finale est restée longtemps terne, avant de s’animer en deuxième période grâce à un penalty marqué par Morgan Rapinoe (61minute) puis un but superbe de Rose Lavelle (69e), récompensée pour ses performances remarquables tout au long du tournoi. Les Américaines ont longtemps buté sur la gardienne Sari Van Veenendaal et ont eu besoin d’une faute de Stefanie van Der Gragt - un pied haut face à Alex Morgan - et du recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) pour obtenir un penalty.

Rapinoe s’est chargée de transformer la sentence, avant de célébrer son but comme elle en a l’habitude, les bras en croix dans une position toute christique. Désignée meilleure joueuse du tournoi, la charismatique capitaine, qui vient de fêter ses 34 ans, termine comeilleure buteuse du tournoi avec Alex Morgan et l’Anglaise Ellen White, six buts chacune.

Les Néerlandaises sont tombées sur plus fortes qu’elles, mais peuvent être fières du chemin parcouru. L’Euro 2017 remporté à domicile avait créé un véritable engouement aux Pays-Bas et elles ont su, sans briller dans le jeu, se hisser jusqu’à cette finale où elles ont tenu tête aux Américaines, championnes du monde en titre, durant une heure.

Le récital de la gardienne néerlandaise Sari van Veenendaal

Ne pas prendre de but dans le premier quart d’heure constitue d’ailleurs un petit exploit, car c’était devenu le scénario habituel pendant cette Coupe du monde : les Américaines ont toujours démarré leurs rencontres pied au plancher. Pas cette fois. Elles ont buté sur une équipe sérieuse et organisée et sur la gardienne Sari van Veenendaal, impeccable dans sa cage avec quatre arrêts coup sur coup en première période.

La numéro 1 d’Arsenal a d’abord boxé des deux poings une bonne reprise de Julie Ertz (27e), puis détourné une tête de Samantha Mewis (37e). Avant de se montrer vigilante à deux reprises face à Alex Morgan, sans doute l’Américaine la plus en vue avec Rose Lavelle.
Morgan a tenté une reprise de près, repoussée par van Veenendaal (38e), puis signé un superbe enchaînement contrôle-frappe, encore sauvé par la gardienne néerlandaise (39e), aussi à l’aise dans cette partie que lors de sa demi-finale contre la Suède.

Les Néerlandaises ont eu pour leur part bien du mal à se montrer dangereuses hormis, juste avant la pause, lors d’un petit moment d’affolement dans le camp adverse.

Midi Madagascar

Le 8 juillet 2019