Blog

22. oct., 2019

Le Huffpost

14/10/2019

Paris va "accentuer ses efforts" pour "la cessation immédiate de l’offensive turque" en Syrie

L'Élysée a annoncé une série de mesures après un conseil restreint de défense ce dimanche soir.

  • Le HuffPost avec AFP

AFPEmmanuel Macron, ici avec Recep Tayyip Erdogan à Istanbul en octobre 2018, a présidé un conseil restreint de défense ce 13 octobre au soir.

SYRIE - Paris hausse le ton. L’Élysée a annoncé ce dimanche 13 octobre vouloir accentuer ses efforts pour obtenir “la cessation immédiate de l’offensive turque” contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Un communiqué en ce sens a été publié par la présidence française après une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale à Paris sous la présidence du chef de l’État Emmanuel Macron.

“La France accentuera ses efforts diplomatiques, en étroite coordination avec ses partenaires de la coalition contre Daech, dans le cadre de l’Union européenne, de l’Otan et du Conseil de sécurité des Nations unies, pour obtenir la cessation immédiate de l’offensive turque en cours”, indique le communiqué.

Des mesures pour “renforcer la sécurité du territoire national”

Le président Macron a déclaré que l’offensive lancée par la Turquie peut “entraîner des conséquences humanitaires dramatiques, une résurgence de Daech dans la région, et une déstabilisation durable du nord-est syrien”, selon le communiqué. “La France la condamne dans les termes les plus fermes”, a-t-il dit.

Le communiqué annonce des mesures “pour assurer la sécurité des personnels français militaires et civils présents dans la zone” et “un programme de réponse humanitaire d’urgence” en faveur des populations locales.

“La priorité absolue doit être d’empêcher la résurgence de Daech dans la région”, indique la présidence française, employant l’acronyme arabe du groupe jihadiste État islamique (EI). Elle relève le risque d’évasion, en raison de l’offensive de la Turquie, des terroristes de Daech faits prisonniers”.

“Des mesures ont également été adoptées pour renforcer la sécurité du territoire national dans ce contexte”, précise le communiqué.

Plus tôt dans la soirée, à l’occasion d’une déclaration commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, Emmanuel Macron avait estimé que l’offensive menée par les troupes de Recep Tayyip Erdogan menaçait de “créer une situation humanitaire insoutenable”. “Notre volonté commune est que cette offensive cesse”, avait-il insisté, évoquant des “initiatives à prendre” au niveau franco-allemand pour freiner les ambitions turques.

 

21. oct., 2019

Si vous voulez visionner l' article intitulé, " Offensive de la Turquie en Syrie: cette carte résume les quatre enjeux"; cliquer ici

17. oct., 2019

Marianne

 La Turquie déclenche des frappes contre les forces kurdes en Syrie

Par Magazine Marianne, Publié le 09/10/2019 à 16:07

La Turquie de Recep Erdogan a lancé ce mercredi 9 octobre sa troisième offensive depuis 2016 contre les Kurdes de Syrie. Des premières frappes aériennes ont été effectuées, opération réalisée à la suite du feu vert délivré par le président américain, Donald Trump.

Recep Erdogan n’aura pas perdu de temps. Ce mercredi 9 octobre, quelques minutes après avoir annoncé sur son compte Twitter que « les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, ndlr) ont débuté l'opération ‘Source de paix’ dans le nord de la Syrie », de premières explosions ont été entendues dans la région de Ras al-Aïn, située dans le Nord syrien à la frontière avec la Turquie, rapporte un correspondant de l'AFP. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos sont apparues, montrant des avions de chasse turcs survoler le territoire syrien. « Les avions de guerre turcs ont commencé à mener des frappes aériennes sur des zones civiles, il y a une forte panique parmi les gens », a indiqué de son côté un porte-parole des forces kurdes, Mustafa Bali. Une situation confirmée par le correspondant de l’AFP.

Une opération ayant comme objectif,selon le président turc, d’éliminer « les terroristes des YPG et de Daech », ainsi que de mettre en place une « zone de sécurité » dans le nord-est de la Syrie : « La zone de sécurité que nous allons créer va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays ». C’est la troisième offensive menée sur le territoire syrien depuis 2016. L’objectif étant à chaque fois le même : réduire l’influence des forces kurdes dans la zone frontalière entre la Syrie et la Turquie.

Ce lundi, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par la coalition anti-Daech, ont indiqué dans un communiqué que les « forces américaines se retirent des zones frontalières avec la Turquie ». L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé un retrait des forces américaines de positions clés à Ras al-Aïn et Tal Abyad, deux villes situées à la frontière de la Turquie. Toujours selon l'OSDH les forces kurdes ont creusé tranchées et tunnels en préparation d'une offensive turque dans les zones de Ras al-Aïn, Tal Abyad et Kobané. Une bien maigre défense face à l’aviation turque.

La France condamne "très fermement"

Dimanche, la Maison-Blanche faisait savoir, dans le compte rendu d’un entretien téléphonique entre Donald Trump et son homologue turc, que « La Turquie va bientôt engager son opération prévue dans le nord de la Syrie. Les forces armées des Etats-Unis ne soutiendront ni ne participeront à l’opération et les forces des Etats-Unis, après avoir vaincu le "califat" territorial de l’Etat islamique [EI, l'autre nom de Daech, ndlr], ne seront plus dans les environs immédiats ». Un feu vert reçu 5 sur 5 par Erdogan…

En réaction à la décision du président turc Recep Erdogan, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exigé l'arrêt de l'offensive turque en Syrie, menaçant de couper les financements européens à Ankara. En France, la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a déclaré que la France condamnait « très fermement » l'offensive en cours et qu'elle saisissait le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

10. sept., 2019

L'express de Madagascar
Le 5 Septembre 2019

6. sept., 2019

Les Nouvelles
Le 30 août 2019