14. août, 2020

VANF ANTRANONKALA

VANF ANTRANONKALA : Le rêve américain

 

Le 6 août, Joe Biden avait comparé les Latinos («communauté incroyablement diverse») et les Afro-Américains («monolithique sauf exceptions notables»). Cinq jours après ces propos qui firent polémique, devant les associations NABJ (National Association of Black Journalists, fondée en 1975) et NAHJ (National Association of Hispanic Journalists, créée en 1984), l’ancien Vice-président de Barack Obama a choisi Kamala Devi Harris comme sa co-listière pour le scrutin du 3 novembre 2020.

Le mérite professionnel de Kamala Harris est occulté derrière l’histoire de ses origines : née d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, campée comme la première femme et la première personne noire à diriger la Justice en Californie, l’État le plus peuplé des États-Unis ; présentée comme la première femme originaire d’Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l’histoire américaine : «the first Black woman and the first person of Indian descent to be nominated for national office by a major party», comme précise le New York Times.

«COMMA-lah» aime à raconter cette mise en garde de sa mère : «Kamala, tu seras peut-être la première à accomplir de grandes choses. Assure-toi de ne pas être la dernière». Comme Joe Biden, 77 ans, serait le plus vieux POTUS de l’histoire s’il était élu, des militantes féministes et anti-ségrégationnistes échafaudent le scénario d’un décès prématuré du futur Président des États-Unis et l’accession automatique de Kamala Harris à la tête de l’encore première puissance mondiale. Le «rêve américain»?