12. nov., 2018

Etats-Unis

Trump suggère aux militaires de tirer sur les migrants

Trois «caravanes» d'environ 7000 migrants ont fui le Honduras et font actuellement route vers les États-Unis. Donald Trump a assuré qu'«ils n'entreront pas» et a annoncé que 15.000 soldats seront déployés à la frontière avec le Mexique.

Alors que plusieurs «caravanes» de migrants fuyant le Honduras font actuellement route vers les États-Unis, le président américain a rappelé que certains avaient lancé des pierres «perfidement et violemment» sur les forces de l'ordre mexicaines au moment de traverser la frontière entre le Guatemala et le Mexique. Après une déclaration consacrée à l'immigration, le président américain les a menacé depuis la Maison-Blanche: «S'ils veulent lancer des pierres sur notre armée, notre armée répliquera.»

Remise en cause des droits du sol et d'asile

Selon lui, «trois caravanes» de migrants «très dangereux» doivent arriver «très vite». La veille, Donald Trump avait annoncé que jusqu'à 15.000 soldats pourraient être déployés à la frontière avec le Mexique. Le nombre de migrants aurait diminué passant de 7000 à 3500 et leur cortège ne devrait pas arriver à la frontière avant la mi-décembre. «Ils n'entreront pas, nous ne laissons entrer personne», a assuré le président.«Ils n'entreront pas, nous ne laissons entrer personne», a assuré le président.

Des membres des «caravanes» de migrants patientent sur la route après que la police fédérale leur a brièvement bloqué le passage à l’extérieur de la ville d’Arriaga (Mexique). 

«Je leur ai dit (aux soldats) de considérer cela (une pierre) comme un fusil. S’ils (les migrants) lancent des pierres comme ils l’ont fait envers la police et l’armée mexicaine, je dis, considérez cela comme un fusil», a-t-il insisté. Interrogé par l’AFP, un porte-parole du Pentagone a dit ne pas vouloir faire de commentaire sur des «situations hypothétiques». «Nos troupes sont des professionnels entraînés qui disposent toujours du droit fondamental de légitime défense», a-t-il seulement déclaré, en tenant à rappeler que l’armée était présente en «soutien» des gardes-frontières, chargés de faire appliquer la loi.

À quelques jours des élections du 6 novembre, Donald Trump multiplie les annonces susceptibles de mobiliser les électeurs, notamment sur le thème de l'immigration. «C'est une invasion», a-t-il martelé jeudi, en annonçant qu'il devrait signer la semaine prochaine un décret sur ce sujet, sans plus de précisions.

Il a par ailleurs déclaré que les États-Unis n'accepteraient plus de demandes d'asile de la part d'une personne n'étant pas passée par un poste de frontière officiel.

Les Nouvelles

Le 03/11/18