11. mai, 2018

Etats-Unis

Mike Pompeo confirmé au poste de secrétaire d’Etat

Donald Trump avait choisi le directeur de la CIA pour prendre la tête de la diplomatie américaine le mois dernier, après avoir limogé Rex Tillerson.
 
Mike Pompeo, actuel directeur de la CIA, a été confirmé par le Sénat américain au poste de secrétaire d’Etat, jeudi 26 avril, par 57 voix contre 42. Donald Trump l’avait choisi pour prendre la tête de la diplomatie américaine en mars, après avoir limogé Rex Tillerson, un « modéré » dont les désaccords avec la Maison Blanche étaient notoires.

Le profil de M. Pompeo ne faisait cependant pas l’unanimité. Le vote du Sénat en faveur de sa confirmation n’était pas acquis il y a quelques jours encore. A 54 ans, l’ancien militaire et ex-élu du Kansas est devenu, en tant que directeur de la CIA, l’un des hommes les plus écoutés de Donald Trump.

« Nous avons la même façon de penser (…), il y a eu des atomes crochus depuis le début », avait expliqué le milliardaire républicain pour justifier le choix du patron du contre-espionnage pour remplacer Rex Tillerson, alors que les talents diplomatiques de Mike Pompeo restent un mystère. Du moins jusqu’à ce que l’on apprenne qu’il avait effectué, entre la fin mars et le début avril, un déplacement secret à Pyongyang pour rencontrer Kim Jong-un, avec lequel il a établi « une bonne relation », selon M. Trump.

Deux dossiers brûlants

Sa nomination lui permet de se saisir immédiatement de deux dossiers brûlants : l’avenir de l’accord iranien et la Corée du Nord. Le nouveau chef de la diplomatie américaine s’envolera également dans les prochaines heures pour une réunion de l’OTAN à Bruxelles, autre volet sensible de la politique étrangère du président américain. Il se rendra ensuite en Arabie saoudite, en Israël et en Jordanie.

Pour en arriver là, Mike Pompeo a dû arrondir les angles afin de tenter de lisser sa réputation de « faucon », au cours d’un parcours de confirmation parlementaire particulièrement chaotique. Lors de son audition devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le 12 avril, il avait ainsi répété que « la guerre est toujours et doit toujours être en dernier ressort ». Celui qui avait milité activement contre l’accord iranien avait assuré que sa priorité consisterait à combler les lacunes supposées du compromis, et qu’un retrait des Etats-Unis à l’échéance fixée par le président, le 12 mai, ne refermerait pas, selon lui, la voie de la diplomatie.

Midi Madagascar

Vendredi 27 avril 2018